Cours N° 7 / 2ème partie

7-13 - L'ASPIRATION DIGESTIVE- DEFINITION - OBJECTIFS :

L'aspiration digestive a pour but de débarrasser l'estomac de liquides et de gaz pouvant s'y trouver. Une sonde est introduite le plus souvent par le nez, fixée à l'aide d'un sparadrap, et reliée à un sac collecteur.

Deux types d'aspiration :

-L'aspiration douce : le sac collecteur est en position déclive et l'écoulement se fait par différence de pression.

- L'aspiration forcée : la sonde est reliée au bocal - lui-même relié à une source d'aspiration murale de vide.

INDICATIONS

-Post-opératoire pour supprimer toute tension au niveau des sutures ou dans l'attente de reprise du transit.

- Hémorragies digestives.

-Occlusions intestinales.

-Vomissements importants (plus important chez un patient dans le coma).

ROLE DE L'AIDE SOIGNANT :

-Lors des soins d'hygiène, ne jamais tirer sur la sonde et prévenir l'infirmier si la sonde a bougé… -Dans le cas d'une aspiration douce, ne jamais changer la hauteur du sac par rapport au patient sauf autorisation de l'infirmier et dans un temps limité

- clamper la sonde et remettre au même niveau prescrit par le médecin.

-Dans le cas d'une aspiration forcée (murale), ne jamais changer le réglage du manomètre. -Changement du sac collecteur dès qu'il est rempli.

-Surveiller l'apparition d'escarre au niveau du nez et appliquer une pommade.

Dépister tout signe de douleur ou de gène.

!! Transmissions orales et écrites des informations (quantité, qualité des écoulements…) auprès de l'infirmier.

Procéder au nettoyage et à la désinfection du matériel utilisé (bocal, raccord) si non prévu pour un usage unique.

7 -14- L'ALIMENTATION ENTERALE DEFINITION

L'alimentation entérale consiste à alimenter le patient à l'aide d'une sonde placée dans l'estomac soit par une Sonde Naso Gastrique (S.N.G.) ou plus rarement par une sonde gastrostomique. INDICATIONS

-Refus alimentaire.

-Dénutrition.

-Problèmes de fausse route.

-Patient dans le coma.

-Grand brûlé.

-Interventions chirurgicales de type O.R.L.

LE MATERIEL INDISPENSABLE

-Sonde Naso Gastrique (S.N.G.)

-Lubrifiant.

-Sparadrap, compresses, haricot.

-Seringue de 60 ml à gros embout ou nutripompe (selon prescription médicale).

-Stéthoscope.

-Verre d'eau (sauf contre-indications).

LE ROLE DE L'AIDE SOIGNANT

👉Prévenir le patient et s'assurer de sa collaboration.

👉Préparation du matériel.

👉Faire moucher le patient.

Aider l'infirmier lors de la pose de la sonde et tenir le patient en position demi-assise.

👉Faire boire quelques gouttes d'eau au patient (sauf contre-indications) pour faciliter la déglutition et le passage de la sonde.

Envoi de l'air dans la sonde par l'infirmier avec bruit significatif "plop" de la bonne position de la sonde. Vérification que la sonde est bien fixée au nez.

👉Surveiller l'apparition d'escarre. Surveiller la bonne tolérance à l'alimentation (diarrhée).

7-15- FIBROSCOPIE OESO GASTRO DUODENALE (F.O.G.D.) DEFINITION

C'est un examen qui permet de voir l'intérieur de l'œsophage, de l'estomac et du duodénum. On peut ainsi observer l'état de la muqueuse et détecter certains anomalies comme des inflammations ou des ulcérations. On utilise un tube d'environ 8 mm de diamètre qui contient un canal qui permet d'injecter de l'air, d'aspirer les sécrétions ou de faire des prélèvements et des fibres optiques qui conduisent la lumière.

DEROULEMENT DU SOIN

C'est un examen qui s'effectue à jeun (ni boire, ni manger, ni fumer) dans un délai de 6 heures avant l'examen. Vérifier que le patient ne porte pas de prothèse dentaire. Vérifier sa tenue vestimentaire (col fermé, cravate…) et l'adapter en vue de procéder à l'examen.

👉Expliquer au patient que l'examen est effectué sous anesthésie locale avec l'utilisation d'un produit amer.

👉Laisser le patient à jeun jusqu'à autorisation de reprise des repas par le médecin.

👉Faire boire quelques gouttes d'eau et vérifier l'absence de fausse route lors du premier repas. Rassurer le patient sur la douleur post-examen et sur les sensations de ballonnement (pendant 24 heures).

