Cours 7 -1ère Partie

Cours N° 7 Aide soignant / Cœur du métier

Avoir un schéma du corps humain + schéma squelette = plus que judicieux

7-SEMIOLOGIE DE L'APPAREIL URINAIRE / Soins en médecine et Soins aux Urgences !

LES OBJECTIFS : L'aide soignant devra connaître le vocabulaire et expliquer les différents symptômes existants de l'appareil urinaire.

7-1-DOULEURS LOMBAIRES

-La colique néphrétique = C'est la présence de lithiase (calcul) au niveau des voies urinaires. La douleur est due à une distension aiguë de la voie d'excrétion. La douleur est de forte intensité et débute brutalement. Elle est localisée au niveau lombaire, irradiant vers les organes génitaux externes et la fosse iliaque. Le patient est agité, il a des troubles mictionnels avec dysurie et parfois hématurie. La durée de la douleur est variable de quelques minutes à plusieurs heures. Autres douleurs pouvant être d'origine rachidienne : génitale (menstruations) ou abdominale (constipation).

7-2- BRULURES MICTIONNELLES

Elles sont l'expression clinique du passage douloureux de l'urine au niveau de l'urètre. Elles sont le signe d'infection urinaire et parfois de Maladie (Infection Sexuellement Transmissible)- (I.S.T. ou M.S.T.).

7-3-TROUBLES DE LA MICTION

La pollakiurie est l'émission fréquente de petites urines. Le patient urine plus de 10 fois par jour et se lève parfois la nuit. Les causes : maladie de la prostate, une cystite, du diabète ou certaines pathologies rénales.

La dysurie est la difficulté à uriner, la miction se fait par effort et lentement. Elle peut se dérouler en plusieurs temps :

-La miction initiale : difficulté d'évacuer les premières gouttes d'urine.

-La miction terminale : difficulté pour vider la vessie en fin de miction.

-La miction totale : difficulté du début à la fin de la miction. Les causes : infection urinaire, adénome de la prostate, tumeur de l'urètre.

La rétention urinaire est l'impossibilité d'évacuer l'urine alors que l'envie d'uriner est intense et souvent douloureuse. Le patient garde ses urines dans la vessie. Il se produit une distension de la vessie qui constitue 'le globe vésical'. Les causes : inflammation de l'urètre due à un œdème provoqué soit par un rétrécissement, soit par un traumatisme du rachis lombaire ou par des maladies infectieuses ou tumorales.

L'incontinence urinaire est l'impossibilité pour la vessie de contenir l'urine. La vessie se vide au fur et à mesure de son remplissage. Le besoin d'uriner n'est plus perçu suite à un relâchement des sphincters. La personne a des 'fuites' à l'effort, lors de toux et pendant la nuit. Les causes : le vieillissement, les maladies neurologiques.

L'anurie est la diminution extrême du volume total journalier des urines / < 200 ml par jour. Le patient ne ressent aucune envie d'uriner. Il n'existe pas de globe urinaire et aucune filtration n'est effectuée au niveau du rein. Elle se traduit par une atteinte grave et demande un traitement d'urgence : la dialyse.

L'hématurie, c'est la présence de sang dans les urines. Elle peut être microscopique ou macroscopique. Les causes : tumorale (tumeur de la vessie) traumatique (accident) hématologique (problème de coagulation).

7-4-LA DIURESE OBJECTIFS : Connaître la définition de la diurèse. Expliquer le déroulement de la diurèse. Citer les différentes anomalies.

DEFINITION et INDICATIONS : C'est le volume d'urine émis par le patient sur un temps donné. La diurèse normale varie entre 1,2 litre et 1,5 litre par jour :

-2/3 correspondent au recueil diurne.

-1/3 correspond à la sécrétion nocturne.

La diurèse permet :

-D'observer l'aspect de l'urine.

-D'observer certaines modifications pathologiques.

-De surveiller la fonction rénale.

-De surveiller un traitement diurétique.

-D'effectuer des examens de laboratoire.

