Bon, j'en ai marre. Chuttttttttt, VOUS, j'entends d'ici votre sourire...hé oui, je suis aussi clairaudiente, et pas n'importe laquelle puisque j'entends votre sourire...;o)): 'Encore'...murmurez-vous au vent...Qui vous entend et souffle à mon oreille : 'Que lui arrive t il encore' ?

Bah, c'te histoire d'médoc me prend la... ! En ce moment, dans ma période 'bio, détox, dé-stress et tutti quanti', pas envie de me 'taper sur le système' avec tous ces imbroglios à la noix de mus-cade.

QUESTION IN-CON-TOUR-NA-BLE : L'AMP a t il (a t elle serait plus indiqué, vu le nombre touristique d'AMP masculins) le droit d'administrer les cachets aux personnes que l'on aide/accompagne ?

-Certains disent oui

-d'autres disent non

-à la finale...ON EST PERDU !

En EHPAD, et à partir du moment où les médicaments sont préparés par l'IDE et stokés dans des piluliers individuels clairement identifiés, la prise des médicaments est un acte de la vie courante, donc,

c'est OUI sous contrôle infirmier (pas d'aiguille = aucune injection).

Attention / Pour autant, votre responsabilité est OBLIGATOIREMENT engagée si de votre initiative ou de votre erreur, vous dépassez la dose prescrite / mélangez les prises matin- soir ou entre Mr X et Mme Y...etc.

Vous êtres un PRO ou pas ?

Oui ?

Alors la responsabilité, c'est la rançon de vôtre gloire !

DISTRIBUTION MEDICAMENTS : Le Conseil d'Etat a estimé que la distribution de médicaments, lorsqu'elle correspondait à l'aide à la prise d'un médicament prescrit apportée à une personne empêchée temporairement ou durablement d'accomplir ce geste, ne relevait qu'exceptionnellement du champ d'application de l'article L. 372 (notions d'exercice illégal de la médecine et d'habilitation des professions paramédicales à pratiquer les actes médicaux). Les restrictions exceptionnelles évoquées par le Conseil d'Etat correspondent soit au mode d'administration (par exemple une injection), soit au médicament lui-même (nécessité d'une dose très précise de la forme administrable).

Lire Plus ?

-Article R. 4311-4

« Lorsque les actes accomplis et les soins dispensés relevant de son rôle propre sont dispensés dans un établissement ou un service à domicile à caractère sanitaire, social ou médico-social, l'infirmier ou l'infirmière peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la collaboration d'aides-soignants, d'auxiliaires de puériculture ou d'aides médico-psychologiques qu'il encadre et dans les limites de la qualification reconnue à ces derniers du fait de leur formation. Cette collaboration peut s'inscrire dans le cadre des protocoles de soins infirmiers mentionnés à l'article R. 4311-3. »

Et l'Auxiliaire de Vie (AS ou AMP) à domicile ?

OUI si c'est auprès de personne ayant une autonomie suffisante :

-Prescription clairement établie et expliquée par un médecin qui notifie sur l'ordonnance « acte de la vie courante »,

-le rôle de l'AVS est de fait, un accompagnement à la prise du médicament.

Imaginons à présent que la Personne aidée n'a pas une autonomie suffisante : Si l'ordonnance du médecin ne fait pas référence à la nécessité de l'intervention d'auxiliaire médical, alors la prise de médicaments est assimilée à un geste de la vie quotidienne et donc, l’Aide à domicile peut :

-Inciter la personne à suivre son traitement

-Vérifier la prise des médicaments par la personne aidée

-Accompagner la prise de médicaments compte tenu du fait que cet accompagnement ne présente pas de difficultés particulières ni nécessite un apprentissage

--(administration orale / pilulier préparé en principe par l'IDE)--

Attention / Si la prescription médicale fait mention de la nécessité à recourir à une auxiliaire médicale pour la prise des médicaments = l’ Aide à domicile n'intervient pas ! Attention / Vous engagez votre responsabilité !

Lire plus ?

Mise à jour le 17.01.2012 - //Direction de l'information légale et administrative // (Premier ministre) :

« L'aide à la prise de médicament correspond à un acte de la vie courante lorsque le médecin prescripteur l'a laissé à l'initiative du malade. La prise du médicament ne doit présenter aucune difficulté liée à sa nature. Dans ces conditions (médicaments prescrits, prise sans difficulté, sans apprentissage particulier), la distribution peut être assurée par toute personne chargée de l'aide à la vie courante. Elle doit avoir été préalablement informée des doses et des moments de prise. La distribution du médicament comprend l'acte de donner le médicament en respectant la prescription ou celui de prendre le médicament dans le pilulier préparé par l'infirmier(ère). »

En savoir plus ?

Code de la santé publique : articles R4311-1 à R4311-15-1 // Code de l'action sociale et des familles : articles L313-24 à L313-27 // Circulaire DGS/PS 3/DAS n° 99-320 du 4 juin 1999 relative à la distribution des médicaments

AMP-AS-Attention : L’aide à la prise des médicaments semble signifier que l’AS-AMP apporte le traitement aux résidents si on se réfère aux décisions de justice = faute professionnelle le refus de distribuer les médicaments !?!

En conclusion, il me semble que la nébuleuse n'a pas disparu dans ce méli mélo d'arrêtés et autres circulaires...

Autrement dit, c'est au bon vouloir des juges si, demain, malheur arrive.

Pénurie de soignants ? Bah, j'comprends pas pourquoi, il n'y a pas de chômage pourtant !

Ah là là, quel mal au crâne, vous auriez pas un doliprane...

Un Aide médico Psychologique, un aide à domicile ou un aide-soignant peut-il administrer des médicaments ?
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