7-16- LA COLOSCOPIE

DEFINITION : C'est un examen, généralement effectué sous anesthésie générale, qui permet de voir la totalité du colon.

DEROULEMENT DU SOIN : C'est un examen qui s'effectue à jeun (ni boire, ni manger, ni fumer) dans un délai de 6 heures avant l'examen et dans les mêmes conditions que la fibroscopie.

COMPLICATIONS EVENTUELLES : Perforation de la paroi intestinale (environ 6 % pour 1 000). Beaucoup de sensations de ballonnement. Légères coliques dans les heures qui suivent. Prévenir le patient de l'éventuelle présence de polypes et de leur ablation (si validation par le patient) afin d'éviter une nouvelle anesthésie générale.

7-17- LE LAVAGE D'ESTOMAC

DEFINITION : C'est un examen qui consiste à débarrasser le contenu de l'estomac à l'aide d'une grande quantité d'eau.

INDICATIONS : Tentative d'Autolyse (T.A.) ou Tentative de Suicide (T.S.) médicamenteuse. -Absorption d'une importante quantité d'alcool associée ou non à la prise de médicaments. - Hématémèse.

-Avant une anesthésie générale d'URGENCE. CONTRE-INDICATIONS

-Coma.

-Troubles de la conscience.

- Tentative de suicide avec des produits corrosifs.

-Tumeur de l'œsophage.

MATERIEL INDISPENSABLE

-Sonde de gros calibre (favorisant le passage d'aliments non broyés et digérés, comprimés…). -Entonnoir.

- Lubrifiant, ouvre bouche.

- Tenue adaptée pour le personnel soignant (tablier, gants…).

-Alèse en toile ou en caoutchouc pour protéger le patient de souillures.

-Eau tiède (environ 10 litres). Choix d'un lieu approprié (salle de bains) ou seau à disposition. Le patient sera assis sur une chaise (position la plus adaptée) ou couché en Position Latérale de Sécurité en maintenant la tête plus basse que le thorax.

DEROULEMENT DU SOIN

-Expliquer le soin et rassurer le patient.

-Introduction du tube et transfert de l'eau par l'infirmier jusqu'à retrouver une eau très claire. -Conserver l'eau de lavage pour recherche d'éléments toxiques.

-Rinçage ou soin de la bouche à effectuer.

SPECIFITES DE L'HEMATEMESE :L'objectif est de stopper l'hémorragie. Les soins sont effectués par sonde naso gastrique à l'aide d'une seringue. Il est procédé, dans un premier temps, à l'injection d'eau glacée suivie de l'injection de sérum physiologique et d'aspirations reprises jusqu'à l'arrêt de l'hémorragie. Le patient est en position assise ou P.L.S.

7-18-VOCABULAIRE DE L’APPAREIL DIGESTIF

Abdomen =région inférieure du tronc (ventre)

Anal =qualifie tout ce qui se rapporte à l'anus

Anorexie =perte de l'appétit

Anus =orifice muni d'un sphincter, permet d'expulser les déchets de la digestion ou de selles Anuscopie =examen direct permettant de visualiser l'ampoule rectale

Appendice =petite excroissance prolongeant le cæcum

Appendicectomie =ablation de l'appendice

Appendicite =inflammation de l'appendice

Avitaminose =carence en vitamines

Boulimie =sensation excessive de faim et besoin d'absorber des aliments à tout moment de la journée

Cæcum =cul de sac formée par la partie initiale du colon

Cholécystectomie =ablation de la vésicule biliaire

Cholécystite =inflammation de la vésicule biliaire

Cholédoque =canal formé par la réunion du canal hépatique et du canal cystique Cholangiographie =radiographie du cholédoque

Chyle =résultat de la digestion au niveau de l'intestin grêle

Chyme =résultat de la digestion au niveau de l'estomac

Colectomie =ablation partielle ou totale du côlon

Colique =douleur au niveau des viscères abdominaux et plus particulièrement au niveau du côlon Colite =inflammation du côlon

Côlon =partie de l'appareil digestif qui commence au cæcum et se finit à l'anus

Colostomie =abouchement du côlon à la peau (anus artificiel)

Constipation =émission de selles retardée quelle qu'en soit l'origine

Défécation =action d'aller à la selle

Déglutition = acte réflexe volontaire ou non provoquant le passage des aliments de la bouche à l'œsophage

Diarrhée =selles liquides avec ou sans colique

Digestion =transformation des aliments au niveau de l'appareil digestif

Dyspepsie =difficulté à digérer

Dysphagie =gêne à la déglutition

Endoscopie =examen visuel, direct, pratiqué à l'aide d'un endoscope par voie naturelle