LE DEROULEMENT DE LA DIURESE

-Prévenir le patient et s'assurer de sa collaboration.

-Prévenir l'équipe du recueil de la diurèse.

-Faire uriner le patient à une heure précise.

-Jeter les premières urines.

-Conserver les urines suivantes dans un bocal fermé et étiqueté (nom du patient, date et heure du recueil).

- Effectuer un nouveau prélèvement d'urines le lendemain à la même heure et les rajouter à celles prélevées la veille.

- Mesurer la quantité totale et la noter sur la feuille de surveillance et sur le dossier de soins.

- Se laver les mains avant et après chaque contact (bassin, urinal, bocal…).

Les règles générales : Il faut faire uriner le patient, si possible, avant la défécation et conserver le bocal lisiblement étiqueté dans les toilettes.

Entretien journalier du bocal à urines : Si le bocal ne va pas au laboratoire d'analyses il faut le vider après avoir noté la quantité d'urine émise, le brosser, le laver à l'eau savonneuse, le rincer et le désinfecter.

MODIFICATIONS PATHOLOGIQUES DES URINES

Surveillance des anomalies de la diurèse :

- Oligurie = diminution du volume d'urine (environ 800 ml).

- Polyurie = augmentation du volume d'urine par jour > 2,5 litres.

-Anurie = absence < 200 ml par jour. Surveillance de la couleur Incolore : absorption importante de boisson = urine diluée.

-Rosée : absorption de certains médicaments.

-Orangée : lors de traitements antituberculeux.

-Rouge : présence de sang dans les urines ou ingestion de betteraves.

-Foncée : urine concentrée (en petite quantité).

-Brun acajou : atteinte hépatique.

- Floconneuse : dépôt de phosphates ou d'urates.

-Trouble : présence de pus (pyurie).

-Noire : ingestion de fer (rhubarbe).

Surveillance et description de l'odeur :

- Forte. -Ammoniaquée.

-Putride.

TRANSMISSIONS : Il faut retranscrire toutes les informations concernant la diurèse (quantité, aspect, odeur) dans le dossier et de façon orale auprès de l'infirmier.

7-5- SURVEILLANCE DE LA SONDE URINAIRE

LES OBJECTIFS de la Surveillance de la Sonde Urinaire :

-Connaître la principale cause / complication de la pose d'une sonde urinaire.

- Connaître les éléments de surveillance et décrire l'entretien d'une sonde urinaire. La sonde urinaire est un tuyau souple introduit dans l'urètre pour recueillir les urines d'un patient qui présente des difficultés mictionnelles : opéré, patient dans le coma, paraplégique, grand brûlé, incontinence urinaire.

ELEMENTS DE SURVEILLANCE

-Le sac collecteur doit toujours être en position déclive par rapport à la vessie.

!!! Attention aux manipulations !!! Ne pas lever trop haut la poche lors d'un changement de côté. -Le sac collecteur ne doit jamais être posé à terre.

-Ne jamais faire de traction sur la sonde.

-Vérifier le bon écoulement des urines et la position non coudée du tuyau.

-Le tuyau d'évacuation doit toujours être positionné du côté opposé à une plaie.

-Vérifier l'intégrité du système et l'absence de fuites dans le lit.

-Ne jamais désadapter le sac collecteur.

- La vidange de la poche se fait dans le bocal à urines et pendant ce geste, il faut éviter le contact de l'embout de la poche avec le bocal.

- Porter des gants non stériles.

-Désinfecter la valve avant et après la vidange.

ENTRETIEN DE LA SONDE URINAIRE : L'entretien de la sonde urinaire se fait en même temps que la toilette génito-anale au moment du change de protection et demande une asepsie rigoureuse. Le caoutchouc du tuyau de la sonde urinaire se lave à l'eau savonneuse sans faire d'aller et retour et dans un mouvement allant vers l'extérieur.

7-6- POSE DE L'ETUI PENIEN (Pénilex)

LES OBJECTIFS de l'Etui Pénien ou Pénilex:

-Connaître les objectifs de la pose de l'étui pénien.

