COURS 2

Cours 2 : L'hygiène

Note : Les conseils donnés précédemment restent valables

L'hygiène

2-1- HISTORIQUE

Moyen Age : On ne se lave pas

XVIIème siècle : On nettoie les maisons avec du vinaigre et/ou par fumigation : lavande et romarin.

1720 Grande épidémie de peste qui provoque la mise en place de moyens d'évacuation des déchets mise en place de moyens d'évacuation des eaux usées nettoyage des rues construction de latrines contrôle des marchandises.

1723 : Découverte du microscope pour l'observation de cellules microscopiques

1798 : Découverte du 1er vaccin pour lutter contre la variole (Jenner)

Début du XIXème siècle : Instauration du lavage des mains par le gynécologue Semmelweis, dans le secteur hospitalier, qui entraîne une nette diminution de la mortalité

Fin du XIXème siècle : Découverte des microbes et de leur mode de contamination par Pasteur Mise en place du procédé de pasteurisation

1885 : Découverte du vaccin contre la rage (Pasteur)

1902 : Extension d'une vie hygiénique à la population

1928 : Découverte du 1er antibiotique la pénicilline (Flemming)

1946 : Création de l'Office International pour l'Hygiène

1967 : Découverte des infections nosocomiales

1972 : Le Conseil de l'Europe met en demeure les pays européens de prendre des mesures pour lutter contre les maladies nosocomiales

1975 : Édition du 1er règlement sanitaire

1978 : Apparition du C.L.I.N. / Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales, obligatoire dans tous les hôpitaux en 1988

2001 : Apparition des solutions hydro-alcooliques : Manugel, Stérillium…

2-2-ROLE DE L'Aide Soignant (AS)

Quelle est l'intention pédagogique de ce cours ? Développer chez l'élève Aide Soignant (A.S.), une réflexion sur l'importance des règles d'hygiène qui participent au bon état de santé de l'être humain de la naissance à la mort et dans son environnement. Il participe également à la prévention des Infections nosocomiales dans toutes les structures qui accueillent les personnes.

Quels sont les objectifs ? L'élève A.S. doit être capable de citer deux exemples de protocole et définir :

-L'hygiène

-L' Infection Nosocomiale

-Le rôle de l’infirmier hygiéniste

-Le C.L.I.N. et ses missions.

-C.H.S.C.T. et sa fonction = Comité d'Hygiène, de la Sécurité et des Conditions de Travail et ses missions.

!!!! A savoir : L'hôpital et les structures d'accueil (crèches, maisons de retraite…) sont des lieux privilégiés pour la transmission des germes et plus particulièrement l'hôpital par :

-La concentration des patients

-La virulence de certains germes

-Les soins invasifs prodigués

-La multiplicité du personnel.

HYGIENE : C'est la science qui étudie les moyens individuels ou collectifs des pratiques, qui visent à préserver la santé.

Cela fait partie de l'éducation et de la formation. Elle reste parfois difficile à mettre en place, en fonction de l'histoire de chacun ou/et de sa culture. Ce n'est pas une science statique, ces règles peuvent être remises en cause régulièrement car il peut apparaître de nouvelles maladies, par ex. le S.I.D.A. ou Greutzfeld Jacob (maladie de la vache folle provenant du prion).

Hygiène hospitalière : C'est la politique de prévention et de lutte contre les infections nosocomiales, en associant toutes les disciplines hospitalières (cuisine, circuits froid - chaud, bloc opératoire, consultation, salle d'endoscopie, circuit linge propre – sale…).

Certaines progrès ont été faits : Nouveaux antibiotiques mieux dosés ou adaptés; et l'amélioration de stérilisation du matériel. C'est une démarche collective qui vise à appliquer les protocoles. Ceci est valable pour toutes les catégories de personnel.

2-3- L'INFECTION = C'est le résultat de l'entrée dans le corps de micro-organismes capables de s'y multiplier. -Infection Nosocomiale (ou / I.N.) = Toute infection contractée à l'hôpital par le patient est dite "nosocomiale" quand elle apparaît dans un délai de 48 heures à 72 heures après le début de l'hospitalisation, même si le patient est sorti.

!!! Il faut qu'il y ait absence de signes à l'admission.

Les infections nosocomiales provoquent de lourdes conséquences financières : 500 000 lits occupés, et humaines évaluées à 18 000 décès par an.

!!!! Lutter contre les IN / organisation et historique

1950 : 1er Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales aux U.S.A.

1973 : Circulaire ministérielle mise en place en France sur l'hygiène à respecter à l'hôpital

1975 : Création des Comités de Lutte contre les Infections (C.L.I.)

1979 : Création du poste d'infirmière hygiéniste

1988 : Création des Comités de Lutte contre les Infections Nosocomiales (C.L.I.N.)

1998 : Décret pour la création d'une cellule d'hygiène dans chaque établissement

1994 : Plan de lutte contre les Infections Nosocomiales

1998 : Comités de Lutte contre les Infections Nosocomiales obligatoire dans les établissements privés

-Quel est le rôle de l'IDE hygiéniste ? Infirmier Diplômé d'état + un diplôme universitaire d'hygiène, avec une formation complémentaire à l'école des cadres, doit présenter différents travaux et différents entretiens.

-Participe au choix des produits et fait aussi respecter les règles des protocoles d'hygiène.

-Chargé de la formation continue pour sensibiliser le personnel soignant à l'hygiène et à la stérilisation du matériel.

-Travaille très régulièrement en étroite collaboration avec les biologistes et l es bactériologistes.

Quelles sont les structures de lutte contre les I.N. ?

-Le C.T.I.N. = Comité Technique des Infections Nosocomiales, qui travaille avec le Ministère de la Santé pour des orientations prioritaires et la Commission de soutien aux établissements hospitaliers intervient en cas d'épidémie.

-Le C.L.I.N. = Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales, est responsable localement de la mise en œuvre des actions de prévention et de la surveillance des infections nosocomiales. Il travaille avec l'infirmière hygiéniste et établit des rapports d'activité annuels en proposant de nouvelles solutions. Il donne parfois des informations à la D.D.A.S.S. Sa présence est obligatoire à l'hôpital et il se réunit trois fois par an et plus si besoin.

Le C.L.I.N. est composé :

--Un médecin hygiéniste --Un biologiste --Un pharmacien --Un infirmier hygiéniste --Directeur de l'hôpital --Médecin de la Médecine du Travail --Deux membres associés par voie consultative.

-LE C.H.S.T. = Comité d'Hygiène, de la Sécurité et des Conditions de Travail : La présence du C.H.S.T. est obligatoire dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés.

Cet organisme, créé le 1er octobre 1946, a pour but de protéger le personnel d'une entreprise et d'étudier ses conditions de travail. Ses actions consistent essentiellement à améliorer les conditions de travail dans l'entreprise, pour le secteur médical, paramédical :

--Lit à hauteur variable pour prévenir les lombalgies.

--Chaussures adaptées à la station debout prolongée.

Le C.H.S.T. va identifier les risques physiques, biologiques et infectieux en : Faisant procéder au dépistage de maladies au sein de l'entreprise = alcoolisme, dépression….Réadaptant des employés à une activité professionnelle après une maladie professionnelle, un accident du travail…

Il est composé par :

--Le chef d'établissement ou son représentant légal

--Le médecin de la Médecine du Travail

--Délégués du Personnel

--Délégués syndicaux.

2-4-Professionnalisation des Soins / Historique:

1902 Apparition d'une nouvelle profession Auxiliaire médicale

1907 Création de la 1ère école d'infirmières

1922 1er Brevet d'Infirmier

1937 1er Diplôme d'Infirmier

1946 Diplôme d'Infirmier OBLIGATOIRE pour pouvoir exercer

1949 Apparition du grade d'Aide Soignant

1956 Certificat d'Aptitude à la Fonction d'Aide Soignant (C.A.F.A.S.)

1960 Certificat d'Aptitude à la Fonction d'Aide Soignant

1971 Révision du programme C.A.F.A.S.

1978 Reconnaissance du rôle propre des Infirmiers actions déléguées - prescrites par le médecin- actes sans prescription sous la responsabilité de l'infirmier

1981 Augmentation des compétences de l'Aide Soignant

1982 Nouveau programme C.A.F.A.S. (12 mois de formation dont 350 heures de théorie)

1993 Création des centres I.F.S.I. / Instituts de Formation des Soins Infirmiers

1994 Nouveau programme C.A.F.A.S. Tronc commun Auxiliaires de Puériculture et Aides Soignant (12 mois de formation dont 630 heures de théorie)

1996 Diplôme professionnel d'Aide Soignant

2002 Réforme des études d'Infirmier Diplômé d’État

2004 Réforme des Infirmiers et d'Aide Soignant (12 mois de formation dont 595 heures) Les actes dispensés par les Aides Soignants relèvent du rôle propre de l'Infirmier ( figurant dans le programme de formation.) Limites / droits / actions de l'AS / lire l' extrait de l'article 5 du décret de compétences du 29/07/2004 donnant des actes techniques pouvant être réalisés par l'aide soignant en collaboration et sous la responsabilité de l'infirmier ;

Conseil : s'informer sur les lois et toutes réformes du secteur, il y en a eu des récentes quant statut infirmier et l'évolution ne s’arrête jamais (site officiel du ministère de la santé et Gouv.fr)

!!! A savoir : L'A.S. :

-N'effectue pas de prise de tension artérielle.