Entérite =inflammation de l'intestin Epigastre partie supérieure de l'abdomen comprise entre l'ombilic et le sternum

Eructation =renvoi gazeux

Fécalome =selles dures stagnant dans l'ampoule rectale ou plus haut

Gastralgie= douleur au niveau de l'estomac

Gastrectomie =ablation totale ou partielle de l'estomac

Gastrite =inflammation de l'estomac

Gastro-entérologue =médecin spécialisé dans les maladies de l'appareil digestif

Gastrostomie =abouchement de l'estomac à la peau

Hématémèse= vomissement de sang

Hépatalgie =douleur au niveau du foie

Hépatomégalie =augmentation du volume du foie Iléostomie =abouchement de l'iléon à la peau Jéjunostomie =abouchement du jéjunum à la peau

Laparoscopie=examen direct de la cavité abdominale à l'aide d'un endoscope Laxatif =médicament ou plante agissant comme purgatif doux

Maeléna =émission de sang noir (sang digéré par l'anus)

Météorisme= ballonnement abdominal

Nausée =envie de vomir

Occlusion =arrêt total des matières et des gaz

Pancréatectomie =ablation totale ou partielle du pancréas

Pancréatite =inflammation du pancréas

Péritonite =inflammation du péritoine

Proctologie =science qui étudie et traite les maladies de l'anus

Pyrosis =douleur brûlante remontant le long de l'estomac

Rectite =inflammation du rectum Rectocolite inflammation du rectum et du côlon

Régurgitation =rejet d'une partie des éléments venant d'être digérés

Selles =déchets de la digestion

Splénectomie =ablation de la rate

Splénomégalie =augmentation du volume de la rate Transit =progression des déchets de la digestion dans l'intestin

Vomissement =rejet du contenu de l'estomac

7-18-LA PERFUSION : Quels OBJECTIFS pour l'AS ?

-Donner la définition d'une perfusion.

-Donner cinq indications de la perfusion. -Citer les matériels et produits utilisés.

-Expliquer deux complications.

-Expliquer le rôle de l'aide soignant dans la surveillance de la perfusion par rapport au patient et au matériel.

-Donner des éléments d'observation utiles sur le dossier de soins ou/et à l'équipe. -Satisfaire le besoin perturbé et 'éviter les dangers'.

DEFINITION : C'est une technique d'injection prolongée ou non, par voie veineuse et d'une quantité plus ou moins importante d'un soluté en goutte à goutte, selon un débit programmé. La préparation et la pose de la perfusion relèvent de la compétence de l'infirmier qui agit sur prescription.

》L'aide soignant peut préparer le matériel et aider l'infirmier à sa mise en place《

INDICATIONS

-Maintien de l'équilibre hydroélectrolitique

-Apport d'eau et sels minéraux (calcium, sodium, potassium…) du patient dans les cas de dénutrition, de déshydratation ou de diarrhée.

-Administration d'un traitement dans un DELAI TRES RAPIDE et qui doit être diffusé uniquement par voie sanguine. Passage d'un produit opacifiant pour un examen radiologique (scanner). Apport d'éléments nutritifs. Apport de sang ou de ses dérivés (transfusion sanguine ou culot globulaire).

Les perfusions injectées par voie cutanée (dans le ventre) sont essentiellement pratiquées chez les personnes âgées / absence de système veineux.

TECHNIQUE DE LA PERFUSION

Préparation selon le produit ou le malade

-Epicrânienne = aiguille métallique courte à ailettes vertes (utilisée chez les nourrissons). -Cathéter court ou "cathlon" introduit dans la veine.

-Cathéter beaucoup plus long, introduit par le médecin ou l'anesthésiste = risques infectieux plus importants. Localisation de la perfusion

Afin de protéger au mieux le capital veineux du patient, la perfusion sera posée sur le bras et plus généralement sur le bras le moins utilisé (droitier - gaucher) ou non utilisable.

La perfusion peut être posée avec un système de Chambre ImPlantable (C.I.P.) lors de traitements de longue durée et/ou en chimiothérapie.

Sa mise en place est effectuée par l'anesthésiste ou le chirurgien au bloc opératoire = incision sous la peau pour poser une petite capsule.

Le patient gardera ce système de perfusion pendant une semaine minimum sauf dans le cas d'une infection. Mise en place de la perfusion

L'aide soignant devra s'informer du matériel (compresses, Opsit ou sparadrap…) à préparer et du soluté injecté :

-Soluté glucosé (5 à 30 %).

-Sérum physiologique // et pourra, à la demande de l'infirmier, préparer les robinets ou rampes. Le système de perfusion est stérile et apyrogerme et comporte une date de péremption

On retrouvera :

-Une tubulure stérile.