-Expliquer le déroulement de la pose.

-Connaître les règles à respecter qui permettent de lutter contre les infections nosocomiales. INDICATIONS SUR LA POSE D'UN ETUI PENIEN : La pose d'un étui pénien se pratique dans le cas d'incontinence urinaire masculine pour :

- Le recueil de la diurèse sans l'utilisation d'une sonde urinaire.

- Un meilleur confort du patient afin qu'il ne soit plus souillé.

- Eviter la macération et l'irritation dans la région génito-urinaire.

PREPARATION DU MATERIEL

!! pour les personnes qui ne sont pas du tout dans la branche, renseignez vous sur le web pour voir les images du *matériel, c'est plus parlant !!

-Nécessaire pour la toilette génito-anale.

- *Etui pénien ADAPTE à la taille de la verge.

- *Poche à recueil d'urines.

-Gants à usage unique.

- *Haricot, poubelle…

LE DEROULEMENT

-Prévenir le patient et lui expliquer le soin.

- Se laver les mains et mettre les gants.

-Effectuer la toilette, rincer et bien sécher.

-Appliquer l'étui sur la verge et le dérouler jusqu'à sa base sans décalotter, en laissant un espace de 2 cm entre le gland et le fond de l'étui et le faire adhérer.

-Raccorder l'étui à la poche à urines. -Réinstaller le patient.

-Ranger le matériel.

- Lavage des mains et transmissions.

!!!!----Travail perso : Faire des schémas du corps humain, représenter fidèlement l'anatomie des systèmes et des organes / noter leur (s) fonction (s)-----!!!!

REGLES GENERALES

-Changer l'étui pénien tous les jours après la toilette.

-Surveiller l'état cutané (rougeur, irritation, œdème).

-S'assurer de l'étanchéité du système.

7-7-VOCABULAIRE DE L'APPAREIL URINAIRE !!! à apprendre / à connaître!!!

Acétonurie =présence d’acétone dans les urines.

Albuminurie =présence d’albumine dans les urines.

Anurie =absence d’urine dans la vessie.

Bassinet =organe en forme d’entonnoir constitué par l’union des grands calices.

Calcul =lithiase (pierre).

Calice =origine des voies urinaires.

Cathétérisme sus-pubien =acte chirurgical consistant à introduire un cathéter par voie abdominale afin de recueillir l’urine d’une personne en rétention.

Coliques néphrétiques =migration de calcul dans les voies urinaires entraînant des douleurs intenses.

Continence =émission volontaire d’urine ou de selles.

Cortico-surrénale =glande hormonale en forme de capsule coiffant chaque rein.

Cystectomie =ablation totale ou partielle de la vessie.

Cystite =inflammation de la vessie.

Cystographie =radiographie de la vessie.

Cystoscope =appareil permettant de visualiser la vessie après cathétérisme de l’urètre. Cystoscopie =examen direct de la vessie à l’aide d’un cystoscope.

Diurèse =volume des urines émises pendant 24 heures.

Diurétique =groupe de médicaments qui permet l’augmentation de la sécrétion urinaire.

Dysurie =difficulté à uriner.

E.C.B.U. =Examen Cyto Bactériologique des Urines (cyto cellules -/ bactério bactérie)

Enurésie =incontinence urinaire nocturne.

Globe vésical =désigne une vessie pleine lors d’une rétention d’urine.

Glycosurie =présence de sucre dans les urines.

Hématurie =présence de sang dans les urines.

Hémodialyse =épuration du sang à l'aide d'une machine.

Méat urinaire =orifice extérieur de l'urètre par où sort l'urine.

Miction =action d'uriner.

Néphrectomie =ablation totale ou partielle du rein.

Néphrite =inflammation du rein.

Néphrologue =médecin spécialisé dans les maladies du rein.

Néphropathie =maladie du rein en général.

Oligurie =diminution du volume d'urine.

Pollakiurie =miction fréquente mais urine peu abondante.

Polyurie =augmentation du volume d'urine.

