Cours N°6

Cours 6 /Approche des soins en médecine, chirurgie, pédiatrie et en réanimation

Nous y voilà ! J'ai hésité à couper ce cours en deux parties car il est assez long.

6-1-LA FEUILLE DE SURVEILLANCE

OBJECTIFS :

L'aide soignant doit être capable d'établir une courbe de température, prendre le pouls, la fréquence respiratoire, la diurèse et retranscrire ces informations sur la feuille de surveillance personnalisée au patient. Les informations recueillies aideront à établir un diagnostique, à contrôler l'efficacité d'une thérapeutique et permettront une bonne participation à la surveillance de l'évolution d'une pathologie.

DEFINITION DE LA FEUILLE DE SURVEILLANCE : C'est un instrument de travail pour toute l'équipe soignante. C'est la feuille de renseignements utilisée par les aides soignants, les infirmiers, les médecins,

!! Il est IMPERATIF de laisser cette feuille dans le dossier de soins infirmiers et non pas dans la chambre du patient.

DESCRIPTION DE LA FEUILLE DE SURVEILLANCE : A l'arrivée du patient = Inscrire les données administratives et personnelles : date complète, le service, les numéro de chambre et de lit.

A l'admission du patient Inscrire les données personnelles = le nom du médecin traitant, le régime prodigué, la taille, le poids /pesée à effectuer, résultats d'analyse d'urine…

Les courbes :

-Fréquence Respiratoire (FR) à noter en noir par un trait (+ tension artérielle prise par I.D.E.).

-Urines (U) à noter en vert par un trait.

-Pulsations ou pouls (Pls) à noter en rouge (sang) par un point.

-Température (T°) à noter en bleu par un point.

!! Pour inscrire une courbe, il faut partir du point de référence :

-Fréquence Respiratoire : 2 mouvements.

-Urines : 100 ml.

-Pulsations ou pouls : 4 pulsations.

-Température : 0,2° C.

Autres interventions

Intervention chirurgicale Jour J, puis le lendemain 1, 2, 3…

Prélèvement, analyses, radio… Soins, traitement...

!!! Jargon PRO à comprendre et retenir!!!

6-2-LA THERMOREGULATION

OBJECTIFS : Connaître le vocabulaire lié à la thermorégulation. Connaître les différentes variations de la température. Décrire le déroulement de la prise de la température. Expliquer la conduite de l'aide soignant en hyperthermie.

DEFINITIONS = La thermorégulation c'est la température chaleur de l'organisme.

La température est maintenue autour de 37° C grâce à un système de thermorégulation qui est sous la dépendance de l'hypothalamus (glande qui régule également la commande de la faim et de la soif).

L'individu est homéotherme : il a la faculté de réguler sa température autour de 37° C.

La thermogénèse c'est la production de chaleur à 37° C liée à notre métabolisme cellulaire.

La thermolyse c'est la déperdition de chaleur par la perte d'eau.

!!! On ne dit pas …"il n'a pas de température"… L'individu a toujours une température comparativement à la fièvre qui est une hausse de la température.

Apyrexie = absence de fièvre (patient apyrétique).

Hypothermie = baisse de la température et inférieure à 36,8° C.

Normothermie = température comprise entre 37,2° C et 37,5° C.

Hyperthermie = élévation de la température et supérieure à 37,5° C.

Subfébrile = température comprise entre 37,5° C et 37,8° C.

Avoir un fébricule = température comprise entre 37,8° C à 38° C.

Fébrile =température à compter de 38° C.

6-3-LES VARIATIONS DE LA TEMPERATURE

Les variations physiologiques

-Le nouveau né = entre 36,2° C et 36,7° C.

-L'adulte= 37° C.

-La personne âgée= 36,5° C.

-La femme au-dessus de 37,5° C :=lors de la seconde partie du cycle.

!!La température augmente lors de la digestion alors qu'elle diminue lors du sommeil.

Les variations pathologiques

-Hyperpyrexie= température supérieure à 40° C pouvant entraîner des convulsions, avec risques de lésions cérébrales.

-Hypothermie grave= température comprise entre 24° C et 26° C pouvant entraîner un coma, avec de sérieuses lésions cérébrales.

SUIVI DE LA TEMPERATURE

- Prise de la température le matin (aux environs de 8 h).

-Prise de la température l'après-midi (aux environs de 17 h).

- Prise de la température selon prescription médicale (perfusion – comprimé…).

-Prise de la température en cas de frissons.

TYPES DE THERMOMETRE ET MODES DE PRISE DE TEMPERATURE

Le thermomètre à gallium (pendant 5 mn) avec plusieurs modes de prise de la température :

--Anale (température centrale à 37° C).

-Aisselle (ne pas oublier d'ajouter 0,5° C à une température de 37,5° C ce qui portera à 38 °C).

--Aisne (ne pas oublier d'ajouter 0,5° C à une température de 37,5° C ce qui portera à 38 ° C).

On dénombre deux thermomètres à gallium :

-Un thermomètre pour une température comprise entre 35° C et 42° C.

-Un thermomètre pour une température comprise 25° C et 35° C (en cas d'hypothermie).

-Le thermomètre électronique (pendant 1 mn) utilisé dans les mêmes conditions que le thermomètre à gallium.

-Le thermomètre tympanique (pendant 2 secondes) introduit dans le pavillon auditif pour une température centrale de 37° C.

-Le thermomètre colorimétrique ou frontal (entre 3 et 5 mn).

!!! Ne pas oublier d'ajouter 0,5° C ce qui portera une température de 37,5° C à 38° C.!!!

SIGNES ASSOCIES A L'ELEVATION DE LA TEMPERATURE ( Fièvre) !

-Céphalées (maux de tête),

-Myalgies (douleurs musculaires),

-Asthénie (fatigue).

-Sueurs, rougeur ou pâleur.

-Vomissements et/ou diarrhée.

-Convulsions.

Quoi faire en cas d'hyperthermie ?

-Prévenir l'infirmier diplômé d'état.

-Découvrir le patient même en cas de frisson.

-Pas de courant d'air.

-Donner de l'eau à boire.

Quoi faire en cas d'hyperthermie ?

-Prévenir l'infirmier diplômé d'état.

-Couvrir le patient adulte (couverture de survie) ou bain pour un enfant (attention à la température de l'eau).

6-4-PRISE DE LA TEMPERATURE

L'objectif est d'établir une courbe pour observer les variations physiologiques et pathologiques de la température d'un patient.

Les indications fournies permettent :

-Une aide au diagnostique.

-Un contrôle de l'efficacité du traitement.

-Une surveillance de l'évolution de la pathologie ou/et lors du passage du patient au bloc opératoire (pré et post-opératoire).

Précautions à prendre :

-Lavage des mains après chaque prise de la température.

-Usage d'un thermomètre personnel.

-Ne pas réveiller le patient sauf cas exceptionnel.

-Pas de prise de la température après la pose d'une vessie de glace ou d'un bain chaud.

Déroulement de la prise de la température:

-Lavage des mains.

-Patient au repos.

-Laisser le choix au patient de prendre seul sa température.

-Retransmission de la température sur la feuille de soins.

-Nettoyage du thermomètre à l'eau froide ou tiède et savonneuse.

-Désinfection du thermomètre.

Précautions particulières lors d'une prise de température tympanique :

-Lavage des mains.

-Patient au repos.

-Application d'un embout conique au niveau du capteur.

-Appliquer le thermomètre dans le conduit auditif du patient pendant 2 secondes.

-Jeter l'embout après usage.

-Retransmission de la température sur la feuille de soins.

LA PRISE DU POULS

DEFINITION : Le passage du sang provenant du coeur provoque des pulsations que l'on perçoit en appuyant sur une artère.

OBJECTIFS et INDICATIONS

Prise du pouls = connaître le rythme, l'amplitude (développement de l'artère qui se soulève au passage du sang) et la fréquence des contractions cardiaques,

Ce qui permet :

-D'établir un diagnostic.

-De contrôler l'efficacité d'un traitement.

-De surveiller l'évolution d'une pathologie.

OUTILS ET MOYENS

-Montre avec trotteuse.

-Feuille de surveillance et crayon.

Dossier de soins éventuellement.

ACTIONS TECHNIQUES

Le patient doit être au repos 10 minutes avant la prise du pouls. On va placer la "pulpe" des doigts / index et majeur - éventuellement l'annulaire / sur l'artère radiale en effectuant une légère pression.

Il faut maintenir la pression pendant quelques secondes pour :

-Apprécier la régularité qui donnera le rythme.