-N'effectue pas de Dextro (glycémie capillaire).

-Ne prépare pas la distribution médicamenteuse.

2-5- Hygiène OBJECTIFS : L'aide soignant doit avoir des compétences professionnelles pour assurer l'hygiène de la personne soignée et connaître le vocabulaire de l'hygiène. Il doit participer à la prévention de lutte contre les maladies nosocomiales par le respect de certains protocoles (ramassage des déchets, transport du linge, surveillance des plateaux repas…) et maintenir le malade dans une chambre propre en créant un espace de vie agréable.

---La destruction des germes doit se faire régulièrement et plus si besoin, plus particulièrement, sur certains matériels : bassines pour la toilette, bassins, salle de bains… Généralement pris en charge par l'équipe hôtelière mais qui pourront être faits par l'AS dans le cas de souillures ou de sortie du patient.

---Le lavage des mains avec la friction de la solution hydro alcoolique au ® permet d'éliminer la flore transitoire.

Quels produits ?

-Antiseptique : produit utilisé uniquement sur tissus vivants (lavage des mains à la Bétadine). -Désinfectant et détergent au moment du nettoyage de certains matériels. impératif de : bien lire les instructions d'emploi, respecter les taux de dilution, vérifier la date de péremption, toujours utiliser des gants car le produit est corrosif pour la peau.

Hygiène / nettoyer l'environnement : Les protocoles ou méthodes sont différents selon les services. Réanimation (service lourd avec beaucoup d'actes invasifs) Service de greffes : cœur, hépatique, moëlle osseuse, cornée… Service de grands brûlés Service de chirurgie Service Néonatal (prématurés) Bloc opératoire.

Le nettoyage de la chambre doit être scrupuleux. Il faut éliminer la flore contaminante sur certaines surfaces, assurer une propreté visuelle pour le confort du malade et ne surtout pas oublier de terminer par les malades les plus infectés.

Quelle Organisation ? Prévoir son matériel.

-Lavettes de différentes couleurs destinées à différents usages.

-Produit pulvérisateur ou spray.

-Tenue particulière (si besoin) en fonction du protocole du service : tablier, gants.

Désinfection complète du lit.

-Prévoir le chariot de sacs de linge (toujours à l'extérieur de la chambre).

-Prévoir les sacs poubelle.

Quelle Méthode ?

Dans le cas de la réfection de lit : Retirer les draps (jamais vers soi). Ne jamais poser les draps sur le sol. Mettre le matériel dans un endroit septique. Aérer la chambre avec des précautions particulières dans le cas de patients très fragiles. Éduquer le malade par rapport à l'hygiène, en fonction de la pathologie et des connaissances et se référer à la charte du malade. Nettoyer rigoureusement l'environnement du patient : table de nuit, adaptable, fauteuil…).

L'AS doit être conscient des risques de contamination (ce qui est observable et ce qui ne l'est pas) / Lire EXTRAIT DE L'ARTICLE 5 DU DECRET DE COMPETENCES DU 29/07/2004 DONNANT DES ACTES TECHNIQUES POUVANT ETRE REALISES PAR L'AIDE SOIGNANT EN COLLABORATION ET SOUS LA RESPONSABILITE DE L'INFIRMIER

La Toilette quotidienne d'un malade = L'AS à l'œuvre : rôle de l'AS !

-Toilette périnéale non stérile.

-Administration et ou surveillance d'une douche ou bain de propreté.

-Change du lit. Réfection de lit vide ou occupé (oui, aussi)

-Aide au malade pour se maintenir propre. Friction de bien-être.

-Pédiluve, capiluve. Soins de bouche non stérile et non médicamenteuse (sauf Hextril).

-Soins des yeux (sérum physiologique uniquement)...

-Techniques de nettoyage du matériel, de la chambre et de ses annexes.

-Respect des circuits chez le malade contagieux.

-Pose et entretien du bassin.

-Prélèvement des matières fécales non stériles (oui, aussi)

-Surveillance de la diurèse.

-Vidange des poches à urine.

-Nettoyage, désinfection, entretien des urinaux et des bocaux à urine.

-Pansement d'entretien d'anus artificiel cicatrisé (oui, aussi)

- Installation correcte dans le lit et dans le fauteuil : prévention des chutes et des compressions. -Prévention des attitudes vicieuses, des ankyloses.

-Pose de l'arceau.

-Installation correcte sur le brancard et précautions lors du transport

AS = Aide à l’infirmier pour le premier lever !!! Ne jamais lever un malade sans la présence de l'infirmier.

-Aide à la marche.

-Aide au malade : en extension, porteur d'un plâtre, immobilisé, paralysé.

-Surveillance et observation d'un malade porteur d'un plâtre.

-Préparation du malade et de la chambre pour la nuit.

-Surveillance du sommeil.

-Recueil et courbe d'expectorations.

-Administration d'aérosols non médicamenteux.

-Préparation, entretien et rangement du matériel à oxygène (oui, aussi)

-Prise de la température.

-Observation et prise du rythme respiratoire.

-Prise des pulsations.

-Surveillance des courbes de poids et de taille.

-Rédaction et lecture de la feuille de température.

-Distribution et présentation des repas.

-Préparation des aliments en fonction des régimes spéciaux.

-Installation du malade pour le repas.

-Aide au repas.

-Entretien de la vaisselle.

Nettoyage et désinfection du matériel (oui,aussi)

-Nettoyage, entretien et préparation du chariot à pansements.

Nettoyage et préparation du matériel pour la stérilisation. -Surveillance et contrôle d'une stérilisation simple.

-Massage de prévention des escarres (effleurage). -Surveillance des points d'appui.

-Pose, entretien et surveillance du matelas anti-escarres.

-Pansements simples. -Bandages.

-Aide à la préparation de l'opéré : propreté de la paroi, habillage de l'opéré.

-Préparation de la chambre et du lit de l'opéré.

-Utilisation du matériel à usage unique.

-Épouillage.

-Préparation d'une vessie de glace.

-Accueil et installation d'un malade dans le service.

-Communication avec une personne handicapée, paralysée, sourde, muette, aphasique, grabataire, aveugle, sénile, comateuse.

-Animation, occupation, distraction des malades.

-Participation à l'animation d'un groupe (oui, aussi)

-Recherche : albumine, sucre, acétone dans les urines (oui, aussi)

-Dépistage et évaluation des risques de maltraitance.

-Transmissions écrite et orale de tous les éléments d'observation.

2-6- LES MICROBES - LES VIRUS

Qu'est - ce un MICROBE ? Le microbe est un être unicellulaire et qui n'est visible qu'au microscope. 4 sortes :

-Les bactéries

-Les virus.

-Les champignons.

-Les parasites.

Sont répertoriés selon :

- leurs formes

-leur mode de respiration

- de flore (mode de vie)…

Quel est leur mode de respiration ?

-Aérobie = Besoin d'oxygène

-Anaérobie = Sans oxygène /Tétanos

-Aéro-anaérobie /Typhoïde

Quelle est leur forme ?

-Sphérique Coque (staphylocoque)

-Allongé Bacille (bacille de Koch pour la tuberculose)

-Virgule Vibrion -Spirale …

Flore / Ci-dessous l'ensemble des bactéries qui fonctionnent avec le même mode de vie.

-Flore utile = ensemble de bactéries dont l'organisme a besoin mais qui ne provoque aucune maladie.

-Flore pathogène = ensemble de bactéries r responsables de maladies.