-Un robinet ou roulette pour régler le débit.

- Un embout adapté pour être relié au cathéter ou à l'épicrânienne.

-Seringue électrique (hors poche du système de perfusion) reliée à un système d'alarme.

OBSERVATIONS - SURVEILLANCE DU PATIENT et DU MATERIEL

Observations et surveillance du patient

-Surveiller le faciès du patient / gène respiratoire.

-Douleur, rougeur ou gonflement au point de l'injection.

-Frissons, démangeaisons…

-Angoisse. Continuer à travailler l'autonomie du patient.

Surveillance du matériel :

-Vérifier la fixation du matériel.

-Vérifier que le pansement est sec.

-Vérifier qu'il n'y ait pas de reflux de sang dans la tubulure.

!! Le flacon ne doit JAMAIS ETRE VIDE et doit toujours couler en goutte à goutte.!!

Prendre les précautions nécessaires (robinets ou rampes) pour retourner le patient.

Prévenir l'infirmier si une alarme se déclenche (seringues électriques). Toujours expliquer au patient que le système de perfusion ne doit pas être débranché.

Désinfecter le matériel quotidiennement (pied à seringues, seringues électriques…).

COMPLICATIONS ET ACTIONS A ENTREPRENDRE

C'est une porte d'entrée aux microbes. Les signes à transmettre :

-Rougeur au point d'injection c risque de lymphangite. Le cathéter sera soumis à analyse et il sera procédé à un pansement alcoolisé ou à l'application d'une crème.

Complications générales = embolie gazeuse (entrée d'air massive dans la veine).

INSTALLATION DU PATIENT

Rapprocher la sonnette d'alarme, table de nuit, le bassin ou urinal. Expliquer au patient l'utilisation du pied à perfusion à roulettes et les précautions à prendre au cours de manipulations (pour se rendre aux toilettes, salle de bains…).

Les tubulures ne doivent être ni tirées, ni coudées.

CONCLUSION : L'aide soignant doit savoir observer et alerter l'infirmier devant tout signe anormal ...Tubulure arrachée... Fuite au point d'injection.

Flacon vide ou débit arrêté. Il doit également s'informer de l'implantation de la perfusion et de l'autorisation ou non de se lever pour le patient.

7-19- LA TRANSFUSION SANGUINE ou POSE D'UN CULOT GLOGULAIRE

OBJECTIFS : Connaître les 4 groupes sanguins (A - B - AB - O).

Connaître le donneur universel et le receveur universel. Savoir définir la transfusion sanguine.

Donner une indication de la transfusion sanguine.

Donner et expliquer le rôle de l'aide soignant dans la surveillance d'un culot globulaire et son transport.

DEFINITION

La transfusion sanguine consiste à injecter par perfusion, le sang pris dans la veine d'un sujet donneur, dans la veine d'un receveur.

LES INDICATIONS

Tous les problèmes d'anémie diagnostiqués par la Numérotation de la Formule Sanguine (N.F.S.), qui correspond au calcul du nombre de globules rouges et blancs et des plaquettes sanguines. Hémorragies importantes (polytraumatisé).

LES GROUPES = Il existe plusieurs groupes et il peut y avoir incompatibilité entre eux.

Les groupes ont été découverts en 1900. A ce jour, on connaît deux groupes :

- le groupe et le rhésus : A A - AB A O // B B - AB -B O // AB AB -Tous les groupes O O = Tous les groupes Les autres sous-groupes sanguins comme le facteur "Rhésus" sont représentés à : Rhésus positif. - 85 % Rhésus négatif. -15 %

------Travail perso / Recherche sur les rhésus -compatibilités , incompatibilités et faire un tableau-mémo !!!

La connaissance des groupes est très importante à l'hôpital par la pratique de la transfusion sanguine car en cas d'incompatibilité de groupe = Risque de mort avec hémolyse (destruction des cellules sanguines) avec état de choc et lyse rénale.

TECHNIQUES DE LA TRANSFUSION SANGUINE

Prescription de la transfusion sanguine effectuée par le médecin après résultats des examens. Note de la demande de la pose d'un culot globulaire par le médecin avec date et quantité à transfuser suivies de son nom et de sa signature.

Avant la transfusion, le patient aura eu deux déterminations de groupe par deux personnes différentes.

La commande de la transfusion est validée par le médecin. La carte du groupe sanguin est jointe à la commande ainsi que les informations personnelles du patient, indiquées sur étiquette, au Centre de Transfusion Sanguine (C.T.S.).

Information et explications à fournir au patient sur le déroulement de la transfusion sanguine.