-Percevoir si le pouls est bien 'frappé' qui donnera l'amplitude.

-Maintenir la pression pendant 1 minute entière qui donnera la fréquence / nombre de pulsations

SURVEILLANCE : Les variations physiologiques selon l'âge =

Nouveau-né = 130 à 140 battements par minute

Enfant (3 - 10 ans) = 90 à 110 battements par minute

Adulte = 60 à 80 battements par minute

Personne âgée = 55 à 70 battements par minute

Un sportif peut avoir un pouls de 45 battements par minute.

! Selon l'effort musculaire. Au cours de la digestion. Au cours de la grossesse.

Lors d'une frayeur, joie, émotion, un accès de colère ou de l'anxiété.

! Lors d'une phlébite (pulsation pouvant atteindre 110 battements par minute).

! En cas d'augmentation de la température corporelle :

-température à 37,2° C 70 battements par minute

-température à 38° C 90 battements par minute

-température à 39 ° C 110 battements par minute

Les variations pathologiques selon la rapidité des pulsations :

Tachycardie = accélération du pouls à 110 mouvements par minute chez l'adulte au repos. Bradycardie = ralentissement des pulsations en dessous de 50 mouvements par minute chez l'adulte au repos.

Les variations pathologiques selon l'irrégularité ou l'intermittence du pouls

Arythmie = pulsations irrégulières dans leur rythme et leur amplitude.

Tachyarythmie = arythmie accompagnée de tachycardie.

Bradyarythmie = pulsations irrégulières et ralenties.

Les variations pathologiques selon l'absence d'amplitude

Si la pulsation est difficile et faible à percevoir = pouls filant que l'on retrouve dans les états de choc ou d'hémorragie interne,

Lorsque la pulsation est intense= pouls bondissant (soulèvement brutal) essentiellement chez les patients qui ont une insuffisance cardiaque.

6-5-LA PRISE DE LA FREQUENCE RESPIRATOIRE

DEFINITION : La respiration c'est l'alternance des mouvements d'inspiration et d'expiration. C'est un acte réflexe qui peut présenter des variations. La mesure de la fréquence respiratoire est un élément important dans la surveillance d'un patient.

OBJECTIS et INDICATIONS :

La fréquence respiratoire permet de connaître le rythme, l'amplitude et la fréquence de respiration d'un patient, et de surveiller l'évolution d'un trouble respiratoire ou pathologique.

OUTILS ET MOYENS

-Montre avec trotteuse

-Le regard ou/et les mains.

-Feuille de surveillance et crayon.

-Dossier de soins éventuellement.

ACTIONS TECHNIQUES

Le patient doit être au repos 10 minutes avant la prise de la fréquence respiratoire.

Eviter de prévenir le patient car il pourrait involontairement modifier son rythme.

Prendre la fréquence respiratoire après la prise du pouls.

Poser le poignet sur la cage thoracique ou l'abdomen du patient et compter le nombre de soulèvements pendant une minute.

Noter le résultat sur la feuille de transmission.

SURVEILLANCE

Les variations physiologiques selon l'âge

Nouveau-né =40 à 45 mouvements par minute

Enfant (3 - 10 ans) =25 à 30 mouvements par minute

Adulte =16 à 20 mouvements par minute

Personne âgée = diminution progressive ou selon l'effort physique et/ou au cours d'émotions.

Les variations pathologiques au niveau de la fréquence :

Polypnée = Accélération de la fréquence respiratoire au moins au-dessus de 20 mouvements par minute chez l'adulte au repos.

Bradypnée = ralentissement de la fréquence respiratoire en dessous de 15 mouvements par minute chez l'adulte au repos.

Apnée = absence ou l'arrêt de la respiration (apnée du sommeil).

Les variations pathologiques au niveau du rythme

Dyspnée = difficulté à l'inspiration traduit par un obstacle laryngé (présence d'un corps étranger, œdème de Quincke) ou à l'expiration (asthmatique).

Dyspnée de décubitus =difficulté à respirer en position allongée ou en cas d'insuffisance cardiaque.

Dyspnée d'effort = difficulté à respirer même lors d'un effort minime.

Orthopnée = gêne respiratoire (en position debout ou assise) qui oblige le patient à rester en position demi-assise ou assise (asthmatique).

Autres éléments à considérer

Une cyanose = mauvaise oxygénation du sang.

Le tirage = obstruction des voies aériennes supérieures (jusqu'au larynx) avec battement des ailes du nez (développement d'une bronchiolite chez un bébé).

La toux = série de secousses expiratoires brusques et bruyantes suivies d'une respiration profonde.

6-6-LES DIFFERENTS ALITEMENTS etLES COMPLICATIONS DU DECUBITUS

OBJECTIFS / L'élève aide soignant sera capable de :

-énumérer les différentes positions du patient en donnant une indication pour chacune d'elle.

-Citer les complications de décubitus et d'expliquer le rôle de l'aide soignant pour chacune d'elle dans la prévention.

-D'installer confortablement le patient en respectant le protocole et les courbures normales du corps en fonction de l'handicap ou de la pathologie.

-D'évaluer, malgré l'alitement du malade, l'autonomie du patient.

-De satisfaire le besoin de se mouvoir et maintenir une bonne posture.

INTRODUCTION

Jusqu'au milieu du XIXème siècle, le lit ne servait qu'à dormir et n'était pas envisagé comme un traitement. Quand la mort était imminente pour l'homme d'honneur, il fallait mourir debout avec ses bottes.

De nos jours, l'alitement est nécessaire dans certaines situations :

-Le patient a subi une intervention chirurgicale.

-Certaines pathologies obligent l'alitement du patient : paralysie, coma, état de choc, traumatismes importants, altération de l'état général.

-Dans certains services, des protocoles de positionnement sont institués et appliqués afin d'être efficace au niveau de l'immobilisation.

!! C'est un travail d'équipe important qui nécessite l'utilisation de grilles ou/et du dossier de soins.

LES DIFFERENTS ALITEMENTS ( lire aussi mes autres articles sur le sujet )

La position de décubitus dorsal est souvent utilisée dans les interventions :

-de la colonne vertébrale,

-pour les ponctions lombaires,

- Accidents Vasculaires Cérébraux (A.V.C.)

-hémorragies cérébrales.

On peut utiliser différents accessoires :

-Oreillers.

-Petit matelas ou/et boudins en mousse.

-Coussin de gel.

- Poches à perfusion.

La position de décubitus latéral est utilisée pour les personnes

-opérées de la hanche,

-les patients comateux,

-les malades avec un escarre au niveau du sacrum

- plus particulièrement au retour du bloc opératoire lorsque le patient a subi une anesthésie générale (en cas de vomissements).

La position assise ou demi-assise est utilisée dans le cas de dyspnée d'origine cardiaque ou pulmonaire.

Le patient installé dans cette position pourra beaucoup mieux respirer.

La position de décubitus ventral est surtout appliquée

-pour les paraplégiques pour reposer -les muscles du dos et prévenir les escarres,

les patients opérés du rectum,

-les brûlés de la région fessière ou dorsale.

La position de déclive favorise, en fonction de la pathologie, l'irrigation des jambes ou du cerveau.

Dans les cas de risque :

-de phlébite,

-d'hémorragie cérébrale

-après une ponction lombaire sans oreiller.

L'installation au fauteuil : il est très important de bien installer le patient dans son fauteuil car il peut contracter une escarre. Il est déconseillé de placer un coussin sous ses genoux car cette compression au niveau du creux poplité peut entraîner une mauvaise vascularisation et provoquer une stase veineuse (arrêt de la circulation) qui pourrait engendrer une phlébite.

Tous les matériels devront être utilisés selon les protocoles du service.

Afin de prévenir les chutes, il est important de ne pas oublier de mettre les ridelles du lit.

6-7-LES COMPLICATIONS DE DECUBITUS

Les complications pulmonaires : Besoin de respirer

L'alitement entraîne une stase pulmonaire (mucosités qui stagnent dans les poumons). Le patient est encombré, les échanges gazeux sont moins efficaces et les sécrétions sont moins évacuées. Il y aura un risque infectieux et le patient aura du mal à expectorer.

Le rôle de l'aide soignant :

-Installer le patient en position demi-assise pour faciliter les crachats.

-Mettre à sa disposition un crachoir/haricot et des mouchoirs en papier.

-Surveiller le faciès du patient et la coloration de sa peau.

-Surveiller sa dypsnée, sa toux et sa fréquence respiratoire.