Protéinurie =présence de protéines dans les urines.

Prostatectomie =ablation totale ou partielle de la prostate.

Pyélite =inflammation du bassinet.

Pyélonéphrite =inflammation du bassinet et du rein.

Pyurie =présence de pus dans les urines.

Rein =glande sécrétant l'urine.

Rein artificiel =appareil permettant l'épuration du sang.

Rétention =absence de miction bien que la vessie soit pleine.

Sondage vésical =recueil d'urine après cathétérisme de l'urètre à l'aide d'une sonde. Uretère =conduit reliant le rein à la vessie.

Uretérectomie =ablation totale ou partielle de l'urètre.

Urétrite =inflammation de l'uretère.

Uricurie =présence d'acide urique dans les urines.

Urographie Intra Veineuse / U.I.V.= radiographie de l'arbre urinaire après injection par voie intraveineuse d'un produit de contraste.

Urologie = partie de la chirurgie qui traite les maladies du rein et chez l'homme de l'appareil génital.

Urologue =chirurgien spécialisé dans les maladies du rein.

Vessie =réservoir contenant l'urine.

7-8-SEMIOLOGIE DE L'APPAREIL DIGESTIF LES TROUBLES DE L'APPETIT :

-L'inappétence est la diminution de l'appétit voir le dégoût de certains aliments.

-La polyphagie représente l'exagération de l'appétit. Elle se rencontre essentiellement chez les personnes atteintes de diabète ou d'obésité.

-L'anorexie est une diminution de l'appétit plus importante que l'inappétence (plus envie de manger, plus de force…).

LES DOULEURS : Certains critères sont essentielles pour définir la douleur :

-Localisation = niveau thoracique, abdominale, hypochondre (deux côtés de l'abdomen).

-Type : crampes, brûlures, torsion, écrasement, élancement

-Intensité : violente ou sourde (supportable mais permanente).

-Durée : en continue ou discontinue, horaire.

Différents facteurs associés : après un repas, certains aliments, position, médicaments…

La dyspepsie = digestion lente et pénible se rencontre essentiellement dans de nombreuses pathologies gastriques (gastrite, ulcère à l'estomac, cancer de l'estomac, maladies biliaires et/ou pancréatiques).

Les signes qui peuvent permettre de détecter une dyspepsie :

-Pesanteur abdominale.

-Ballonnement.

-Brûlures localisées le plus souvent à l'œsophage ou l'estomac.

-Flatulences

-Crampes d'estomac pouvant entraîner des vomissements.

La dysphagie = difficulté à déglutir généralement due à un obstacle. Elle se rencontre essentiellement chez les patients atteints d'un cancer de l'œsophage ou /et de l'estomac, d'œsophagite sténosante (inflammation et rétrécissement de l'œsophage).

La douleur gastrique est la forme la plus courante et se rencontre dans le cas d'un ulcère gastrique (perte de substance avec une réaction inflammatoire), et se voit détectée le plus souvent par :

-Douleur épigastrique (localisée entre le sternum et l'ombilic).

-Apparition post-prandiale (entre 1 h à 4 h après un repas) pouvant durer d'une ½ heure à 2 heures.

- Torsion, crampes.

- Intensité variable.

Cette douleur peut se calmer par l'absorption d'aliments. Certains aliments sont à réduire ou à proscrire :

-Alcools et épices.

-Viandes et poissons en sauce.

-Boissons gazeuses.

-Graisses cuites.

- Aliments trop riches en sucre.

-Pain.

-Légumes dit forts/ tomate, concombre

Au bénéfice d'une alimentation fractionnée et en petite quantité en :

-Viandes et poissons grillés. Lait écrémé en poudre. Graisses crues. Œufs, féculents, fruits cuits, légumes verts, produits laitiers (en teneur faible de matières grasses).

La douleur abdominale pour laquelle il est plus difficile d'émettre un diagnostic en raison de facteurs multiples et dont l'origine n'est pas forcément digestive (gynécologique, anale…).