-Flore commensale = ensemble de bactéries qui vivent en harmonie avec l'organisme mais qui peut être différent d'un individu à l'autre.

-Flore saprophyte = germes qui vivent sur des matières organiques en décomposition.

ET Les Virus C'est quoi ? Les virus sont plus petits que les microbes et plus petits que les bactéries. Ils se développent uniquement à l'intérieur d'organismes vivants.

Bactérie Virus Taille Micron Millième de micron.

Mode de vie Cellules vivantes ou mortes.

Pathogénicité Pathogènes ou utiles

Quels sont les mode de contamination ? **Deux types de contamination :

**La contamination directe.

**La contamination indirecte.

**La transmission directe d'une personne porteuse du microbe à une personne saine peut se produire de plusieurs façons :

-Particule liquide (toux, postillons, crachats, salive)

-Manuportée (par les mains)

-Sanguine (par transfusion)

-Rapport sexuel.

**La transmission indirecte d'une personne se fait par des microbes transmis par l'intermédiaire de supports qu'on appelle vecteurs.

-Air et poussière

-Insectes - animaux

-Végétaux

-Matériel de soins

-Selles

2-7-LE PROCESSUS INFECTIEUX

OBJECTIFS : L'élève AS doit être capable de donner la définition des mots suivants : -Épidémie propagation dans une contrée d'une maladie contagieuse : la grippe, le S.I.D.A., la peste...

-Endémie persistance d'une maladie dans une région géographique définie, même si le nombre de cas est limité.

-Épidémiologie étude des épidémies.

-Éradication suppression totale d'un foyer endémique (paludisme, variole…).

-Antigène substance qui, dans un organisme, provoque la formation d'anticorps.

-Anticorps nom donné à certaines substances qui se forment dans l'organisme, en présence d'éléments étrangers appelés antigènes. Les anticorps sont destinés à défendre l'organisme contre les antigènes, et à détruire ceux-ci.

-Sérothérapie emploi thérapeutique d'un sérum (sérum antitétanique qui aura un effet curatif et immédiat).

-Septicémie infection généralisée du sang, diagnostiquée par un examen sanguin "l'hémoculture", en vue d'effectuer un antibiogramme.

!!!! INFECTION ET VIRULENCE DES GERMES : L'infection c'est le développement dans l'organisme d'un germe pathogène par différentes portes d'entrée (conseil consulter des schémas sur le sujet ) :

-Voies aériennes

-Sanguines

-Cutanées

-Appareil digestif.

!! Les toxines sont des substances dangereuses rejetées dans l'organisme par certains germes pathogènes. Il existe deux grandes catégories :

-Les exotoxines qui sont véhiculées par le sang et vont agir sur des organes sensibles (intestins pour la diarrhée).

- Les endotoxines sont libérées brutalement lorsque les bactéries se sentent en danger et cela peut provoquer des chocs infectieux graves (septicémie).

!! Les facteurs qui vont favoriser l'infection :

-La virulence de la toxine qui dépend de l'espèce bactérienne.

-Le système immunitaire. Certains individus sont plus fragiles que d'autres (nourrisson, personne âgée, malade atteint d'un cancer, du S.I.D.A., diabète…).

-Un traitement adapté ou non, mal équilibré.

-Les conditions de vie / hygiène, environnement, surmenage.

2-8- l'Immunité = défense de l'organisme / Définition : C'est la propriété que possède l'organisme de ne pas contracter une maladie grâce à certains moyens de défense.

-Immunités naturelle et spécifique

-Immunité acquise par atteinte antérieure. Certaines maladies donnent une immunité définitive (varicelle, rougeole, oreillons, scarlatine.

-Immunité acquise par atteinte antérieure non déclarée (toxoplasmose.

-Immunité acquise par substance spécifique lors de l'injection d'une substance qui va immuniser contre une certaine maladie.

-L'immunité naturelle, La barrière cutanée ne permet pas le passage des microbes car les cellules serrées les unes contre les autres empêchent l'entrée des germes. L'hygiène de la peau diminue le risque infectieux.

-Les muqueuses sont parfois recouvertes de poils ou de cils pour protéger des poussières. Les muqueuses sont aussi d'une substance chimique et bactéricide : le mucus.

-La défense biochimique où les glandes vont sécréter une substance qui va détruire un nombre important de bactéries (larmes, salive, sécrétion vaginale…). Il peut y avoir une réaction inflammatoire avec lésion des tissus (rougeur, chaleur, œdème, douleur).

-Les vaisseaux deviennent perméables et les cellules immunitaires, les polynucléaires et macrophages interviennent pour se défendre contre les microbes. Il va y avoir phagocytose (absorption des microbes) pour nettoyer l'organisme.

-L'immunité spécifique, L'immunité naturelle parfois ne suffit pas et l'organisme peut se défendre selon deux types d'immunité spécifique.

-L'immunité humorale=fabrication d'anticorps. Les anticorps (Ac) sont fabriqués tout au long de notre vie et n'apparaissent dans le sang qu'en contact avec un antigène. L'anticorps est capable de le reconnaître et de le supprimer.

-L'immunité cellulaire (les lymphocytes). Les lymphocytes se trouvent dans la lymphe (composant du sang) et les organes lymphoïdes. Nous trouvons deux formes de lymphocytes :

-Les lymphocytes B qui mémorisent l'antigène rencontré. Ils naissent dans la moelle rouge des os et sont répartis dans tout l'organisme. Ils se multiplient autant qu'ils meurent très vite.

-Les lymphocytes T qui naissent dans la moelle rouge des os et réagissent très vite. Ils détruisent tout élément étranger.

2-9- VACCINATIONS // MEMOIRE DE L'IMMUNITE : Il sera fait une action préventive individuelle et collective pour lutter contre certaines maladies.

Vacciner la population peut limiter l'extension de la maladie ou l'éradiquer. Le vaccin est une substance antigénique ayant perdu tout pouvoir pathogène qui, introduit dans l'organisme, va provoquer une immunité spécifique et durable. Elle va entraîner une formation d'anticorps qui vont lutter contre la maladie.

Des rappels sont indispensables pour immuniser à long terme l'individu. L'action du vaccin n'est pas immédiate (2 à 4 semaines).

On va donc utiliser, dans certains cas, une sérothérapie qui, sera immédiate, curative mais temporaire (sérum antitétanique). La sérothérapie est une substance d'origine humaine ou animale, qui apporte à l'organisme les anticorps spécifiques.

Techniques de vaccination : Voie buccale. Voie injectable (sous cutanée). Bague / Des tests peuvent être faits régulièrement pour vérifier l'immunité de l'individu. Il existe des vaccins obligatoires alors que d'autres sont fortement conseillés.

Obligatoires diphtérie, poliomyélite, tétanos, B.C.G. Conseillés rougeole, oreillons, rubéole. Le refus d'une vaccination en France peut entraîner des sanctions juridiques pouvant aller jusqu'à une peine d'emprisonnement. Les vaccins doivent apparaître impérativement sur le carnet de santé

Exposition AU SANG

2-9- A.E.S / DEFINITION : On appelle Accidents par Exposition au Sang (A.E.S.) tout accident survenant lors d'un contact avec du sang ou produit biologique contaminé par du sang :

-Lors d'une effraction cutanée (piqûre, coupure, égratignure).

-Lors d'une projection sur une muqueuse (yeux, bouche).

-Sur une peau lésée (eczéma, plaie…).

PERSONNEL CONCERNE : Dans le cadre des professionnels de la Santé : infirmier et chirurgien sont les plus souvent exposés ( particulièrement chez les nouveaux arrivants (intérimaires, stagiaires…).:

-Avec des aiguilles.

-Lors de projections.

-Lors de coupures.

- Lors de morsures.

-Hors cadre professionnel /soins privés à domicile.

Quels sont les FACTEURS de risques aggravants ?

-Profondeur de la blessure.

-Quantité de virus circulant chez le sujet infecté.

-Quantité de sang inoculé.

-Aiguille creuse contenant du sang.

-Absence de prophylaxie (traitement) par les antirétroviraux (antibiotiques).

-Absence de protection par les gants.

-Contact prolongé.

Quelles sont les CONDUITE à tenir ? Lors d'un Accident par Exposition au Sang, il faut savoir si l'on est documenté sur une pathologie du patient. Il existe des protocoles qui sont mis à disposition du personnel dans chaque service.