Le patient pourra être mis sous aérosol ou oxygène.

Le patient peut être également "aspiré" en réanimation à l'aide d'une sonde "aspiration trachéale" par le biais d'une canule.

Les complications digestives :Besoins de boire, manger et d'éliminer

L'alitement peut entraîner une constipation car il y a une baisse du péristaltisme intestinal qui peut provoquer des nausées, des vomissements, un fécalome, une occlusion intestinale.

Le rôle de l'aide soignant :

-Surveiller les selles (aspect, quantité) et plus particulièrement en cas de prise de laxatifs.

-Faire boire le patient (eau, jus de fruit).

-Massages abdominaux.

-Mobiliser si possible le patient.

-Le patient pourra avoir aussi un régime alimentaire.

-Noter et transmettre sur le dossier de soins.

Les complications urinaires : Besoin d'éliminer

L'alitement provoque une stase urinaire dans la vessie, si elle est accompagnée d'un manque d'hydratation, d'une perte liquide (vomissements ou hémorragie), il y a un risque infectieux important.

Le rôle de l'aide soignant :

-Faire boire.

-Prendre la température si besoin.

-Surveiller si brûlure à la miction.

-Noter la quantité d'urine et son aspect.

-Précautions d'asepsie si le patient a une sonde à demeure.

Les complications circulatoires ou vasculaires (thrombo-emboliques) : Besoins de se mouvoir et d'éviter les dangers :

La circulation vasculaire étant moins efficace car non stimulée par un travail musculaire et cardiaque. Des caillots peuvent se former appelés "Thrombus" bouchant le vaisseau ce qui peut provoquer une phlébite. Une oblitération d'une veine peut aller jusqu'à une embolie pulmonaire et/ou une embolie cérébrale.

Le rôle de l'aide soignant :

-Favoriser la mobilisation du patient.

-Surveiller le lit du malade.

-Lui mettre si besoin, les bas à varices (et non bandes =IDE) avant le lever du lit.

-Surveiller l'aspect du mollet (rougeur, chaleur, douleur).

Le patient pourra être mis sous anticoagulant.

Les complications locomotrices: Besoin de se mouvoir

Le manque d'exercice entraîne une "fonte musculaire" très importante appelée "Amyotrophie" et apparaît au niveau des membres inférieurs. Le manque de musculation peut entraîner aussi des contractures (raccourcissement des fibres de collagène dans les tissus) ou ankyloses dues à des positions vicieuses.

Le rôle de l'aide soignant :

-Bonne position du patient dans son lit ou dans son fauteuil, en fonction de sa pathologie.

-Si besoin, utiliser des coussins, boudins.

-Alléger le poids des couvertures avec un arceau.

-Installer un perroquet pour faciliter la mobilité du patient.

-Vérifier toujours la bonne position des pieds, des jambes et des mains (en écharpe, balle dans la main).

-Toujours surveiller si le patient se plaint de douleurs.

Les complications cutanées = Besoin d'être propre et d'être soigné :

L'alitement prolongé favorise les complications cutanées (voir article escarre).

CONCLUSION

L'alitement prolongé entraîne l'apparition de complications de décubitus. On les retrouve chez certains patients et surtout en gériatrie où les personnes âgées ont une mobilité très réduite . Une personne âgée alitée pendant une semaine mettra 3 à 4 mois avant de retrouver son autonomie.

Les complications de décubitus sont favorisées par :

-La perte de sensibilité (paralysie).

-Les troubles psychiatriques (dépression).

-Les troubles mécaniques (fracture, arthrose (dégénérescence de la capsule articulaire), rhumatismes (inflammations de la capsule articulaire), polyarthrites.

-Les maladies organiques (cancer, S.I.D.A., statut pondéral (obésité, maigreur), insuffisance respiratoire et/ou cardiaque).

-Certains traitements (psychotropes, antiParkinsonien) provoquent un endormissement. -L'hospitalisme.

6-8-L'ESCARRE

Il est important que l'aide soignant soit sensibilisé aux risques d'escarres et se responsabilise plus particulièrement à leur prévention lors de la prise en charge de patients hospitalisés en moyen ou long séjour.

C'est un travail de collaboration entre l'infirmier, le kinésithérapeute et la diététicienne.

Les protocoles d'escarre varient selon l'hôpital et les services.

OBJECTIFS = Pouvoir :

-Donner la définition d'un escarre.

-Identifier les premiers signes d'alarme.

-Citer quelques facteurs de risques (maigreur, obésité, alimentation).

-Enumérer les différents moyens de prévention ainsi que les produits et matériels utilisés.

-Savoir étudier la feuille de surveillance quotidienne et collaborer avec l'équipe médicale.

-Savoir participer à une grille d'évaluation des risques.

-Observer le comportement verbal et non verbal du patient face à la douleur en utilisant l'échelle colorimétrique et le dossier de soins pour effectuer les transmissions.

QU'EST-CE QU'UN ESCARRE ?

C'est une lésion tissulaire des parties molles qui apparaît à différents points d'appui entre deux plans durs (os - matelas…) et qui peut se transformer en nécrose ischémique. Nécrose Ischémique Mort du tissu / Arrêt de l'irrigation vasculaire d'une région

!!!Un escarre peut survenir en moins de quatre heures!!!

LES CAUSES

-L'alitement prolongé ralentit la circulation sanguine.

-La perte de sensibilité (paralysie, coma…).

-Différents appareillages (plâtre, poids pour traction, broches, sonde nasale).

FACTEURS QUI FAVORISENT L'ESCARRE

-La vieillesse car la personne âgée a une sécheresse de la peau et un déficit cutané (peau très fine).

-L'obésité.

-Le manque d'hygiène corporelle.

-Les problèmes circulatoires.

-Certaines pathologies (diabète, cancer, S.I.D.A., patient en phase terminale).

LOCALISATIONS ET IMPORTANCE DES ESCARRES (lire mon article sur les positions vicieuses et leurs conséquences)

-La région sacrée (sacrum et coccyx).

-Le trochanter.

-Les talons.

-Les malléoles, les orteils.

-Les coudes, l'omoplate.

- Les oreilles (lobe), l'occiput.

SIGNAL D'ALARME ET EVOLUTION DES ESCARRES:

Une rougeur est le premier signal d'alarme qui peut laisser envisager un escarre . La rougeur = signalement à effectuer auprès de l'infirmier pour mise en place du protocole visant à prévenir et à lutter contre les escarres.

-Un œdème (gonflement indolore).

. Un phlyctène (décollement de la peau contenant un liquide clair).

. La douleur.

. L'excoriation (le derme est à vif et la peau s'en va).

. La nécrose ou mort des tissus.

Apparition d'une croûte noirâtre dure et d'une odeur très forte (présence du microbe pyocyanique)

La croûte tombe et laisse une brèche qui peut engendrer la gangrène. Il peut y avoir des complications :

--Locales : ostéite (inflammation de l'os).

-- Générales : septicémie.

PREVENTION DES ESCARRES :

Il est important d'appliquer toutes les mesures préventives, sans attendre de signal d'alarme, ce qui évitera une hospitalisation plus longue et douloureuse pour le patient et un coût financier plus élevé.

Plusieurs méthodes de prévention :

-Observation de l'état cutané des points d'appui pendant la toilette.

-Bonne position du patient dans son lit et/ou dans son fauteuil.

-Hygiène et séchage rigoureux.

- Toilette et change du malade dès qu'il est souillé.

-Massages systématiques sur tous les points d'appui en utilisant le protocole du service et en stimulant doucement la circulation sanguine locale...(A voir fiche technique "Protocole Prévention d'Escarre").

-Changement de positionnement du patient toutes les 2 heures pour éviter la stase vasculaire.

- Installation d'un matelas anti-escarre / matelas à eau ou à air "alternatif", ou lit fluidisé. Il est important d'entretenir les matelas régulièrement, d'éviter tout pli de drap et de ne pas mettre de double épaisseur, éviter les miettes de pain

-Installation d'un coussin de gel, d'un perroquet, d'arceau

-Alimentation adaptée pour maintenir un état nutritionnel et régime hyper -protidique (si besoin) pour favoriser la cicatrisation des tissus.

- Boisson en quantité.

-Transmissions à l'infirmier et sur la feuille de surveillance du malade avec notes sur l'évolution de l'escarre.