Ce type de douleurs est à considérer comme URGENCE CHIRURGICALE.

7-9-LES SELLES

Fréquence et rythme différents pour chaque individu (en moyenne 1 fois par jour).

-Couleur : rouge = présence de sang blanche = lavement, absence de graisses, noire = présence de sang digéré ou absorption de certains médicaments.

-Consistance moulée (formée par le colon), sèche et dure (déshydratation), glaireuse, liquide avec présence ou non d'aliments non digérés.

-Odeur plus ou moins forte, fétide…

-On constate deux types de diarrhée :

--diarrhée chronique

-- diarrhée aiguë.

On parle de diarrhée lorsque la masse des selles émise en 24 heures représente un poids supérieur à 300 grammes. Elles sont d'une consistance le plus souvent liquide et il est à noter une augmentation sur leur fréquence.

-La constipation représente la diminution de fréquence des selles et l'impossibilité d'aller à la selle (3 fois par semaine). Cette diminution s'accompagne généralement d'une déshydratation des selles qui les rend dures, peu volumineuses et difficiles à expulser.

!!! Il y a risque de fécalome qui peut être compliqué par une occlusion intestinale.!!!

Ces complications surviennent le plus souvent dans le cas d'un alitement prolongé, d'un déséquilibre alimentaire ou d'une déshydratation.

7-10-LES HEMORRAGIES

L'hématémèse ou hémorragie par voie haute est le rejet par la bouche de sang (rouge ou noirâtre) provenant de l'estomac.

Les hémorragies par voie basse

-Maeléna = émission de sang noir digéré dans les selles.

Rectorragie = émission de sang rouge par l'anus.

LES NAUSEES ET VOMISSEMENTS

Les nausées sont des envies de vomir sans extériorisation du contenu gastrique, qui empêchent de s'alimenter correctement. Elles peuvent être déclenchées par la vue d'un aliment et ont de multiples causes.

Les vomissements sont le rejet brutal et involontaire par la bouche du contenu gastrique avec ou sans alimentation

LE ROLE DE L'AIDE SOIGNANT:

-Installer le patient en position semi-assise ou en P.L.S. (Position Latérale de Sécurité).

-Tenir la tête du patient durant l'effort et/ou vomissement.

-Protéger les affaires du patient pour éviter les salissures.

-Recueillir les vomissements dans un haricot pour les montrer à l'infirmier et noter leur volume approximatif et leur aspect.

-Nettoyer et rafraîchir le visage du patient avec de l'eau.

-Rincer la bouche et faire boire.

-Laisser à jeun.

-Changement de vêtements et des draps si nécessaire.

-Laisser à portée de main du patient un haricot, mouchoirs en papier et sonnette d'alarme dans le cas de nouveaux vomissements.

!! Danger !!!! Risques de passage dans les voies aériennes (personne âgée, patient post-opératoire, enfant en bas âge…)

7-11- PRELEVEMENT DE SELLES OBJECTIF et INDICATIONS

L'objectif est de recueillir tout ou une partie des selles en vue d'un examen pour procéder à : La recherche de germes ou de parasites dans les selles.

- La recherche de sang dans les selles.

- L'analyse fonctionnelle de la digestion.

LE MATERIEL INDISPENSABLE

-Dans le cas d'un prélèvement non stérile= Récipient avec une ouverture large. -Abaisse langue. -Paire de gants. - Bassin propre et désinfecté. -Haricot. -Matériel nécessaire pour effectuer une toilette génito-anale.

METHODE DE PRELEVEMENT

Prévenir le patient et s'assurer de sa collaboration. Lui demander d'uriner avant le prélèvement. Lui donner le bassin (au lit ou aux toilettes) même dans le cas d'un patient autonome. Utilisation du haricot par le patient pour déposer le papier hygiénique. Utiliser l'abaisse langue pour transférer une partie ou la totalité des selles (selon prescription médicale) du bassin au récipient. Fermer hermétiquement le récipient et apposer l'étiquette personnalisée du patient.

Toilette génito-anale si nécessaire. Réinstaller confortablement le patient.