Les précautions à prendre en qualité d'aide soignant sont :

-Ne jamais re-capuchonner une aiguille (à jeter dans le container prévu pour ce type de matériel). -Ne jamais toucher directement du sang, des selles, des vomissements sans gants.

-Porter masque, lunettes, surblouse pour éviter les projections.

-Se laver les mains avant et après chaque soin.

-Rester vigilant lors de tout geste à risque = Décontaminer immédiatement tout instrument ou surface lors de gestes spécifiques.

PIQURE / Premiers soins Faire saigner le point de piqûre ou plaie sous un robinet d'eau courante pendant 20 à 30 secondes.

· Nettoyer immédiatement la zone cutanée lésée à l'eau et au savon antiseptique suivi d'un rinçage.

· Désinfecter en immergeant le point de piqûre dans une solution de Dakin (alcool à 70°, Bétadine dermique…) pendant 10 minutes.

-Pour les muqueuses et les yeux, il faut rincer abondamment à l'eau courante ou nettoyer au sérum physiologique pendant 5 minutes.

-Prévenir le cadre infirmier diplômé d'état et Note d'accident sur le cahier A.E.S.

--· Liaison avec le médecin de service.-- · Recherche et identification sur le dossier du patient source de son statut sérologique. ---· Ouverture avec le médecin d'un dossier de suivi médical post A.E.S.--- Déclaration d'arrêt de travail--- Obligatoirement effectuée aux urgences. --· Déclaration à effectuer dans les 24 heures. --· Indispensable pour garantir les droits. --· Suivi sérologique et analyse des causes de l'accident avec le médecin des urgences. ·-- Formulaire à remplir Enquête A.E.S. 1ère analyse biologique. --· Remise du certificat médical initial notant la profondeur de la blessure, le type de matériel mis en cause et le statut sérologique du patient source.--- Suivi sérologique

Si le patient source est V.I.H. positif ou inconnu : 1ère sérologie V.I.H. avant le 8ème jour.--- Consultation entre 3 à 6 semaines avec sérologie (hépatite B - C, transaminases (dosage au niveau du foie), B.H.C.G.).--- Nouvelle sérologie (comme précédemment) les 3ème et 6ème mois après l'accident.

Si le patient source est V.I.H. négatif, aucun suivi sérologique n'est nécessaire sauf circonstances particulières, évoquant une séroconversion en cours. La chimioprophylaxie post A.E.S. : Vise à prévenir la contamination par le V.I.H. Elle permet de diminuer les risques de contamination mais son efficacité n'est pas prouvée à 100 %. Ce traitement doit être instauré dans les 4 heures qui suivent l'Accident par Exposition au Sang et au plus tard dans les 48 heures. Les médicaments sont gratuits. A ce jour, il peut être proposé la trithérapie (molécules calculées en fonction du patient source).

!!!! Il est nécessaire d'effectuer un suivi médical (dépistage de primo infection avec un soutien psychologique) pendant 6 mois auprès de la Médecine du Travail ou d'un médecin spécialisé dans le domaine du S.I.D.A. et de préserver tout rapport sexuel pendant 3 mois.

2-10- Généralités sur les objectifs de l'hygiène: L'hygiène corporelle regroupe l'hygiène de la peau, des parties buccales, génito-anales. Elle doit être quotidienne avec un changement de vêtements propres. Limiter les maladies. Favoriser la respiration de la peau. Rythmer la journée et plus particulièrement pour le patient. Confort et détente pour soi et les autres. Organisation 2 fois par jour au mieux ou une fois par jour au minium en privilégiant la toilette du soir.

Quelle Technique ?

-Du plus propre au plus sale. En ne négligeant aucune partie du corps avec un bon essuyage de la peau. Bain et douche Avec une température comprise en 35° et 37° C maximum pour une durée de 20 minutes maximum pour le bain et 10 minutes pour la douche.

HYGIENE CORPORELLE

Toilette intime Très importante. Apprentissage de l'hygiène au plus jeune enfant. Soins particuliers pour le garçon (décalotter - sans oublier de le recalotter) et pour les jeunes filles pendant leurs menstrues. Dents et soins de bouche Après chaque repas, un brossage des dents (vers le haut) et des gencives (en circulaire) pendant une durée de 2 à 3 minutes. Visite chez le dentiste tous les six mois. Éviter les sucreries (essentiellement au coucher). Éviter les différences de température importantes.

Spécificités AS / Tenue Professionnelle : Cheveux courts ou attachés. Mains et avant-bras lavés fréquemment. Ongles coupés courts et brossés. Pas de bijoux. Ne pas porter sa main à sa bouche ou sur ses cheveux lors d'un soin.

TOILETTE COMPLETE AU LIT Quel est l'objectif de l'enseignement Hygiène ?

L’étudiant doit être capable d’effectuer en technique une toilette complète au lit, en appréhendant la dimension complète de ce soin : temps privilégié d’écoute, d’observation et d’échanges avec la personne soignée.

Quel est l' intérêt de la toilette ?

La toilette a pour but d’assurer le bien être de la personne et de conserver sa peau en parfait état de propreté.

Quelle est l'indication de la toilette au lit ?

Lors d’une immobilisation, d’une paralysie ou d’un coma, en cas de grande fatigue… c’est-à-dire toutes les fois ou il y a notion de dépendance.

!! Avant de préparer le chariot, l’étudiant doit :

-Prévenir le patient et évaluer son état de dépendance. Si son état de conscience le lui permet, il faudra lui demander s’il dispose ou non d’affaires de toilette personnelles et quelles sont ses habitudes d’hygiène.

-Observer l’état cutané du patient, s’il est patient et s’il est algique.

-Demander à l’infirmier les indications et les éventuelles précautions particulières.

-Demander une aide si nécessaire (patient obèse, paralysé…).

-Le chariot sur lequel est réuni le matériel doit être préalablement nettoyé à l’aide d’un détergent désinfectant. Le matériel préparé ne l’est que pour un seul patient, ce qui autorise à le rentrer dans la chambre. Le chariot de linge doit rester dans le couloir.

!! MATERIEL à usage unique et textile

-Tablier de protection pour l’aide soignant.

-Deux ou trois gants et plusieurs serviettes.

-Une protection hygiénique pour le patient si nécessaire.

-Des gants à usage unique pour la toilette intime et un bassin avec un bock (suivant le protocole du service).

-Deux cuvettes d’eau tiède (ou une dans laquelle on change l’eau plus souvent) et du savon.

-Une brosse à dents, du dentifrice ou le matériel pour un bain de bouche, un verre et un haricot. -Le linge nécessaire à la réfection du lit et les vêtements personnels du patient ou du service. MATERIEL Il ne faut pas oublier de soigner l’apparence physique du patient…

-Une paire de ciseaux à ongles (attention !!! si le patient est diabétique ou sous anticoagulant). -Un peigne. -Nécessaire à raser ou un rasoir électrique. -Maquillage.

Ne pas oublier : -Haricot ou sac poubelle, essuie-mains. -Compresses (peigne, soin de bouche…). -Crème pour les massages en prévention d’escarre ...Sanyrène, Biafine, Mitosyl, Bépanthène...Stérillium ®...

Selon le protocole du service

-Désinfectant et lavette. Dans tous les cas : s’adapter au matériel du service et plus particulièrement au patient (certains malades ne peuvent être mis sur le bassin  paralysés…).

2-11- TECHNIQUE SOIN = DEROULEMENT SOIN : Comme avant tout soin, l’étudiant s’est lavé les mains au niveau du poste de soins ou dans la chambre du patient.

-Fermer la porte. -Mettre la présence.

-Fermer les fenêtres (la température de la pièce doit être au moins à 20 ° C).

-Préparer le matériel. -Vérifier que patient n’est pas souillé et si besoin lui proposer le bassin.

-Installer confortablement le patient / enlever si possible les oreillers ou relever le lit. -Enlever la couverture et la placer au pied du lit.

-Se laver à nouveau les mains ou les passer au Stérillium ® ®. -Remplir les cuvettes et faire tester l’eau. Si le patient est souillé : Commencer par nettoyer le siège

-Mettre des gants. -Faire tourner le patient sur le côté, le nettoyer et le sécher puis rouler l’alèse sale. -Mettre l’alèse propre en la roulant à côté de l’alèse sale. -Faire retourner le malade, le nettoyer de l’autre côté et le sécher. -Enlever l’alèse sale. -Dérouler l’alèse propre et réinstaller la personne.

