Professionnels du soin, nous savons combien les questions sur la sexualité dans les établissements, sont sensibles.

D'ailleurs, avons nous été (sommes nous ?) formés correctement en ce qui concerne ce sujet ?

Avons nous reçu (recevons nous ?) une formation spécifique sur la question 'sexe' 'désir' 'besoins sexuels' d'une personne avec handicap ?

Personnellement, je ne le pense pas.

Bien entendu, ce sujet nous l'avons abordé, je dirais, rapidement, presque furtivement.

Bien sur, ce jour là, nous nous sommes tous proclamés que la personne avec handicap avait le droit de... devait être respectée dans ses préférences à...!?!

Bref, de bonnes intentions, de beaux mots, mais bon, après, comment fait on ? Concrètement, sur le lieu du travail, confronté à des êtres humains en forte demande, avec des besoins sensuels légitimes, comment doit on se comporter ?

Néant !

En Ehpad, la sexualité est présente et j'en témoigne dans mes écrits.

En MAS, de mon humble expérience, la question de la sexualité s'impose quotidiennement au soignant et il faudrait être aveugle ou sourd pour dire le contraire.

Pour autant, des solutions adaptées, je n'en ai pas vu.

Dans le projet individuel, la dimension sexuelle est elle abordée ? Pas de mon souvenir. J'avais un moment, émis l'idée que des groupes de paroles sur ces questions aient lieu.

OUI des couples se forment, les couples sont tolérés plus ou moins, mais qui les accompagne ? Qui les aide ?

Souvent, nous préférons faire comme si de rien n'était...Vu que face à nous, la hiérarchie n'en dit pas mot et répond à nos questionnements par un rictus impersonnel ou blasé : Style, on a plus urgent à faire...

Difficile de recevoir dans sa chambre lorsque la porte ne se ferme pas à clé, et que la personne n'a pas le droit de recevoir après 21h du soir...

OUI !

L'année dernière encore, j'exerçais au sein d'un établissement flambant neuf qui accueille des adultes dans la force de l'âge (certains en couple), et pourtant, cette règle était en vigueur !

Pourquoi ?

Pour faciliter le travail du personnel, des directeurs, des familles aussi car la fertilité ne connait pas forcement le handicap, et pour cause de service de nuit réduit...

Vu que la tendance actuelle est d'embaucher des agents de sécurité et un seul soignant...pour veiller sur les résidents.

Quand à la demande de maternité/paternité, en ces lieux, je n'en parle même pas ici puisque, rarement le sujet est abordé.

Les psy, lorsqu'ils sont hautement compétents, se complaisent rapidement dans leur petit train train Freudien...

Alors, si j'analyse cette problématique d'un point de vue professionnel, je dis que dans le domaine du handicap et de la sexualité, il y a tout à faire........voire à inventer.

Déjà que le manque dans l’éducation de nos enfants sur ce sujet est crucial, je ne suis que moyennement optimiste quant à la suite pour les années à venir dans le domaine du handicap, si nous attendons que les cloisons s'élargissent comme par magie.

Savez vous que le premier salon traitant du sujet a eu lieu et je crois qu'il va être renouvelé ?

Jolie initiative!

👅Quand à être pour ou contre les aidants sexuels, je pense pour ma part, que le sujet est plus complexe et profond qu'un simple oui ou non à cette question.

De fait, il mérite que l'on s'y penche sérieusement et que l'on y réfléchisse tous ensemble.

Il me semble urgent que nous écoutions les principaux intéressés à égalité femmes-hommes, en prenant en compte leurs besoins et demandes spécifiques, tout en les confrontant aux réalités de vie. Dans le respect des libertés de chacun.

Après, si assistants (es) sexuels (les), devraient avoir, il faudrait définir concrètement le terme, la formation, les compétences et les limites de l'exercice de cette nouvelle profession.

A quand des agences matrimoniales spécifiques ?

Provoquer la rencontre entre hommes et femmes avec handicap...ou non !💋

Le sexe, oui, mais handicap ou pas, avec les sentiments c'est mieux, non ?💺❤

Handicap, si la sexualité m'était contée/comptée €:o)
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