CONCLUSION

Le patient, malgré tous les moyens de prévention mis en place, pourra subir une intervention chirurgicale le plus souvent au niveau du sacrum ou du talon et sera préparé (soins appropriés par rapport à l'infection, rétablissement de l'équilibre nutritionnel) à ce traitement chirurgical. Une greffe pourra être effectuée après prélèvement de peau (généralement à la cuisse). Après l'intervention, le patient sera mis au régime protidique et une attention particulière sera portée sur le pansement et la température.

6-9- PROTOCOLE DE PREVENTION D'ESCARRE

----Exemple / Fiche de conduite à tenir / Massages : Elaboration le : par : Validation le : par : Mise à jour le : par : ...

Définition

C'est une action pratiquée avec la main sur une partie du corps dans une intention hygiénique ou thérapeutique. Elle doit être effectuée à main nue sur un patient propre ayant une peau saine et confortablement installé, pendant une durée d'environ 5 minutes et doit être indolore ( voir Petit Larousse de la Médecine) .

L'objectif est d'activer la micro-vascularisation sur les parties du corps de la personne en contact avec un support et susceptible de subir des pressions.

Indications

-Appui prolongé lié à la perte de l'autonomie de la personne âgée.

-Invalidité (hémiplégie, tétraplégie, plâtre…)

-Phase aigue et/ou phase terminale

-Cachexie (amaigrissement extrême), obésité

-Syndrome de glissement.

!!! Contre-indications : elles sont d'ordre médical.

Technique

- Prévenir le patient et l'installer confortablement.

- Masser la peau propre à main nue à l'aide d'un produit CONSEILLE (Prescaryl, Biafine ® ou crème de massage) et NON ALCOOLISE.

- Débuter le massage par une pression glissée et terminer par un effleurage léger. Le massage ne doit pas faire mal et doit durer environ 5 minutes et doit être renouvelé à chaque change ou soin d'hygiène.

Transmissions

Elles doivent être écrites et orales.

-Transmettre les informations pertinentes pour assurer le suivi de l'évolution de l'état cutané.

-Faire préciser par l'infirmier sa prescription pour l'endroit du massage ou du non massage, le produit à utiliser, le rythme des massages.

Evaluation

-Si rougeur persistante= arrêt du massage.

- Absence de rougeur persistante.

-Aucune douleur.

- Le patient éprouve une sensation de bien être, de délassement et de décontraction.

6-10-LES MODIFICATIONS PATHOLOGIQUES DE LA PEAU

(impossible de faire l'impasse du par cœur/ mais aussi savoir soutenir si on vous le demande : La règle = Recopier et répeter autant de fois qu'il le faudra.

L'AS doit :

-Citer les éléments principaux de surveillance de la peau.

-Décrire les différents degrés de brûlures.

-Donner les définitions des mots suivants : Erythème / Papule / Macule / Vésicule / Prurit :

-Expliquer la tenue de l'aide soignant et le traitement à appliquer auprès de patients porteurs de poux et de la gale.

ELEMENTS ANORMAUX DE LA PEAU

Pourquoi faut-il observer la peau ?

Des lésions peuvent être signes de maladie ou d'un manque d'hygiène.

L'aide soignant doit observer la couleur, l'état de la peau, la température et la sudation. Eléments de surveillance de la peau :

-Elasticité de la peau qui varie en fonction de l'âge, de l'hydratation et de la nutrition.

Coloration de la peau selon :

--l'origine physiologique : ethnie, exposition solaire, masque de grossesse,

-l'origine pathologique : cyanose (violacée),

-allergie (rouge),

-ictère ou hépatite (jaune),

-intoxication au mercure, plomb ou nickel (grise).

Autres anomalies

Erythème = coloration rouge et localisée sur la peau.

Macule = petite tache rouge s'effaçant à la pression du doigt.

Papule = lésion rouge sans liquide.

Vésicule = lésion contenant du liquide clair (phlyctène).

Prurit = démangeaison cutanée pouvant entraîner des lésions.

---TRAVAIL PERSO / Il est important pour l'AS de connaître la structure de la peau / faire shéma / épiderme-derme-hypoderme --

LES BRULURES = Ce sont des lésions de la peau et des muqueuses provoquées par une flamme, un liquide chaud, un produit toxique, des acides ou par électricité. La gravité des brûlures varie selon la surface brûlée et la profondeur des lésions.

-Brûlure au 1er degré : C'est une lésion superficielle de la couche cornée et de l'épiderme. Elle se réduit à un érythème avec démangeaison et douleur à la pression. Cet érythème guérit entre 1 et 3 jours avec desquamation de la peau pendant 2 à trois jours. Ce type de brûlure est soignée par l'hydratation lors d'un traitement à base de Biafine.

-Brûlure au 2nd degré : C'est une brûlure plus profonde avec une atteinte du derme. L'érythème dure plus longtemps et se complique parfois de phlyctènes.

-Brûlure au 3ème degré : C'est la brûlure des trois couches de la peau allant jusqu'à l'hypoderme. Les lésions sont plus graves et peuvent aller jusqu'à la carbonisation et parfois atteindre l'os.

LES DERMATOSES NON PARASITAIRES

L'urticaire = éruption cutanée prurigineuse constituée de papules érythémateuses à centre blanc et au contour net.

L'eczéma = lésion cutanée caractérisée par "un placard" rouge vif prurigineux légèrement surélevé, sur laquelle apparaît des groupes de petites vésicules transparentes qui crèvent rapidement. Il y a alors formation d'une croûte qui précède la réparation des lésions (contacter par voie alimentaire, produits d'entretien, stress…).

L'impétigo = dermatose fréquente chez l'enfant, siégeant surtout au niveau du visage et des mains. Elle est caractérisée par la forme de vésico-pustules (vésicule remplie de pus) qui laissent échapper un liquide qui se transforme en croûte jaunâtre, recouvrant une ulcération rouge. Elle est contagieuse et elle est due à l'infection de microbes pyogènes (pus ou staphylocoques).

Le psoriasis = affection de la peau située en particulier au niveau des coudes, genoux, cuir chevelu, région sacrée et parfois tout le corps. Ce sont des éléments arrondis formés de squames sèches, brillantes et nacrées, qui s'enlèvent facilement au grattage et laissent en dessous d'elles une surface rouge, luisante et saignant facilement.

-Couche cornée et épiderme = Brûlure au 1er degré

-Derme = Brûlure au 2nd degré -

Hypoderme = Brûlure au 3ème degré

LES DERMATOSES PARASITAIRES

La gale= maladie cutanée produite par un parasite animal le "sarcopte scabéi" et caractérisée par des démangeaisons. Ce parasite creuse des sillons dans l'épiderme où la femelle pond des œufs (2 à 3 fois par jour).

La contamination se fait par contact direct humain et le médecin va rechercher un prurit nocturne et des sillons au niveau de tous les plis de flexion, des poignets, paumes de mains, aisselles et espaces interdigitaux.

Mal traitée, la gale persiste et peut récidiver 15 jours après une guérison apparente. Elle peut se compliquer d'une affection cutanée de type impétigo ou eczéma.

Le traitement consiste à appliquer, après un bain et un savonnage rigoureux, une solution 'Ascabiol' sur tout le corps /sous la responsabilité de l'infirmier, et de laisser agir pendant 24 heures. Après ce laps de temps, il faudra renouveler l'opération, avant de procéder à une nouvelle application d'Ascabiol, en prenant soin d'effectuer un rinçage abondant.

L'environnement doit être traité avec un scabicide.

Les poux de tête =contamination directe par contact humain. Le poux de forme ovale (2 à 3 mm), gris cendré ou rouge vif après absorption sanguine, muni de 3 pattes pour se déplacer, pond à fréquence de 10 oeufs par jour après trois semaines de vie. On le trouve derrière les oreilles et à la base du cou.

Les lentes, petite poche ovale (1 mm) contiennent les oeufs et éclosent 8 jours après la ponte. Elles adhèrent au cheveu.

Au bout de 10 à 12 jours de vie, les poux femelles arrivent à maturité et sont en mesure de pondre à nouveau. Le traitement consiste à saupoudrer le cuir chevelu d'une des solutions appropriées (Aphtyria, Parapoux, Marie Rose) après shampoing le soir, et à le recouvrir d'un bonnet occlusif. Le lendemain, il est indispensable d'effectuer un rinçage au vinaigre chaud et de passer les cheveux au peigne fin pour enlever les lentes et ce, pendant une durée de 8 jours.

Il ne faut pas oublier de nettoyer l'environnement familial.

Les poux de corps = apparition de lésions cutanées de grattage au niveau des aisselles et des flancs.Un traitement à base de poudre ou de solution est indispensable, sans oublier l'élimination de pilosité et la coupe des ongles pour éviter de provoquer des lésions de grattage. Les morpions même traitement que pour les poux de corps.