-Transport - Réception – Stockage - inscriptions mentionnées sur la poche (numéro du don, date de péremption, C.T.S. responsable, groupe et rhésus), la poche doit être intacte, sans défaut de fabrication ni de fuite, le transport doit être effectué très rapidement en boite isotherme sans jamais séparer la demande de la carte de groupe. le culot globulaire sera mis au réfrigérateur immédiatement à sa réception.

Avant la pose du culot globulaire, l'infirmier vérifiera le groupe du patient /par la méthode de Beth Vincent, dépôt d'une goutte de sang, pour effectuer des comparaisons /sur une fiche cartonnée au nom du malade, qui sera archivée dans le dossier médical du patient) et contrôlera le culot globulaire.

ROLE DE L'AIDE SOIGNANT : Surveillance identique à la perfusion pour le matériel et pour le patient.

-Surveillance accrue du patient : Apparition de signes anormaux, frissons, sueurs, fièvre, anxiété

-Surveillance de risque d'allergie : Prurit, sensation de chaleur

!! Dans le cas de douleurs lombaires = risque d'incompatibilité de groupe sanguin. !!

Le patient pourra être rapidement en état de choc à cause d'une lyse rénale qui entraînera une insuffisance rénale grave. Clamper IMMEDIATEMENT.

La transfusion est arrêtée, la même veine recevra du sérum physiologique. CONCLUSION Il est très important de surveiller un patient transfusé. C'est un travail d'équipe et de collaboration. Le patient peut avoir plusieurs transfusions de sang dans la journée.

7-20- SOINS EN PNEUMOLOGIE OBJECTIFS

Connaître les facteurs de risque. Décrire les signes rencontrés dans les différentes pathologies respiratoires. Connaître le rôle de l'aide soignant dans les différentes pathologies.

!!! En 2002 = 50 000 décès liés aux pathologies respiratoires!!!

---Travail perso / Recherche : Combien de décès en 2015 ? ---

FACTEURS DE RISQUES

-Tabagisme = reconnu comme première cause de mortalité respiratoire / cancer du poumon, etc… - Pollution domestique / dysfonctionnement d'une chaudière….

- Pollution allergénique /acariens, pollen.

- Pollution atmosphérique / gaz d'échappement.

SIGNES DES DIFFERENTES PATHOLOGIES et ACTIONS DE L'AIDE SOIGNANT

👉Fièvre : prise de la température et surveillance effectuée par l'aide soignant.

👉Asthénie : surveillance des visites auprès du patient, repos…

👉Anorexie : stimuler le patient pour s'alimenter et établir une feuille d'ingestats (surveillance de l'alimentation en quantité, aliments absorbés…).

👉Douleur thoracique (due à l'irritation de la plèvre), brutale et progressive, irradiant le dos et/ou l'abdomen, qui se décrit en "coup de poignard", point de côté ou déchirure.Cette douleur est visible au repos ou à l'effort.

!!! l'AS doit évaluer la douleur et transmettre les informations recueillies d'après l'Echelle Visuelle Analogique (E.V.A.) ou de notes évaluées par le patient (de 1 à 10) auprès de l'infirmier.!!!

Dyspnée : c'est la perception d'une gêne respiratoire qui peut être permanente ou intermittente, déclenchée à l'effort par un traumatisme ou une infection, à l'inspiration ou à l'expiration. -surveillance de la fréquence respiratoire

-position adaptée du patient pour une meilleure respiration

-transmission des observations auprès de l'infirmier.

Expectoration : (rejet par la bouche) au cours d'un effort de toux, de sécrétions provenant des voies aériennes inférieures. L'expectoration est pathologique s'il est constaté des modifications quantitatives et qualitatives du mucus bronchique.

-favoriser la position semi-assise

-surveiller la prise d'aérosol (sous prescription médicale)

- mise à disposition de crachoir, mouchoirs

-soin de bouche et rappel au patient de ses séances de kinésithérapie respiratoire

-noter l'aspect des sécrétions et transmission auprès de l'infirmier

-La toux est un acte réflexe ou volontaire déclenché par l'irritation des voies respiratoires ou des bronches. Elle vise à expulser le contenu de ces voies. La toux peut être espacée ou par quinte, sèche ou grasse, rauque ou aiguë = noter le moment et les circonstances d'apparition de la toux et son aspect.