Transmissions orales et écrites auprès de l'infirmier.

Le prélèvement se fait toujours sur des selles fraîchement émises

7-12- LE LAVEMENT EVACUATEUR

!! L'aide soignant n'est pas habilité à effectuer seul un lavement évacuateur, Son rôle est de collaborer et aider l'infirmier dans la pratique du soin. L'AS doit connaitre la définition, l'objectif, et le déroulement du soin.

DEFINITION

C'est l'introduction d'un liquide (eau ou eau et huile de paraffine) par l'anus dans le but de débarrasser le gros intestin de matières fécales accumulées.

INDICATIONS

Il est procédé à un lavement évacuateur, auprès d'un patient, dans le cas de constipation ou en vue d'une préparation à certains examens.

CONTRE-INDICATIONS

Il ne sera pas effectué de lavement évacuateur dans le cas de :

-Douleurs abdominales accompagnées de fièvre.

-Traumatismes abdominaux.

-Hémorragies digestives.

-Post-opératoire (3 à 4 jours de délai minimum).

PREPARATION DU MATERIEL

Préparation d'un bock gradué, d'un tuyau en caoutchouc et d'un robinet.

Sonde rectale.

Compresses.

Vaseline en tube ou en spray.

Haricot. Protection.

Ne pas oublier de préparer le bassin.

Remplir le bock avec 2 litres d'eau tiède à 37° C mélangés avec le(s) produit(s) indiqué(s) sur la prescription. S'assurer que le tuyau est purgé (sans air).

Le lavement pourra s'effectuer dans un délai de deux heures au moins après un repas !!

Il est également recommandé de ne pas procéder un lavement évacuateur le soir.!!

INSTALLATION DU PATIENT

Le patient doit être installé du côté DROIT et devra replier sa jambe GAUCHE.

Protection pour éviter les souillures.

Ne pas oublier de préserver la pudeur du patient. L'introduction de la canule sera effectuée par l'infirmier.

IRRIGATION DU COLON

Mettre le bock à 40 - 45 cm au-dessus du patient.

Si le produit ne s'écoule pas, l'infirmier devra retirer la sonde pour vérifier si elle n'est pas obstruée par des selles.

Pendant l'irrigation, l'aide soignant devra conseiller au patient de respirer lentement.

Si le patient ressent des spasmes ou douleur, le lavement sera interrompu et l'infirmier retirera la canule pour reprendre le lavement après un arrêt momentané de 1 à 2 minutes. L'arrêt du robinet est OBLIGATOIRE.

Dès que le bock est vide = fermer de nouveau le robinet afin d'éviter la remontée d'eau souillée. Canule à jeter.

APRES L'IRRIGATION DU COLON

Demander au patient de retenir, dans la mesure du possible, le produit pendant 10 minutes.

Dans le cas d'un patient alité proposer le bassin après un délai de 5 minutes au minimum.

Dans le cas d'un patient autonome s'assurer que les toilettes soient disponibles et lui demander de ne pas évacuer les selles pour vérifier l'efficacité du lavement.

Toilette anale si nécessaire.

Réfection du lit et changement des draps si nécessaire.

Aération de la chambre.

Réinstaller confortablement le patient.

Transmissions orales et écrites des observations (aspect, quantité, odeur) auprès de l'infirmier.

INCIDENTS OU ACCIDENTS :

Fuite du liquide et inondation du lit.

Apparition de coliques diminution de la pression (pincement du tuyau).

!! ATTENTION à la température de l'eau / risque Brûlures!!

Risque : Syncope ou malaise.

Risque : Perforation intestinale TRES GRAVE.

AUTRES TYPES DE LAVEMENT

Dans le cas de micro-lavements (Microlax ou autre produit médicamenteux...)

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!!! Rappel : L'AS n'est pas habilité à pratiquer ce soin. !!!

En fin de parcours, L'AS doit savoir Expliquer DE FACON PRECISE le principe d'utilisation du produit au patient.

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Fin de la première partie du Cours N°7

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