Ils se situent essentiellement au niveau des plis de l'aine et du pubis.

LA TENUE ET MATERIEL POUR EPOUILLAGE ET LA GALE

Tenue de l'aide soignant :

-Bonnet occlusif, blouse à manches longues bien serrées au poignet.

-Gants, surchaussures à usage unique et masques pour soignant et soigné.

Matériel indispensable :

-Produits spécifiques au traitement de ces parasites et pour l'environnement.

-Deux sacs plastique avec fermeture à ruban adhésif ou élastique, et apposition d'une étiquette comportant la mention "gale" ou "poux", la date de fermeture du sac, en prenant soin d'asperger le linge infecté du produit scabicide avant fermeture.

-Vêtements et sur- chaussures de rechange.

-Gant de toilette jetables pour le bain

- prévoir le séchage au moyen d'un linge destiné à bouillir.

-Draps de rechange pour la réfection du lit.

-Isolement du patient pendant 48 heures.

6-11- VOCABULAIRE EN DERMATOLOGIE

Abcès=amas de pus dans une partie du corps

Acné=dermatose caractérisée par des boutons (papule, pustule) développés au dépend du follicule-sébacé siégeant principalement au visage

Adénite=augmentation du ganglion lymphatique

Angiome =tache vasculaire de couleur rouge violacée

Anthrax =réunion de plusieurs furoncles s'accompagnant d'une infection du tissu sous-cutané par le staphylocoque

Aphte =petite ulcération de la muqueuse buccale

Couperose =coloration rouge du visage, due à une dilation des vaisseaux capillaires

Dermatite =inflammation du derme

Dermatologie =spécialité de la médecine qui étudie et traite les maladies de la peau Dermatologue =médecin spécialisé qui traite les maladies de la peau

Dermatose =terme général désignant les maladies de la peau

Derme =tissu constituant la couche profonde de la peau

Desquamation =chute physiologique de la couche superficielle de la peau (dans certains cas relève de la pathologie)

Eczéma =dermatose caractérisée par des vésicules sèches ou séreuses pouvant desquamer Engelure =lésion inflammatoire des extrémités (mains, pieds, nez, oreilles) provoquée par le froid Epiderme =Couche superficielle de la peau

Epidermite =Inflammation de l'épiderme

Erysipèle =maladie infectieuse, due à un streptocoque, caractérisée par une inflammation de la peau

Erythème =coloration rouge et localisée sur la peau.

Furoncle =inflammation puis infection d'un follicule pilo-sébacé produite par un staphylocoque Gangrène =mortification locale qui aboutit à la nécrose des tissus, avec tendance à l'extension Hématome =amas de sang sous la peau Ictère pigmentation jaune de la peau et des muqueuses

Kyste =tumeur bénigne contenant une substance liquide ou semi-liquide

Macule =tache rouge au niveau et disparaissant à la pression du doigt

Muguet =dépôt blanchâtre dans la bouche des nouveau-nés et des personnes âgées du à un champignon "Candida Albican"

Mycose =affection de la peau provoquée par des champignons

Nécrose =mortification des tissus

Nodule =petit renflement de la peau, de consistance dure

Œdème= infiltration d'eau dans les tissus

Panaris =inflammation aiguë due à une infection, située près d'un ongle ou d'un doigt

Papule =lésion cutanée avec étendue de dimension variable et sans liquide

Phanères =production protectrice apparente de l'épiderme (poils, ongles, cheveux)

Prurit =démangeaison cutanée pouvant entraîner des lésions

Pustule =vésicule contenant un liquide purulent

Squame =lamelle épidermique se détachant de la peau

Téguments =terme général désignant ce qui recouvre le corps de l'être humain (peau et poils) Tumeur =augmentation de volume d'une partie d'un tissu ou d'un organe, due à une multiplication des cellules. Cette tumeur peut être bénigne ou maligne

Ulcère =perte de substance, d'un revêtement épithélial, cutané ou muqueux, s'accompagnant de lésions plus ou moins profondes des tissus sous-jacents qui en rendent la cicatrisation difficile

Urticaire =éruption cutanée prurigineuse passagère constituée de papules érythémateuses, souvent due à une réaction allergique

Vergeture =rai de la peau, due à une distension ou la rupture des fibres élastiques du derme pendant la grossesse ou après une perte de poids importante

Verrue =tumeur bénigne de l'épiderme due à un virus

Vésicule =lésion de la peau, de dimension variable, contenant un liquide transparent (phlyctène)

6-12-L'AIDE SOIGNANT ET LE REPAS DU PATIENT

AU PREALABLE

L'aide soignant devra :

-Vérifier si le patient doit rester à jeun.

-Evaluer les capacités physiques du patient et de son autonomie.

-Connaître les patients qui ont des troubles de déglutition.

-Prévoir le lieu et l'aménagement nécessaire au repas.

-L'état corporel du patient (changement de protection, soin de bouche…).

L'INSTALLATION DU PATIENT

L'aide soignant devra :

-Effectuer le lavage des mains.

-Proposer les toilettes ou le bassin au patient.

Dans le cas d'une installation au fauteuil :

- Le patient devra être correctement vêtu et chaussé (pose de cale pieds si nécessaire), avoir le dos bien droit.

- L'aide soignant devra régler l'adaptable à bonne hauteur du patient et mettre à sa disposition eau, verre, couverts et la sonnette d'alarme.

- Dans le cas d'une installation au lit, l'aide soignant devra aussi vérifier la position la plus adaptée, prescrite et/ou interdite en fonction de la pathologie du patient.

LA DISTRIBUTION DU REPAS

L'aide soignant devra :

- Effectuer le lavage des mains et mettre une surblouse.

-Vérifier le repas du patient (prescription d'un régime, religion…).

- Vérifier l'accessibilité de tous les éléments par le patient.

- Aider à la coupe et consommation des aliments (ouverture de yaourt, épluchage du fruit…). -Respecter le rythme de déglutition du patient.

-Proposer à boire au cours du repas.

-Observer les réactions du patient (dégoût, soif excessive…).

-Respecter son autonomie.

-Ecouter sa demande en fonction de ses goûts culinaires (plus de sel) sauf en cas de contre-indication.

!!! Ne jamais utiliser de manoeuvre qui obligerait une personne à ouvrir la bouche et à avaler contre sa volonté.

LES RISQUES DE FAUSSE ROUTE

L'aide soignant devra : Rester à côté du patient pendant tout son repas.

Choisir une place à table (repas en collectivité) afin que le patient puisse se dégager facilement.

Favoriser une position adéquate face au patient (rotation de la tête).

Vérifier le maintien correct de prothèse dentaire.

Couper en petits morceaux les aliments et les administrer en petite quantité.

Favoriser une boisson gélifiée si nécessaire.

Prendre le temps nécessaire à la déglutition entre chaque bouchée.

Ne pas détourner son attention.

APRÈS LE REPAS… L'aide soignant devra :

-Débarrasser le plateau.

-Noter la quantité de nourriture absorbée par le patient.

-Effectuer le lavage des mains.

-Nettoyer l'adaptable.

-Réinstaller le patient confortablement sur le fauteuil après lui avoir proposé les toilettes, le bassin…

- Effectuer le brossage des dents ou l'entretien de la prothèse dentaire

6-13- BASE DE L'ALIMENTATION EQUILIBREEES

OBJECTIFS : Amélioration de la santé publique.

- Lutte contre les maladies du comportement alimentaire.

-Lutte contre la surcharge pondérale qui risque de provoquer une hypertension artérielle, du diabète gras, hyperlipémie : maladies cardiovasculaires (ischémiques), carences : population en état de précarité, régimes restrictifs, cancer…

Meilleure qualité de santé. Espérance de vie.

RAPPEL SUR LES NUTRIMENTS

Aliments = Energie !

Métabolisme de base = ♂ : Homme 2 500 à 2 700 calories ♀ : 1 800 à 2 000 calories

Etat physiologique :

-femme enceinte,

-nourrisson

-enfant de 3 à 6 ans

-femme âgée -femme adulte

-enfant de 6 à 10 ans

- homme âgé

-adolescente

-homme adulte

-adolescent

Aliments=Energie = nutriments énergétiques

Nutriments énergétiques

-Protides = Eléments bâtisseurs : acides aminés indispensables, protides animales et végétales -Lipides = Nutriments les plus énergétiques : réserve énergétique (tissu adipeux), Acides Gras Saturés (A.G.S.) : graisses animales,et Acides Gras Insaturés (A.G.I.) : graisses végétales -Glucides= Nutriments énergétiques : les plus utilisés comme le glucose, les glucides lents (féculents), glucides rapides (fruits, lait)

Aliments - Energie - Nutriments énergétiques / Nutriments non énergétiques

- Minéraux (magnésium, potassium, calcium, sodium)

--Vitamines Hydrosolubles : C et B - Liposolubes : A. D. E. K.