-Vider l’eau. -Retirer les gants et ne pas oublier de laver les mains.

-Désinfecter la cuvette. -Se relaver la main. -Remplir la cuvette.

DEROULEMENT SOIN -Une protection est à glisser sous le patient, de la tête aux pieds, au fur et à mesure du déroulement de la toilette : serviette de toilette ou alèse à usage unique, afin d’assurer un maximum de confort.

Toilette du visage

-Retirer la chemise, la poser sur le thorax (en fonction de la chemise). -Laver le visage avec le gant soit avec du savon, soit à l’eau claire selon les habitudes du patient. -Rincer puis sécher avec la serviette.

Toilette du thorax

-Retirer la moitié de la chemise, côté le plus éloigné.

Savonner le bras, la moitié du thorax, l’abdomen, sans oublier l’aisselle et le sein du côté le plus éloigné. -Rincer et sécher avec la serviette.

-Revêtir la partie lavée avec la chemise propre. -Retirer la chemise sale et savonner l’autre moitié du thorax. -Rincer et sécher. -Massages aux coudes, si nécessaire. -Enfiler la chemise propre si le dos a pu être lavé, sinon la poser sur le thorax. -Changer l’eau si elle est savonneuse et/ou sale.

Toilette des membres inférieurs

-Plier le drap afin de dégager la partie inférieure du corps. -Savonner, rincer et sécher la jambe opposée au soignant. -Faire de même pour l’autre jambe. -Prévention d’escarre aux talons si nécessaire. -Changer l’eau.

Toilette intime de la femme (lire ou relire mon autre article sur ce sujet

-Recouvrir la patiente de son drap, faire replier les jambes si possible. -Mettre le bassin (en tenant compte des habitudes de la patiente et/ou du service). -Mettre des gants à usage unique. -Laver le pubis et les plis de l’aine, savonner la vulve. -Rincer abondamment avec un bock ou autre, puis retirer le bassin. -Sécher avec la serviette par tamponnement, sans frotter. -Changer l’eau et de gant (couvrir la patiente pendant ce temps). -Jeter les gants à usage unique et se laver les mains.

Toilette intime de l’homme

-Mettre des gants à usage unique. -Savonner le pubis, l’aine, décalotter pour bien nettoyer le gland. -Rincer, sécher et ne pas oublier de recalotter. -Changer l’eau et de gant (couvrir le patient pendant ce temps). -Jeter les gants à usage unique et se laver les mains.

Toilette du dos et du siège

-Tourner le patient sur le côté. -Savonner le dos. -Rincer et sécher. -Savonner le siège avec des gants à usage unique. -Rincer et sécher. -Retirer les gants à usage unique et se passer les mains au Stérillium ® ®. -Effectuer un massage du sacrum si nécessaire.

Soins des dents et rasage

-Se laver les mains avant le soin. -Brosser les dents. -Faire rincer les dents à l’aide du verre et faire cracher dans une cuvette ou un haricot. -Faire un soin de bouche si nécessaire. -Raser le visage si besoin avant ou après la toilette.

Soins de prothèse -Mettre des gants à usage unique, retirer la prothèse à l’aide d’une compresse et la placer dans le boîtier réservé à cet effet. -La nettoyer à l’aide d’une brosse à dents et de dentifrice ou d’une pastille effervescente. -Faire rincer la bouche. -Remettre la prothèse.

Soins des cheveux -Mettre une compresse sur un peigne, si le patient ne dispose pas d’un peigne personnel. -Protéger l’oreiller avec une protection ou les épaules de la patiente avec la serviette du haut. -Peigner la personne.

Au cours de la toilette, l’étudiant devra veiller particulièrement…

-Aux plis cutanés qui, du fait de la chaleur corporelle sont le siège d’irritation il faut bien -sécher par tamponnement pour éviter la macération. -Aux points d’appui où un massage sera fait pour éviter l’apparition de rougeur. A la fin du soin… -Installer confortablement le patient au lit ou au fauteuil en mettant à sa disposition tout ce qui lui est nécessaire (sonnette, télécommande…) et placer les ridelles si besoin.

-Nettoyer et ranger le matériel en respectant les circuits. -Éteindre la présence. -Effectuer la transmission orale à l’infirmier ainsi que vos observations. -Effectuer la transmission écrite sur le dossier de soins ou autre support.

Critères à RESPECTER : Efficacité et rapidité (20 minutes-30 minutes maxi / toilette). -Respect de pudeur. -Douceur et confort. -Sécurité du patient (psychologique et physique).

TOILETTE :

Les échanges sont enrichissants et importants pour le patient… -Communication  être à son écoute  dialoguer  le toucher. -Rupture de la monotonie de sa journée et pour l’aide soignant…

-Découverte de la personne hospitalisée relation soignant soigné. -Découverte de la relation avec une personne inconnue, qui souffre, la plupart du temps de solitude, de la peur de mourir. -Découverte au cours du soin, du corps, du toucher, de l’environnement du malade (ambiance, odeurs…).

Et les soins de la bouche ? Ils consistent à nettoyer la muqueuse buccale, les dents, la langue afin d’hydrater les muqueuses et prévenir l’infection en évitant le développement des bactéries. La fraîcheur stimule le désir et le plaisir de manger ce qui a tendance à améliorer l’état nutritionnel du malade.

Ils peuvent être effectués chez tous les malades incapables de se nettoyer la bouche seuls, les malades à jeun, les opérés, les malades porteurs d’une sonde gastrique, de sonde d’intubation trachéale, chez les malades comateux, fiévreux, et les malades sous régime lacté. Précautions à prendre à faire loin des repas pour éviter les nausées.

PREPARER MATERIEL :

-Un plateau -Deux haricots (un pour rincer la bouche, l’autre pour les déchets)

-Deux verres ou cupules (un contenant une solution de nettoyage, l’autre une solution de rinçage) -Un verre pour l’appareil dentaire -Abaisses langues -Compresses dépliées pour confectionner les bâtonnets -Vaseline ou glycérine pour lubrifier les lèvres -Une protection -Solution (Hextril…).

TECHNIQUE :

Avant Voir le malade afin de connaître son état physique et psychologique ( cours1) et pouvoir ainsi déterminer son degré de participation au soin.

-Observer l’état de la bouche et des gencives, des dents et éventuellement le port d’une prothèse dentaire.

Préparer le matériel et se laver les mains.

**Malade comateux : Le malade est installé en décubitus dorsal. Lui mettre une serviette autour du cou. Préparer le tampon avec une compresse mise en place autour de l’abaisse langue en ayant pris soin de bien protéger les extrémités. Tremper la compresse dans la solution nettoyante, bien l’essorer pour éviter, lors du soin, de faire couler le liquide dans la gorge (risque de fausse route). Ouvrir la bouche du malade à l’aide de l’abaisse langue ou d’un ouvre bouche. Nettoyer de la façon suivante en changeant chaque fois de compresse : face externe des maxillaires  gencives + dents (supérieure gauche et inférieure gauche puis supérieure droite et inférieure droite), face interne des joues, palais, dessous de la langue, langue = frotter doucement du fond vers le bord en évitant les nausées.

!!!! Ne jamais passer plusieurs fois au même endroit ou à des endroits différents avec la même face du tampon.

-Rincer la bouche avec la solution de rinçage en suivant le même schéma.

**Malade conscient : En cas de prothèse dentaire, il faudra enlever l’appareil avec une compresse ou demander la participation du malade en lui présentant un verre contenant de l’eau et la solution de nettoyage.

-Préparer le tampon et demander au malade d’ouvrir la bouche tout en lui expliquant chaque geste. -Nettoyer de la même façon du haut vers le bas et du fond vers le bord.

-Rincer la bouche avec la solution de rinçage -Présenter la solution au malade, lui soutenir la tête d’une main et lui présenter le haricot sous le menton. Lui faire rincer la bouche en lui recommandant de bien recracher la solution.

Fin soin de bouche : -Casser l’abaisse langue et le jeter dans le haricot. -Essuyer les lèvres du patient avec la serviette et y mettre de la vaseline. -Remettre l’appareil dentaire brossé et rincé, à l’aide d’une compresse ou le faire remettre par le patient.

-Réinstaller confortablement le malade. -Laver, désinfecter et ranger le matériel. -Se laver les mains.

-Effectuer les transmissions orales et écrites.

CAPILUVE

Le Capiluve Introduction : Permet d’assurer l’hygiène des cheveux d’une personne dépendante alitée ou non.