-La cyanose est une coloration anormale violacée de la peau, des muqueuses au niveau des ongles, lèvres et des oreilles. C'est le signe majeur d'une insuffisance respiratoire avec hypoxémie (mauvaise oxygénation du sang) / oxygénothérapie sous la responsabilité de l'infirmier

-Les sueurs se traduisent l'existence d'une hypercapnie (augmentation de la respiration) dans la détresse respiratoire. Elle précède les troubles de la conscience comme l'agitation, la somnolence. Les sueurs évoquent une tuberculose quand elles sont abondantes la nuit. L'hémoptysie est le rejet par la bouche de sang provenant de l'arbre trachéobronchique lors d'un effort de toux (tuberculose, embolie pulmonaire, dilatation des bronches…) 

Rassurer le patient et prévenir l'équipe médicale. Les troubles de la voix révèlent des atteintes laryngées, accompagnées d'atteintes respiratoires (cancer bronchique).

7-21-EXAMENS EN PNEUMOLOGIE

L'auscultation se fait au stéthoscope ou à l'oreille et c'est lors de cet examen que l'on peut découvrir des souffles ou des râles. La fréquence respiratoire où l'on observe l'irrégularité ou le ralentissement de la respiration. L'imagerie thoracique Radio du thorax. Bronchographie qui permet la visualisation des bronches. Scanner (cancer pulmonaire). Imagerie à Résonance Pulmonaire (I.R.M.) contre-indiquée si présence d'une prothèse de hanche, pace maker… Artériocardiopneumographie (examen des artères, coeur, poumons). Scintigraphie bronchique. Echographie.

L'exploration fonctionnelle respiratoire qui mesure la ventilation, le volume et le débit pulmonaire (essentiellement chez les personnes asthmatiques). L'endoscopie bronchique ou fibroscopie des bronches et de la trachée.

L'exploration pleurale qui consiste en une ponction pleurale et/ou une biopsie. Le prélèvement d'expectoration (B.K. tubage gastrique ou de crachats effectué à jeun et l'Examen Cyto Bactériologique des Crachats (E.C.B.C.) pour la recherche de tuberculose. La gazométrie (gaz du sang) effectuée par l'infirmier pour connaître la concentration du sang en oxygène et dioxyde de carbone et la saturation en oxygène (entre 95 % et 100 %), examen suivi de l'application d'un pansement compressif.

7-21- PRINCIPALES PATHOLOGIES RESPIRATOIRES

La pneumopathie ou pneumonie C'est l'infection des poumons qui peut être virale ou bactérienne (grippe). Les signes : Frissons, fièvre élevée, douleurs thoraciques, toux, dyspnée parfois suivi d'une altération de l'état général, présence d'expectoration purulente.

Le rôle de l'aide soignant = Surveillance de la prise d'antitussifs, du traitement apyrétique, d'aérosols et d'oxygénothérapie prescrits par le médecin.

-Favoriser les soins de bouche.

-Favoriser la position semi-assise.

-Surveiller la fréquence respiratoire, les crachats.

!Cyanose au niveau du faciès. Troubles de la conscience!

-Isolement (si nécessaire).

La tuberculose pulmonaire est une maladie des poumons infectieuse et contagieuse, à déclaration obligatoire, due à la bactérie du Bacille de Koch.

La transmission se fait par inhalation de gouttelettes de salive / postillons. Les signes (progression lente) : Présence d'une toux tenace, altération de l'état général, asthénie, anorexie, cachexie (amaigrissement brutal), hyperthermie, sueurs nocturnes, hémoptysie.

Le rôle de l'aide soignant = Surveillance du traitement antituberculeux administré par l'infirmier. Isolement respiratoire (porte de la chambre fermée).

Informer le patient et les visiteurs des mesures de protection et d'isolement.

Lavage des mains.

Tenue adaptée (masque, blouse, gants).

L'efficacité du masque est évaluée à 3 heures.

Crachoir, mouchoirs… Surveillance du poids, de la température, de l'urine (couleur orangée prévenir le patient pour le rassurer).

Aération de la chambre / 2 fois par jour L'isolement est levé quand il n'y a plus de Bacille de Koch dans les crachats. La bronchite chronique

On parle de bronchite chronique quand il y présence de toux et d'expectoration pendant au moins trois mois par an et depuis deux ans. L'évolution de la bronchite chronique est le plus souvent liée à la consommation de tabac. La bronchite chronique Les signes : toux avec expectoration.

Le rôle de l'aide soignant = Surveillance du traitement antibiotique administré par l'infirmier. Surveillance de la prise d'aérosol.

Surveillance de la température.

Surveillance de l'arrêt de consommation de tabac.

L'insuffisance respiratoire chronique est l'incapacité du poumon à assurer normalement l'oxygénation du sang artériel entraînant une hypoxie tissulaire (mauvaise oxygénation des tissus). Les signes : Dyspnée, douleur thoracique, faciès cyanosé, troubles cardiaques, céphalées, troubles neurologiques agitation, somnolence.