-Oligo-éléments (fluor, zinc)

-Eau : 2 litres par jour pour 1 adulte

RAPPEL SUR LES ALIMENTS ( Apprendre Pyramide / approfondir si la faim vous le dit;o)

Les aliments sont classés en six groupes :

-Produits laitiers = apport en calcium, protides, lipides, vitamines A et D)

-Viandes, poissons, œufs = apport en protides, fer, vitamines A et D)

-Céréales, légumes secs =apport en glucides, vitamines B, fibres

-Légumes et fruits frais = apport en vitamine C, fibres, glucides, fer

-Matières grasses = apport en graisses animales et végétales, vitamines A. D. E. et en acides gras insaturés

-Produits sucrés (glucides rapides) = apport en calories vides !

6-14- COMPORTEMENT ALIMENTAIRE ACTUEL

-Trop de graisses saturées : viandes grasses (charcuterie, viande en sauce…), fromage, viennoiserie, pâtisserie, de sucres rapides (boissons sucrées, pâtisserie, viennoiserie, laitages aromatisés), de sel et d'alcool

-Pas assez d'éléments protecteurs : végétaux frais… de poisson, de sucres lents et de calcium

RECOMMANDATIONS SPECIFIQUES

Le nourrisson : 1 à 3 ans = Alimentation de base (allaitement maternel ou adapté au nourrisson) Progression dans la diversification des aliments : 4 à 5 mois : farine sans gluten, légumes, jus de fruit (à la cuillère)

6 mois : viande, jaune d'oeuf, pomme de terre, autre laitage…

8 mois : petites pâtes 9 mois : oeuf entier, fromage

12 mois : fruits exotiques (kiwi)…

18 mois : légumes secs

24 à 36 mois : alimentation diversifiée.

L'enfant : 3 à 6 ans = Education nutritionnelle = Apport en calcium, légumes et fruits frais, viande, poisson, oeuf / 10 grammes par année d'âge jusqu'à 6 ans - 500 ml de lait par jour ou équivalent.

L'enfant : 6 à 10 ans = apport conséquent en calcium, attention à la consommation trop importante de sucreries ,boissons sucrées, grignotage…

L'adolescent : apport important en calcium, fer…, attention aux restrictions excessives.

L'adulte…La personne âgée : apport plus important en calcium, fibres, vitamines C. D, fer…

CORRECTIONS ALIMENTAIRES = Fruits et légumes 5 fois par jour) / Sucres lents = 1 sucre lent par repas = Diminuer = Viandes Sel Lait, Plats préparés, et remplacer par Volailles, poissons, oeuf Eau et surtout Varier les matières grasses, animales et végétales

(ICI, ce sont les fondamentaux, n'hésitez pas à aller plus loin sur le sujet / guides sur l'hygiène nutritionnelle, l'équilibre alimentaire, pyramide alimentaire...LIRE)

6-15- ALIMENTATION EQUILIBREE = Variété au sein des groupes alimentaires.

Densité alimentaire (nutritionnelle et calorique).

A éviter / A privilégier/ EX.

Céréales : Chips / riz ou pates

Laitiers : boursin / fromage ou yaourt

Protéines animales : abat / viande maigre, poisson, œuf

Matières grasses : Mayonnaise / Beurre

Produits sucrés : nutella / Miel

Boisson : soda / eau

-Fréquence de consommation rythmée selon l'âge :3 fois/jour pour l'adulte, 

4 fois/jour pour le jeune enfant, l'adolescent, la personne âgée, la femme enceinte ou allaitant.

-Structure des repas la consistance ET l'indice :

petit déjeuner = bon repas

déjeuner = repas principal

goûter = vrai repas

dîner= repas léger

petit déjeuner = indice 3 à 4

déjeuner = indice 4 à 5

goûter= indice 3

dîner indice 4

! éviter trop de préparations culinaires et trop de cuissons à haute température /barbecues.

6-16-DEVELOPPEMENT DE L'ENFANT

INTRODUCTION On différencie les étapes du développement de l'enfant :

-Somatique.

-Psychoaffectif.

-Psychomoteur.

-Intellectuel.

Pour mener à terme sa croissance et obtenir la maturation du corps et de l'esprit.

DEVELOPPEMENT SOMATIQUE La croissance a pour principal objectif l'évolution de l'organisme à une maturation générale (staturo-pondéral et dentaire).

Chaque enfant a son propre rythme et sa vitesse de croissance dépend aussi de son âge :

Du nouveau-né à au nourrisson de 2 ans.

Du jeune enfant de 3 à 10 ans.

De l'adolescent...

et selon des facteurs de croissance : Externes - Internes

- Nutrition (qualité et quantité).

-Conditions de vie /environnement. Relations affectives. Surveillance sanitaire (prévention, dépistage scolaire…). Génétique.

-Hormones (hormones de croissance, thyroïdienne, sexuelles…).

On distingue deux temps pour la maturation des dents :

-Entre 6 et 30 mois = dentition temporaire : 20 dents

-6 ans à l'âge adulte = dentition permanente = 32 dents.

Lors de l'apparition des dents, quelques troubles peuvent se manifester :

-Hyper salivation.

-Inflammation des gencives.

-Diarrhée.

-Fièvre modérée.

-Rhino pharyngite, otite.

-Perte de l'appétit.

-Sensibilité à une température élevée.

-Troubles du sommeil et de l'humeur.

Le développement pubertaire : dernière étape du développement somatique.

Contrairement aux garçons pour qui la puberté se manifeste, aux environs de 14 ans, par :

- Le développement des organes génitaux et pilosité.

-Une pilosité sur le visage et le tronc.

-La mue de la voix.

- Erection et éjaculation.

La puberté chez les filles est plus précoce (10 - 12 ans) et se manifeste par :

- Le développement des seins et pilosité au pubis.

- Les menstrues.

DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR

Acquisitions psychomotrices

-Motrices et posturales (liées au tonus musculaire).

- Manuelles (liées à la préhension et au graphisme).

-Langage (compréhension et expression).

-Occulo-motrices (poursuite oculaire, convergence, coordination occulo-manuelle). Compétences à la naissance

- Auditives.

-Visuelles.

-Olfactives.

-Gustatives.

-Motrices (réflexes).

- Communication.

Déroulement de l'apprentissage 

Apprentissage dès les 1er jours de la vie,

apprentissage de base et en continu, 

perfectionnement, en lien avec des stimulations extérieures,

Motricité fine

Développement grâce aux activités sportives et technologiques en liaison avec le développement psychoaffectif.

DEVELOPPEMENT PSYCHOAFFECTIF

-Liens avec les compétences du nouveau né.

-Liens et interactions (toucher) avec son environnement, son entourage familial ou amical. -Stimulations pour aider au développement du cerveau immature du nouveau né.

- Symbiose à la naissance (état fusionnel avec la mère).

- Se différencie des autres aux environs de 8 mois.

- Période d'opposition de 18 à 36 mois environ.

- Complexe d'OEdipe entre 3 et 5 ans.

- Période de latence jusqu'à l'adolescence (autonomie et protection). Cette ambivalence provoquera des conflits qui sont une nécessité vitale pour l'affirmation de soi.

- Attitude déviante par le corps et/ou l'esprit.

-Besoin de se bouger.

Certains adolescents se sentent et ont besoin de se valoriser auprès d'adultes.

DEVELOPPEMENT INTELLECTUEL

-Intelligence sensori-motrice de la naissance à 18 mois.

-Intelligence symbolique et pré-opératoire entre 2 et 4 ans.

-Intelligence opératoire et concrète de 7 à 12 ans.

-Intelligence formelle (hypothèse et déduction) après 12 ans.

DEROULEMENT DU BAIN DU NOUVEAU-NE

Avant d’en arriver au bain à proprement parler, vérifier que le matériel et le mobilier (en particulier le plan de travail et la baignoire) soient préparés et propres.

-Se laver les mains ailleurs que dans la baignoire ou utiliser la solution hydroalcoolique.