!!!INDICATIONS :

- Alitements prolongés. - Avant et après un électroencéphalogramme. En préopératoire : i l’intervention nécessite une immobilisation de longue durée si l’intervention s’effectue au niveau de la tête.

!!! CONTRE-INDICATIONS:

-Traumatisme crânien. -Lésions du cuir chevelu ou du rachis (patient porteur d’une minerve). -Coopération difficile du patient et, dans ce cas, le capiluve peut être dangereux.

!!!RECOMMANDATIONS :

- Lors de l’installation du patient, pour son confort, selon sa coopération, son degré de dépendance.

Au moment du soin = Agir avec rapidité et veiller à respecter la bonne température de l’eau.

MATERIEL :

-Une alèse imperméable et une alèse en toile. -Un plateau, une pince à clamper. -Une grande cuvette ou bain de pieds, un ou deux brocs d’eau à bonne température. -Un shampoing. -Une serviette de toilette en éponge. -Coton hydrophile pour les conduits auditifs (suivant les désirs du patient). -Un peigne ou une brosse (avec deux compresses), un sèche cheveux. -Un change.

AVANT LE SOIN

-Prévenir le patient et lui proposer le bassin ou les toilettes. -Fermer les fenêtres. -Contrôler le matériel dont dispose le patient. -Vérifier l’accessibilité de la prise de courant.

INSTALLATION DU PATIENT

-Enlever les oreillers -Rouler le traversin sous les épaules pour maintenir le patient en position demi-assise, sa -tête se trouvant dégagée. -Placer l’alèse en caoutchouc sur les épaules du malade et autour de son cou et rajouter l’alèse en coton. -Attacher les deux alèses sous le menton. -Poser la cuvette sur l’alèse en toile. -Rouler les bords de l’alèse en caoutchouc pour former une gouttière. -Laisser l’extrémité de celle-ci dans la cuvette de manière à permettre l’écoulement de l’eau. -Proposer les cotons pour les oreilles si besoin.

!!!Remarque : Il existe maintenant dans le commerce des capiluves en plastique, plus fonctionnels que la cuvette.

DEROULEMENT SOIN

-Démêler les cheveux avec douceur. -Partir du bas de la nuque tout en maintenant le dessus du cuir chevelu. -Tenir les mèches en cas de chevelure longue. -Ne pas tirer sur les cheveux, ne pas casser les nœuds. -Verser doucement l’eau à bonne température en s’assurant que tous les cheveux sont mouillés. -Verser le shampoing dans la main avant de l’appliquer sur les cheveux. -Masser légèrement et efficacement le cuir chevelu sans appuyer. -Rincer abondamment et renouveler le soin si nécessaire. -Ôter la pince et laisser la protection imperméable dans la cuvette. -Frotter doucement les cheveux avec la serviette.

-Réinstaller le patient selon sa position de confort initiale. -Démêler, sécher puis coiffer selon les habitudes du patient. -Vérifier que le malade ait tout à disposition (alarme, téléphone, sonnette…). -Nettoyer et ranger le matériel.

TRANSMISSION DU SOIN = Vous constatez : Exemples : Perte de cheveux, Pellicules. Douleur au niveau du cuir chevelu. Rougeur au niveau du cuir chevelu. Etat de fatigue du patient.

LE PEDILUVE

Le pédiluve Introduction : Le pédiluve ou bain de pieds permet de maintenir la propreté des pieds d’un patient dépendant, alité ou pas. Il peut précéder des examens complémentaires ou une intervention. Un bain de pieds peut aussi contribuer au confort et au bien être du patient. Au-delà de l’hygiène du corps, c’est un moyen de détente et de délassement.

!!! Il peut être contre-indiqué en fonction de l’état du patient (œdèmes très importants).

ORGANISATION

-Prévenir le malade. -Lui proposer d’aller aux toilettes. -Vérifier l’état des pieds (mycose, plaie, corne, peaux mortes…). -Vérifier le matériel du patient. -Fermer la fenêtre.

MATERIEL

-Un tablier si c’est le protocole du service. -Un chariot, un haricot. -Un change, une protection. -Une alèse coton ou drap et une alèse plastifiée. -Une cuvette assez grande ou bassine, et un broc ou récipient d’eau. -Un gant de toilette et une serviette. -Un savon. -Un nécessaire à ongles. -Pommade (vaseline ou huile d’amandes douces) pour hydrater la peau ou protocole pour une prévention d’escarre. -Évaluer l’état des pieds pour préparer les compresses. -Un sopalin pour les mains du patient. -Flacon de Stérillium ® si besoin. -Sac de linge en cas de changement de linge.

TECHNIQUE

Pédiluve au fauteuil :

-Se laver les mains. -Mettre la présence.

-Mettre une protection au fauteuil si besoin. -Installer confortablement le patient. -Remonter l’alèse entre les jambes pour préserver la pudeur du patient. -Poser l’alèse en caoutchouc à terre, puis l’alèse de coton. -Remplir la cuvette au 2/3 avec de l’eau, vérifier la température de l’eau et tremper les pieds jusqu’aux chevilles pendant environ 5 minutes. -Mouiller la jambe, savonner le genou, la jambe, le pied le plus éloigné de vous et entre les orteils. -Rincer en vérifiant la température. -Sécher de haut en bas en insistant entre les orteils (à l’aide d’une compresse). -Poser le pied à côté de la bassine. -Faire la même chose pour l’autre pied. Vous pouvez vous mettre à genoux sur l’alèse en plastique en rabattant l’alèse de coton sur vos genoux. -Retirer la cuvette. -Couper et limer les ongles si besoin !!!!sauf en cas de diabète, artérite, traitement anticoagulant, ongle incarné!!!. -Nettoyer sous les ongles et sur les côtés. -Essuyer les ciseaux au fur et à mesure sur une compresse. -Passer une compresse sèche, si difficulté à essuyer, entre les orteils et changer le pliage à chaque orteil. -Faire un massage avec de la pommade !!!selon le protocole si prévention d’escarre!!!. -Retirer les alèses. -Remettre les chaussons. -Réinstaller le malade confortablement et lui rapprocher son matériel : sonnette, téléphone..!!!! Proposer à boire. !!!! Retirer la présence. -Nettoyer et ranger le matériel selon le protocole du service en respectant le circuit propre et sale. -Faire les transmissions orales et écrites et ne pas oublier de noter le soin en indiquant l’état des jambes et des pieds, la coloration des téguments, le comportement du patient. -Prévoir des soins de pédicure ongles incarnés.

Pédiluve au lit = Même matériel. -Même principe.

-Se laver les mains. -Mettre la présence. -Ôter le dessus de lit. -Plier le drap en accordéon sur le patient. -Mettre l’alèse en plastique et l’alèse en coton. -Rabattre la partie en coton entre les jambes du patient. -Poser la bassine sur l’alèse en caoutchouc. Le reste du soin est identique au précédent.

2-12-LUTTE CONTRE LES INFECTIONS Nosocomiales (maladie) Kodium (hôpital)

HYGIENE HOSPITALIERE / OBJECTIFS = L'aide soignant doit être capable de connaître :

- La définition de l'hygiène hospitalière ET La définition d'une infection nosocomiale.

-Citer 4 problèmes importants de santé publique que provoque l'infection nosocomiale au sein des hôpitaux.

-Donner une cause d'infection nosocomiale.

-Donner le principale infection nosocomiale à l'hôpital (infection urinaire).

-Citer 4 règles à respecter par le personnel en expliquant chacune d'elles.

C'est quoi l' HYGIENE HOSPITALIERE ? C'est la politique de prévention et de lutte contre les infections nosocomiales, en associant toutes les disciplines hospitalières cuisine, circuits froid - chaud, bloc opératoire, consultation, salle d'endoscopie, circuit linge propre - sale…. Certaines progrès ont été faits : nouveaux antibiotiques mieux dosés ou adaptés et l'amélioration de stérilisation du matériel. C'est une démarche collective qui vise à appliquer les protocoles. Ceci est valable pour toutes les catégories de personnel.

! Autres définitions Iatrogène se dit d'une maladie ou d'un trouble provoqué par des moyens thérapeutiques. Contamination présence de bactéries, levures, moisissures, spores bactériennes - -sur le sol – dans l'eau, dans l'air et chez l'homme.