La complication de l'insuffisance respiratoire chronique est l'infection bronchique.

Le rôle de l'aide soignant =Surveillance de la fréquence respiratoire.

Surveillance de la coloration du faciès (cyanose).

Surveillance de l'oxygénation (sous contrôle de l'infirmier). Ventilation assistée si arrêt respiratoire ou cardiaque (sous contrôle du médecin).

L'asthme est une maladie chronique inflammatoire des bronches. L'asthme a des origines allergènes (pollen, acariens), psychiques (stress, anxiété) ou hormonales (grossesse). L'asthme aigu grave avec une surinfection bronchique est la complication principale de l'asthme.

Une crise d'asthme peut durer entre 1 heure et 2 heures. Les signes : toux, céphalées, sifflements, sensation de blocage de la poitrine avec dyspnée, cyanose, hypotension.

Le rôle de l'aide soignant Bronchodilatateur, corticoïde, oxygénation, sous la responsabilité de l'infirmier. Position en semi-assise.

Rassurer le patient et prévenir l'infirmier.

7-22-AUTRES PATHOLOGIES et TRAITEMENTS RESPIRATOIRES

La trachéotomie et trachéostomie est une incision chirurgicale de la trachée pour permettre de respirer correctement quand les voies aériennes supérieures ne le permettent plus. La respiration se fait à l'aide d'une canule. La trachéotomie peut être provisoire en cas d'obstacle au niveau pharynx - larynx. Dans le cas de la trachéostomie, c'est l'abouchement de la trachée à la peau de la base du cou. Elle est définitive (cancer pharyngo-larynx).

La mucoviscidose est une maladie d'origine génétique qui se traduit par une viscosité anormale du mucus bronchique. Cela provoquera une obstruction bronchique qui va favoriser l'infection et risque d'aboutir à une détresse respiratoire. Il est pratiqué un dépistage néo-natal "test de Guthrie" à 3 jours de vie. Elle évolue par poussées allant vers la surinfection bronchique. Le traitement et la surveillance Kinésithérapie respiratoire avec drainage bronchique et rééducation des muscles respiratoires. Patient sous traitement antibiotique en permanence et aérosol.

Dernier recours : greffe du poumon.

7-23-SOINS AUX LARYNGECTOMISES

LES OBJECTIFS : Connaître la préparation locale la veille de l'intervention. Expliquer la préparation du matériel dans la chambre du patient. Expliquer le rôle de l'aide soignant auprès du patient en post-opératoire. Connaître l'éducation du patient.

A PROPOS DE LARYNGECTOMIE TOTALE…

La laryngectomie totale est indiquée lors de tumeurs pharyngo-laryngées volumineuses / résultats de l'alcoolisme et tabagisme associés.C'est un acte chirurgical mutilant car l'intervention amène à supprimer tout le larynx par une trachéostomie qui nécessite le port d'une canule ainsi que la perte de la voie naturelle du patient. Ce geste doit être accompagné d'un soutien paramédical, psychologique et familial afin de permettre une meilleure acceptation de l'intervention par le patient.

PREPARATION LOCALE

La veille de l'intervention, L'infirmier prépare le champ opératoire (rasage du torse et du cou).

L'aide soignant coupe et/ou rase les cheveux derrière la nuque, la barbe - moustache (si le patient n'est pas autonome).

▪Expliquer l'intérêt d'une douche et du shampoing avec produit antiseptique. Communication et dialogue indispensables avec le patient (craintes du patient…).

▪Recommandation d'être à jeun à compter de minuit auprès du patient.

°Le matin de l'intervention Douche et shampoing avec produit antiseptique.

▪Expliquer également au patient qu'il se retrouvera en salle de réveil après l'intervention, avant de retourner dans sa chambre.

PREPARATION DE LA CHAMBRE POUR LE RETOUR DU PATIENT

Après le départ du patient au bloc opératoire, l'aide soignant devra :

•Procéder au nettoyage et à la désinfection du sol et de l'environnement.

•Apporter le système d'aspiration et effectuer le branchement sur la prise murale VIDE.

•Apporter la sonde buccale, l'aérosol sur pied, le système d'oxygénation, le pied à perfusion, les compresses non stériles, les gants stériles.

•Apporter une pince stérile à trois branches (réservée à manipulation de la canule) 

》Aide soin infirmier : un flacon d'eau et de dakin, un flacon d'eau stérile, un flacon d'eau et de dakin avec un écouvillon pour nettoyer la canule (entreposés dans la salle de bains).

Au retour du patient dans la chambre le lendemain matin… mise en place d'une ou deux perfusions…

•Une sonde d'oxygène.