-Faire couler l’eau du bain et vérifier la température de celui-ci avec le thermomètre de bain. -Commencer par déshabiller le bébé, de préférence par les vêtements du bas, tout en lui parlant. -Enlever la couche.

Nettoyer le siège s’il est souillé (prévoir de pouvoir se relaver les mains, c’est-à-dire de ne pas laisser l’enfant seul et d’avoir un lavabo disponible ou utiliser une solution hydro-alcoolique).

-Finir de déshabiller l’enfant.

-Peser le nouveau-né si nécessaire (en le posant avec délicatesse sur le pèse-bébé propre, désinfecté et protégé par un papier à usage unique et taré) puis le reposer sur le coussin de change.

-Humidifier le gant ou les mains et ajouter du savon.

-Savonner délicatement le bébé en commençant par le cou, les épaules, les aisselles, les bras, les mains, le torse puis les pieds, les jambes et finir par le siège.

-Avant l’étape suivante, soyez attentif à la température de l’eau, elle a pu refroidir de trop. -Maintenir le bébé sous la nuque et l’aisselle avec une main, sous le siège avec l’autre main, puis tout en lui expliquant ce qui va se passer, mettre doucement et progressivement le bébé dans l’eau.

-Dégager ensuite la main qui soutenait le siège et s’en servir pour savonner le cuir chevelu du bébé et le rincer.

- Le bain ne doit pas durer plus de quelques minutes pour éviter le refroidissement ; profiter néanmoins de cet instant privilégié pour communiquer avec le bébé de façon verbale et non verbale. Juste avant de sortir l’enfant de l’eau, déplier la serviette propre qui est préparée.

-Sortir délicatement le nourrisson du bain et le sécher rapidement en le tamponnant !!! Ne pas oublier les plis du cou, des aisselles, inguinaux et les creux poplités.

-Positionner la couche. Enfiler d’abord la chemise et éviter de reposer le bébé sur un coin de serviette mouillée. Utiliser la solution hydro-alcoolique avant de faire le soin du cordon.

- Nettoyer le nombril, s’il est cicatrisé, avec un coton-tige humidifié ou procéder au soin du cordon (sans appliquer de produit actif). Vérifier que le siège soit propre et compléter par la toilette des organes génitaux avec du coton humidifié.

-Ne pas décalotter le prépuce. Placer la couche propre. Fermer la couche (si l’ombilic n’est pas cicatrisé, fermer la couche sans recouvrir le pansement). Finir d’habiller le bébé.

-Procéder à un lavage de mains tout en garantissant la sécurité de l’enfant ou utiliser une solution hydro-alcoolique.

-Faire la toilette du visage. Replacer l’enfant dans son lit ou dans les bras de des parents tout en lui signifiant que vous avez fini votre soin auprès de lui. Procéder à un lavage des mains.

-Procéder au nettoyage et au rangement du matériel.

-Procéder de nouveau au lavage des mains.

-Faire les transmissions écrites et orales concernant le soin et le comportement du bébé.

-Pour le nourrisson… compléter la toilette du siège en nettoyant la vulve ou le prépuce.

--Chez l’enfant plus grand: insister pour qu’il fasse correctement sa toilette intime le garçon doit savoir se décalotter, la fille doit nettoyer en écartant les petites lèvres.

LE CHANGE DE L’ENFANT !!!

Avant d’en arriver au change à proprement parler, vérifier que le mobilier et le matériel soient préparés et propres.

Placer une protection et si possible en plus un papier à usage unique. Prendre le nourrisson et l’allonger sur le plan de change.

Défaire les vêtements du bas du corps, y compris les chaussettes et chaussures le cas échéant. Oter la couche en essayant d’éliminer les selles avec l’intérieur de la couche et en la repliant. Jeter la couche et reposer le nourrisson sur le papier à usage unique, sinon replier la couche et le poser sur la couche repliée.

Nettoyer avec un gant humidifié et savonné, en commençant par les plis de l’aine, puis le sexe :

- le garçon = penser à soulever la verge et les testicules.

-la fille = penser à nettoyer entre les petites lèvres. puis terminer en allant vers les fesses et l’anus en dernier/ ne jamais revenir vers l’avant.

Rincer en suivant la même technique, l’idéal étant de changer de gant. Mettre le gant au sale. Essuyer en tamponnant délicatement = ne pas oublier les plis.

Replacer une couche propre. Se laver les mains dès que possible

ATTENTION !!! à la sécurité de l’enfant.

Finir de rhabiller l’enfant. Replacer l’enfant en toute sécurité.

Evacuer le matériel sale et se laver à nouveau les mains. Effectuer les transmissions orales et écrites.

6-17- MEDICAMENTS ET SURVEILLANCE

DEFINITION des Médicaments Ce sont des substances chimiques qui, de par leur propriété, permettent de guérir, de prévenir les maladies ou d'élaborer des diagnostics.

PRESENTATION DES DIFFERENTES VOIES D'ADMINISTRATION

La voie externe = pommade, poudre, patch.

La voie buccale = solide (comprimé, gélule, capsule, pilule, granulé et cachet), liquide (sirop, soluté, huile, teinture alcoolique et gargarisme),

autres voies (collutoire et gargarisme).

La voie respiratoire = aérosol, inhalations.

La voie nasale = gouttes.

La voie auriculaire = gouttes.

La voie oculaire = collyre, pommade.

La voie parentérale = toutes formes d'injection (sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, intra-artérielle, intra-articulaire).

La voie intracardiaque

La voie rachidienne = péridurale.

La voie vaginale = ovule, comprimé gynécologique.

!!! Ne pas modifier le MODE D'ADMINISTRATION INITIAL exception faite pour les traitements administrés par voie buccale où l'on peut considérer que "tout ce qui peut être bu peut être injecté".

CLASSEMENT DES MEDICAMENTS

--Médicaments dangereux prescrits sur ordonnance non renouvelable (antibiotique, somnifère, pilule contraceptive).

--Médicaments prescrits sur ordonnance renouvelable sauf si indication "NON RENOUVELABLE" écrite par le praticien.

-Les stupéfiants (morphine…) médicaments prescrits sur double ordonnance du médecin, dont une à souche, uniquement délivrés (selon le texte de loi en vigueur) pour une période de 7 jours. Hors liste médicaments dit de confort. !!!

Tout médicament porte la mention A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché)

PRECAUTIONS GENERALES

Médicaments toujours sous clef et sous la responsabilité du surveillant et des infirmiers par délégation de la surveillante.

L'aide soignant n'est pas habilité au rangement des médicaments. Aucun médicament ne doit "traîner" dans une chambre ou dans un autre lieu.

Ne jamais laisser de médicament à portée des patients ou de toute personne étrangère à l'équipe médicale (médecins, infirmiers, surveillant).

L'aide soignant n'a pas le droit de préparer ni de distribuer les médicaments. Il peut seulement aider le patient à prendre son traitement. (Je vous recommande de lire la jurisprudence dans ce domaine precis, qui est riche d'enseignement quant à notre responsabilité)

LES DIFFERENTS CLASSEMENTS THERAPEUTIQUES Les antibiotiques qui agissent de manière spécifique sur les micro-organismes tels que les microbes et qui sont administrés lors d'une infection bactérienne. Afin de cibler l'antibiotique spécifique, il est procédé à un antibiogramme (recherche du germe responsable de l'infection). -

L'aide soignant doit :

-S'assurer de la prise du traitement antibiotique par le patient. -Prévoir des ferments lactiques (yaourt…).

-Reconnaître les effets secondaires : diarrhée, nausée, vomissement, douleurs abdominales, irruption cutanée localisée ou étendue, démangeaison anale, mycose buccale, état de choc (hypotension, transpiration, frissons et pouls filant).

Les anticoagulants qui provoquent une hypocoagulation (fluidité du sang). Ils se présentent sous forme injectable ou administration buccale. Ils sont prescrits de façon préventive contre les phlébites après une intervention chirurgicale ou lors d'un alitement prolongé et possèdent un rôle curatif pour éviter les maladies thromboemboliques "Thrombus" (formation de caillot de sang)  infarctus du myocarde…

L'aide soignant doit : Surveiller l'apparition d'une phlébite.

Prendre des précautions lors du rasage.

Surveiller les signes de complications liées à la prise d'anticoagulant et/ou de surdosage (hémorragie, épistaxis, gingivorragie, ecchymose spontanée, hématurie, rectorragie).

Les corticoïdes sont des anti-inflammatoires très puissants employés dans de nombreuses pathologies.