Infection Nosocomiale (I.N.) toute infection contractée à l'hôpital par le patient est dite "nosocomiale" quand elle apparaît dans un délai de 48 heures à 72 heures après le début de l'hospitalisation, même si le patient est sorti. Il faut qu'il y ait absence de signes à l'admission. GENERALITES qui ont toutes leur importance : L'infection nosocomiale est un problème de santé publique et provoque :

-600 000 à 1 100 000 cas par an à l'hôpital. / 5 % des personnes admises à l'hôpital. 3 à 7 jours d'hospitalisation en plus. 300 000 € à 500 000 € par an. 10 000 à 12 000 décès par an.

CAUSES DES INFECTIONS NOSOCOMIALES

Il peut y avoir un manque de formation du personnel en matière de prévention (méconnaissance des règles d'hygiène avec les produits utilisés) et manque parfois aussi de conscience professionnelle. Augmentation de certains actes invasifs pour diagnostiquer ou traiter une maladie (incision pour une épisiotomie, ponction lombaire ou pleurale…).

Augmentation du phénomène de résistance face aux antibiotiques.

Nombreux passages dans les services (visites, personnel…). Accumulation de plusieurs pathologies dans un même lieu (chambre).

Les patients fragilisés par certaines pathologies vont être plus facilement contaminés (immuno-déprimés).

EVOLUTION D'1 INFECTION NOSOCOMIALE

Le patient va se défendre et ne pas déclencher d'infection nosocomiale ou alors il ne se défend pas et déclenche une infection nosocomiale. Le patient peut être contaminé par plusieurs portes d'entrée possible : il devient colonisé par les microbes.

L'infection sera exogène ou endogène.

QUELLES SONT CES INFECTIONS NOSOCOMIALES ?

--Infections urinaires 39,9 %

--Infections broncho-pulmonaires 22,2 %

--Infections de la peau 13,6 %

--Septicémie 12,8 %

---Autres infections 11,5 %

PROGRAMME DE PREVENTION POUR DIMINUER LES INFECTIONS NOSOCOMIALES Toutes les techniques de Pratiques de soins :: Isolement du patient et protocole établi suivant la pathologie.

Pratiques environnementales :: Désinfection des surfaces, produits utilisés et mode d'emploi d'utilisation de ces produits. Formation du personnel à ses différentes pratiques. Sur le plan national, le Ministère de la Santé a mis en œuvre des recommandations sur certains points importants qui ont une traçabilité, comme :

L'organisation du travail. La surveillance des infections nosocomiales (contrôle et rapport écrit). Toute la prévention (fiches techniques, protocoles) mise en place à l'hôpital. Une traçabilité pour la formation dispensée au personnel sur l'hygiène.

L'objectif de ces recommandations par le Ministère de la Santé est de réduire de 30 % les infections nosocomiales et le nombre de germes résistants aux antibiotiques, en adaptant mieux les traitements (formations complémentaires aux médecins).

ROLE de l'A.S. = Lire Le dernier décret de juillet 1994 réglemente l'exercice des aides soignants sur l'hygiène.

Règles à respecter = Port d'une tenue adaptée au temps de travail /si contamination : la tenue peut être recouverte d'une surblouse complétée, suivant le protocole, d'un masque, de gants et de surchaussures, cheveux attachés = Avoir une hygiène irréprochable et prendre soin de respecter les protocoles mis en place (lavage des mains). = Port du gant obligatoire pour la toilette ou lors de manipulations de liquides biologiques (diurèse, sang, selles, crachats…). = Les passages dans le service seront limités, en planifiant les soins et en respectant les circuits. = Suivre le protocole établi lors de la désinfection des surfaces. = Literie protégée par des housses imperméables entretenues régulièrement.

Jamais de linge souillé au sol ni en contact avec les blouses et respecter les sacs destinés à cet effet.

!!! Si risque de contagion, il y aura des protocoles particuliers par rapport à la maladie. Tout le matériel sera nettoyé, désinfecté parfois stérilisé. !!!

Les produits biologiques devront être fermés hermétiquement avant toute sortie de la chambre. Aucun matériel ne doit sortir de la chambre. Chambre et matériel seront nettoyés et désinfectés après le départ d'un patient et des précautions particulières seront mises en place aux sanitaires.

Ne pas passer au-dessus d'un matériel stérile et prendre les précautions adaptées lors de manipulations sur un patient qui a une perfusion, une sonde urinaire ou gastrique, pansement, redons, trachéotomie…

PROTECTION DU PERSONNEL

-Mise à jour des vaccinations et des rappels contrôlés par la Médecine du Travail / radio pulmonaire une fois tous les deux ans.

-Surveillance médicale par la Médecine du Travail avec prélèvements / sang, urines, gorge, nez…

-Le personnel veillera à se protéger en respectant les protocoles qui sont mis à jour dans les services.

CONCLUSION : Les infections nosocomiales seront effectivement combattues s'il y a maîtrise des gestes professionnels = Toujours évaluer ses pratiques, bien utiliser les produits...

C'est un travail d'équipe où la négligence d'un seul peut annuler les efforts de tous les autres. LE

LAVAGE DES MAINS

2-13- Hygiène des mains / quel est l'objectif ? Connaître les différents types de lavage de mains. Quand effectuer un simple lavage de mains ? L'élève doit pouvoir Décrire son déroulement. Connaître les indications de la Friction Hydro Alcoolique (F.H.A.). Le lavage de mains est le 1er moyen pour lutter les infections nosocomiales. Il existe trois types de lavage de mains :

-Le lavage de mains simple.

-Le lavage de mains antiseptique.

-Le lavage de mains chirurgicale.

!!!! Après le lavage, il est impératif de ne pas recontaminer les mains en touchant une surface souillée : robinet, poubelle, poignée de porte…etc.

!!! Les supports et pompe à savon doivent être désinfectés à chaque changement de flacon disposé dans le distributeur.

!!! Certains facteurs favorisent des irritations de la peau :

-Excédant de produit savonneux.

-Eau trop chaude.

-Séchage insuffisant.

-Bijoux, vernis à ongles sont à proscrire et le port de gants n'exclut pas le lavage de mains.

QUAND EFFECTUER LE LAVAGE DES MAINS ?

-Autant de fois que nécessaire.

-Avant et après la prise de service.

-Avant et après tout soin effectué sur un patient.

-Avant et après chaque repas.

-Après un passage aux toilettes…

*FRICTION HYDRO-ALCOOLIQUE (F.H.A.)TRAITEMENT HYGIENIQUE DES MAI

-Un Produit Hydro-Alcoolique (P.H.A.) peut être utilisé :

*En complément au lavage des mains. *En substitution sur des mains propres.

Les deux techniques répondent aux principes applicables dans le cadre des précautions standards et spécifiques adaptées à chaque type d’isolement

*Lors des gestes de la vie courante (avant et après la prise de repas, après avoir été aux toilettes…)

*Eloignement ou absence de point d’eau. Exemples : S.A.U., H.A.D., S.A.M.U., S.M.U.R. *Avant et après des soins non invasifs

*Entre deux séquences de soins sur un même patient

*Entre deux patients sans risque particulier

*Souillures d’origine biologique, chimique, médicamenteuse ou minérale

*Traitement des mains artificiellement contaminées par un produit bactéricide approprié, dont l’activité est ciblée sur les microorganismes de la flore transitoire, afin de prévenir leur transmission sans tenir compte de l’action sur la flore résidente de la peau

(Norme N.F. E.N. 1500). PREVENTION DES RISQUES

- PROTECTION A.S.

-Protéger ses mains par le port de gants à manches longues.

-Manipuler les produits avec précaution : en cas de projection accidentelle sur la peau ou sur les muqueuses, rincer immédiatement et abondamment à l’eau claire.

-Respecter les dilutions des produits.

-Respecter la température de l’eau indiquée pour la dilution afin d’éviter le dégagement d’émanations toxiques. Laver l’intérieur des gants de ménage régulièrement et les faire rigoureusement sécher.

2-14- DEFINITION : Réfection de lit = comprend toutes les actions mises en œuvre pour rendre la literie agréable, confortable et sans danger.

OBJECTIFS : -Assurer un niveau d’hygiène adapté aux besoins et aux risques.

-Procurer un confort maximal.

-Protéger l’état cutané. -Satisfaire le besoin d’être propre et protéger ses téguments.

-Satisfaire le besoin de dormir et de se reposer.

ROLE AIDE SOIGNANT

-Participation aux soins d’hygiène et de propreté.

-Participation aux actes visant à assurer le confort.

-Participation à l’installation dans une position en fonction de la pathologie ou du handicap.

ORGANISATION DU TRAVAIL

-S’informer de la pathologie ou du handicap et des limites ou contre-indications lors des mobilisations. -S’informer des possibilités de mobilité du patient  se lever, se tourner, faire le pont. -Planifier le moment adapté  après la toilette, le lever, avant d’autres soins infirmiers ou de rééducation. -S’informer des contraintes de la gestion du linge. -S’informer du type de matelas en place. -Évaluer l’état de la literie avant de commencer et ne prendre que le linge propre nécessaire. Prévoir d’être deux.

MATERIEL

-Linge : Draps, alèses, taies, couverture, dessus de lit selon les besoins. -Chariot de linge sale laissé à l’extérieur de la chambre. -Produit de désinfection pour la housse du matelas. -Vêtements et pantoufles pour le patient qui peut se lever.

REFECTION DU LIT INFORMATION PATIENT

-Convenir du moment en fonction de son rythme et de ses activités. -Aider le patient à se couvrir en cas d’aération de la chambre pour éviter tout refroidissement. -Interroger le patient sur ses préférences ou habitudes : Couverture, oreiller, hauteur du drap…

DEROULEMENT REFECTION LIT

-Dégager les abords du lit. -Disposer une chaise au pied du lit. Si lit inoccupé -Installer le patient confortablement et couvert au fauteuil. -Ouvrir la fenêtre pour aérer. -Déposer sur la chaise le linge réutilisable. -Éliminer le linge dans le chariot. -Border le drap de dessous en faisant les coins, selon de type de matelas. -Placer l’alèse à la hauteur du siège et la border. -Placer drap de dessus, couverture, dessus de lit en fonction des souhaits du patient. -Faire les coins, pièces par pièce et le pli d’aisance. -Replacer les oreiller et traversin. -Laisser le lit ouvert ou fermé selon que le patient se recouche ou non. -Remettre la chambre en ordre… la sonnette ou matériel utilisé par le patient. Si lit occupé -Ôter dessus de lit et couverture et les placer sur la chaise -Rabattre sur le patient les quatre côtés du drap de dessus afin de préserver sa pudeur et éviter tout refroidissement. -Préparer le drap de dessous pour un change en longueur : Patient pouvant seulement se tourner.

REFECTION DE LIT OCCUPÉ / Comment faire les coins de lit ?

Préparer le drap de dessous pour un change en largeur : Patient pouvant s’asseoir et faire le pont à l’aide d’une potence ou d’une ridelle. -Faire participer le patient en fonction de sa tolérance à l’effort. -Réaliser des soins préventifs d’escarre pendant que le patient est tourné sur le côté. -Replacer le drap de dessus et la couverture : réaliser le pli d’aisance. -Le réinstaller confortablement. -Remettre la sonnette et les objets personnels à portée de main. Le change du drap dans le sens de la longueur Le change du drap dans le sens de la largeur

HYGIENE

-Se laver les mains et après. -Introduire dans la chambre uniquement le linge propre nécessaire. -Nettoyer, désinfecter la housse du matelas si le linge est souillé au moment du change de drap de dessous. -Tenir le linge sale à distance de sa tenue afin de ne pas contaminer celle-ci.

SECURITE

Mobiliser le patient en tenant compte de sa pathologie, de son handicap et du matériel dont il est porteur , par exemple de perfusion…. -Placer les ourlets de l’alèse sous l’oreiller et sous les plis des genoux. -S’assurer que les tubulures, sondes soient bien repositionnées. -Protéger le patient pour éviter qu’il ne se refroidisse si aération de la chambre. -Prévenir les chutes en mettant la barrière de côté où le patient se tourne. -Placer un arceau afin d’éviter le poids des couvertures si besoin. -Laisser déborder les draps en cas de matelas anti-escarres.

!!Travail !! PERSO ! A chercher A écrire, et A retenir la DEFINITION les mots* SUIVANTS:
EX. / Antisepsie = Opération au résultat momentané permettant d’éliminer ou de tuer les micro organismes ou d’inactiver les virus au niveau des tissus vivants.

*Antiseptique Asepsie Bactéricide Bactériostatique Contamination  micro-organismes Décontamination Désinfection Détergent Flore pathogène  Flore saprophyte  Fongicide . Infection bactérie, virus, champignon, parasite Hygiène Micro organisme  Stérile  Stérilisation virucide.

2-15-L'HYGIENE EN RESTAURATION COLLECTIVE

MICROBES Où ?

-Air

-Eau

-Environnement (locaux)

-Matériel (réfrigérateur, etc…).

-Alimentation végétale ou animale.

-Être humain (mains, sphère O.R.L., chaussures, vêtements…).

Comment se développent-ils ?

-Développement rapide. -Aérobie ou anaérobie. -Température de + 10° C à - 64° C. La zone de danger est évaluée entre 20° C et 35 °C (température ambiante).

Sont-ils dangereux ?

Inoffensifs pour les germes de la flore auxiliaire (ajout dans la fabrication d'aliments). Désagréables pour les germes de la flore d'altération (altère ou provoque la putréfaction des aliments). Dangereux pour les germes de la flore pathogène dans le cas d'une présence ou d'un dépassement d'un taux de contamination qui risquent d'entraîner une pathologie chez l'individu (salmonelle, staphylocoque…) ou T.I.A.C. (Toxi Infection Alimentaire Collective).

Comment les contrôler ?

Les ralentir par réfrigération avec une température > 0° C. Les surveiller en prenant de soin de vérifier - contrôler : l'aspect, l'odeur, la couleur du produit, l'emballage, la date d'ouverture, la date de limite de consommation (D.L.C.) la date de limite d'utilisation optimale (D.L.U.O.) la température de réception et/ou de stockage Les stopper par les processus de déshydratation, lyophilisation, surgélation, réfrigération Les détruire en les soumettant à une température supérieure à 64° C et/ou en procédant une désinfection et/ou en éliminant tout type de déchets. En veillant également à éviter la rupture dans la chaîne du froid. !!!!

Le froid ne tue pas les microbes !!!!

2-16-TOXI INFECTION ALIMENTAIRE COLLECTIVE (T.I.A.C.) :On parle de Toxi Infection Alimentaire collective dans le cadre de l'intoxication de 2 personnes minimum, dans un même temps, avec les mêmes symptômes pour une même alimentation.

Aliments à risques : œuf cru, lait pasteurisé ou U.H.T. (Ultra Haute Température), charcuterie, viande hachée ou moulinée, viande froide, crustacés, poisson frais.

Mesures à prendre : déclaration obligatoire aux services d'hygiène et de la santé, administratifs, institutionnels…renfort des mesures d'hygiène ou fermeture de la structure concernée. Aliments à moindre risque ou sans risque : yaourt, fruit frais, saucisson, conserve…

BONNES PRATIQUES D'HYGIENE (Arrêté du 29 septembre 1997) : Toute collectivité se doit d'appliquer le code des bonnes pratiques ou méthode H.A.C.C.P. (Hazard Analysis Critical Control Points) Analyse des Risques et Contrôle des Points Critiques :

-La mise en place de protocole(s) ou de bonnes pratiques et leur application.

-La recherche de preuve sur l'efficacité du(des) protocole(s) (autocontrôle).

-Le respect des bonnes pratiques d'hygiène corporelle (lavage des mains, tenue propre

spécifique, port de gants, chaussures propres et adaptées….

-L'interdiction de fumer.

-Une formation du personnel sur l'hygiène alimentaire (tous les trois environ). complétée par l'hygiène des locaux et matériels :

-L'équipement marche en avant pas de croisement de circuit propre et sale.

-La mise en place de lave mains en commande non manuelle

-La définition d'un plan de nettoyage et de désinfection très précis

-L'interdiction d'utiliser des ustensiles en bois, de balayage à sec, de présence d'animaux, plantes, linges souillés, d'emballage en carton et/ou de stockage à même le sol.

Attention au contrôle des denrées

-Respect de la chaîne du froid et contrôle de la température de stockage.

-Contrôle à la réception et avant la remise au consommateur (visuel, D.L.C., D.L.U.O. température).

-Dater les ouvertures des produits (ouverture limitée à 48 h pour l'eau avant absorption). -Élimination des déchets.

-Nettoyage et désinfection des locaux et du matériel.

-Température de stockage des denrées réfrigérées depuis leur réception jusqu'à leur consommation.

Fin Cours 2

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