L'aide soignant doit surveiller :

-Le suivi d'un régime sans sel (95 % des patients sont sous régime sans sel).

- L'apparition d'un œdème.

-La courbe de poids quotidiennement.

-La diurèse.

-La glycosurie (patient sous régime sans sucre).

- L'apparition de troubles de l'humeur. Les diurétiques augmentent la diurèse et sont prescrits dans le cas d'oedème aigu du poumon, d'une hypertension artérielle ou de tout autre œdème.

L'aide soignant doit surveiller :

-La diurèse.

-La courbe de poids quotidiennement.

-Le suivi d'un régime hyposodé (pauvre en sel). Les antalgiques agissent contre la douleur.

On distingue deux types d'antalgiques :

- Paracétamol.

- Acide acetyl salicitique (aspirine) fluidifiant du sang qui prévient aussi contre les infarctus du myocarde.

L'aide soignant doit surveiller l'efficacité du traitement ou l'apparition de douleurs gastriques (paracétamol). Les laxatifs facilitent le transit intestinal et permettent l'évacuation des selles. L'aide soignant devra surveiller la fréquence et l'aspect des selles. Les somnifères combattent les insomnies.

Attention !! Pas d'arrêt brutal / risques de convulsion.

Les antimitotiques employés en chimiothérapie cancéreuse car ils agissent sur la reproduction cellulaire.

Les A.I.N.S. (Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens) 

L'aide soignant devra surveiller si le patient présente des douleurs gastriques.

Le Placebo est une substance inerte donnée avec le rituel d'un traitement médical.

6-19- LA FIEVRE

DEFINITION C'est l'expression d'un problème infectieux. La température corporelle augmente au-dessus des normes.

LES ORIGINES

Infections virales ou bactériennes

Toutes les maladies infantiles contagieuses, pathologies O.R.L.

-Méningite.

-Pathologies pulmonaires (bronchite, bronchiolite…).

- Infections digestives (gastro-entérite) et urinaires.

- Parasites (gale, candidose…).

Non infectieuse

- Réaction après une vaccination.

-Poussée dentaire.

-Coup de chaleur, coup de soleil…

LES COMPLICATIONS

-La déshydratation.

-Convulsions hyperthermiques.

CONDUITE A TENIR

-Accueil et recueil d'informations (début des symptômes, description détaillée…).

-Observation de l'état général : rougeur, marbrures, sueurs, frissons, agitation ou hypotonique (sans réaction), ne joue pas…

-Découvrir l'enfant.

-Prendre les différentes constantes (température, pouls, fréquence respiratoire).

-Faire boire en quantité.

-Rafraîchir l'enfant avec un linge humide sur la fontanelle, brumisateur pour la nuque etc...

ou bain mais attention à la température de l'eau !!!

-Transmissions orales et écrites auprès de l'infirmier.

6-20 -Diarrhée

DEFINITION C'est une émission anormale fréquente de selles molles ou liquides.

LES CAUSES

-Origine virale / présence du virus "Rotavirus" extrêmement virulent et profusion de selles.

-Origine bactérienne / présence de bactéries (salmonelle…).

-Origine alimentaire / consommation d'aliments diarrhéiques trop importante (légumes verts, épinard…) ou alimentation non adaptée en fonction de l'âge de l'enfant, reconstitution exagérée du lait en poudre, traitement antibiotique.

LES COMPLICATIONS

-La déshydratation.

- La diarrhée chronique.

LA CONDUITE A TENIR et TRAITEMENT

-Accueil et recueil d'informations (début des symptômes, description détaillée…).

-Observation et appréciation de l'état général (coloration et tonicité de la peau).

-Peser l'enfant (plus particulièrement le nourrisson).

-Prendre les différentes constantes (température, pouls, fréquence respiratoire).

- Installer confortablement le patient.

Un régime antidiarrhéique (solution de réhydratation, lait de substitution, banane, riz…) sera mis en place sous prescription médicale.

L'aide soignant devra vérifier son suivi (noter les quantités absorbées…).

SURVEILLANCE

-Surveillance de l'état général.

-Fréquence et observation des selles (quantité, aspect, odeur)

-Etablir une courbe de poids

-Rassurer l'enfant et sa famille.

-Ne pas oublier le confort et l'hygiène du patient (désinfection du plan de change et du matériel, lavage de mains, port de gants…).

-Transmissions orales et écrites auprès de l'infirmier.

6-21-LES VOMISSEMENTS

DEFINITION C'est le rejet actif voir brutal de tout ou d'une partie du contenu de l'estomac (à ne pas confondre avec la régurgitation).

LES CAUSES

-Malformation digestive hernie, sténose du pylore, reflux gastro-oesophagie.

-Erreur diététique , suralimentation…

-Intoxication médicamenteuse ,traitement antibiotique.

-Intolérance digestive , gluten…

-Infections O.R.L., urinaires…

LES COMPLICATIONS

-La fausse route : risque d'infection pulmonaire.

-Oesophagite.

-Stagnation ou diminution du poids.

- Déshydratation.

.LA CONDUITE A TENIR et SURVEILLANCE Accueil et recueil d'informations (début des symptômes, description détaillée…).

- Installer le patient en position demi-assise ou en Position Latérale de Sécurité.

- Eviter de donner à boire et à manger sans indication médicale.

- Observation et appréciation de l'état général (grimaces…).

- Mise en place d'un régime "épaissi".

- Ne pas forcer l'enfant à s'alimenter.

-Privilégier une alimentation fractionnée en petite quantité et selon les goûts.

-Respecter les indications du traitement médical (avant ou après le repas…).

- Transmissions orales et écrites.

!!! Risque d'urgence !!!

6-22- La déshydratation de l'enfant

DEFINITION C'est une perte importante d'eau et d'électrolyte (sels minéraux) qui n'est pas compensée.

Trois degrés d'importance de déshydratation :

-Bénigne = perte de poids inférieure ou égale à 5 %

-Modérée = perte de poids entre 5 et 10 %

- Sévère = perte de poids supérieure à 10 %

LES ORIGINES

Origines digestives

-Diarrhée / 90 % des cas.

- Vomissements et diarrhée associés.

Origines cutanées

- Coup de chaleur.

- Hyperthermie.

- Brûlure (coup de soleil).

Origines rénales

-Néphropathie diurétique non contrôlée.

- Diabète.

LES COMPLICATIONS

- Risque de choc cardiovasculaire 

-chute de la tension artérielle.

- Risque de lésion rénale grave.

CONDUITE A TENIR

Accueil et recueil d'informations (début des symptômes, description détaillée…).

Apprécier, reconnaître les différents signes de gravité et observation de :

-état de conscience, pleurs…

-tonicité (hypotonie)

-coloration de la peau (pâle voir gris), pli cutané

-dépression de la fontanelle, globes oculaires creux

-sécheresse de la muqueuse buccale, soif intense.

--Peser l'enfant et comparer avec le poids précédemment enregistré.

--Surveiller les constantes (prise de température, pouls, fréquence respiratoire, coloration de la peau).

!!! Appel d'urgence du médecin.

6-23-Convulsions

DEFINITION C'est un accès hyperthermique suivi de secousses musculaires plus ou moins généralisées à tous les membres, suivi d'une perte de connaissance avec hypotonie / sans réaction.

- A ne pas confondre avec les trémulations , tremblements

ORIGINES

-Convulsions hyperthermiques / fièvre.

-Convulsions sans fièvre / hypocalcémie, hypoglycémie…

- Intoxication médicamenteuse,

-déshydratation, encéphalite, oedème cérébral, traumatisme crânien, foetopathie, manque d'oxygène…

LES COMPLICATIONS

-Etouffement /détresse respiratoire.

-Etat de mal convulsif / crise d'une durée supérieure à 30 minutes.

CONDUITE A TENIR et TRAITEMENT

-Accueil et recueil d'informations (début des symptômes, description détaillée…) et gestion du stress

-Mise en Position Latérale de Sécurité.

- Ecarter tous les dangers (objet, localisation…).

- Eviter que l'enfant se morde la langue.

- Prévenir en URGENCE le médecin ou le S.A.M.U.

-Observer la crise : --crispation locale ou généralisée, --pleurs intensifs, --état de conscience pendant et après la crise.

-Noter l'heure de début et de fin de la convulsion.

-Surveiller les constantes (prise de température, pouls, fréquence respiratoire, coloration de la peau).

-Transmissions orales et écrites auprès de l'infirmier / médicament anticonvulsif administré par voie intra rectale (injection ou canule) sur prescription médicale.

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Fin cours 6

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