•Une canule trachéoflex, un ballonnet qui seront enlevés au 3ème jour pour la mise en place d'une canule Schilley.

•Une sonde naso-gastrique pour l'alimentation du patient et sur prescription médicale (3 semaines à un mois).

•Une sonde urinaire (posé le jour même).

•Un pansement cervical compressif (pour éviter l'apparition d'un œdème).

•Un pansement de lambeau (non compressif) au niveau pectoral.

Un à six redons.

ROLE DE L'AIDE SOIGNANT

♢Aide à la toilette et prévention d'escarre de façon systématique.

♢Vérification de la canule (sous responsabilité de l'infirmier).

♢Position demi-assise.

!!! 1er lever avec l'infirmier au fauteuil pendant environ une heure!!!

♢Prise de la température (risque de formation d'hématome, infection).

♢Courbe de poids.

♢Observation de signes de douleurs, d'agitation, tremblements (pré Delirium Tremens), sueurs… ♢Observation si nausées, diarrhée….

♢Reprise de la miction spontanée après sonde urinaire et diurèse.

♢Crachoir ou haricot à disposition (le patient ne doit pas avaler sa salive pour une meilleure cicatrisation).

♢Rassurer le patient.

♢Observer son comportement.

♢Communiquer par gestes, écrit…

EDUCATION DU MALADE 》Le chirurgien explique la nécessité d'un sevrage alcoolique et tabagique car la poursuite de l'intoxication entraînera l'apparition d'une autre tumeur.

》L'infirmier apprendra au patient, à compter du troisième jour après l'intervention, à s'aspirer tout seul et à faire ses soins de canule. Il apprendra aussi à poser ses poches nutritionnelles dans le cas d'une gastrostomie percutanée.

》L'aide soignant > Stimuler le patient pour qu'il soigne son aspect extérieur. Lui rendre son autonomie le plus vite possible. Lui expliquer que la rééducation vocale se fera avec un orthophoniste qui lui apprendra à se servir de sa prothèse vocale. Indiquer au patient les adresses des associations des laryngectomisés (rencontres, renseignements, prise en charge, soutien technique et moral…).

7-24- L'OXYGENOTHERAPIELES

OBJECTIFS : Connaître la définition. Citer les indications sur l'oxygénothérapie. Expliquer la surveillance du système et du patient sous oxygénothérapie.

DEFINITION : L'oxygénothérapie consiste à faire pénétrer de l'oxygène dans l'arbre trachéo-bronchique d'un patient de façon à rétablir ou à maintenir un taux d'oxygène normal dans le sang (95 à 100 %). L'oxygène est un gaz desséchant pour les muqueuses respiratoires et pour compenser cet effet, on utilisera un barboteur ou humidificateur rempli d'eau et relié au système d'oxygénation.

INDICATIONS :

👉Anorexie.

👉Insuffisance cardio-respiratoire. Intoxications.

👉Hémorragies importantes.

👉Gêne respiratoire.

👉Affections pulmonaires.

Patient post-opératoire.

LE MATERIEL

Le débitmètre ou manomètre branché sur une prise mural

Le barboteur ou humidificateur contient l'eau stérile pour humidifier l'oxygène.

Le prolongateur qui relie le barboteur au patient. Cela peut être une sonde nasale, des lunettes, un masque, une canule, une cloche "Hood".

Gants stériles, sparadrap ou Opsit, compresses, eau stérile, mouchoirs, haricot…

DEROULEMENT DU SOIN

C'est un acte infirmier et l'aide soignant peut aider à la préparation, la pose et la surveillance. Prévenir le patient.

Lavage des mains. Faire moucher le patient.

♤L'aide soignant fixe le débitmètre à la prise murale "OXYGENE". Il positionne l'humidificateur rempli d'eau stérile, adapte la tubulure et prépare le reste du matériel.

♤L'infirmier repère la longueur nécessaire (du nez à l'oreille) pour poser et introduire la sonde à l'aide de gants stériles, d'une compresse imbibée d'eau stérile ou de spray siliconé et la fixe avec du sparadrap avant d'adapter le matériel à la tubulure. Il ne reste plus qu'à régler le débit (2 litres par minutes au minimum) prescrit par le médecin.

SURVEILLANCE DE L'AIDE SOIGNANT

▪Surveillance du système Tuyau non coudé pour le bon passage de l'oxygène.

▪Niveau d'eau dans le barboteur pour une bonne humidification des muqueuses et formation de bulles.

▪Etanchéité du système.

▪Débit prescrit (entre 2 et 6 litres).

▪Sonde, masque, lunettes en place…

▪Surveillance du patient

▪Rassurer le patient.

▪Expliquer au patient qu'il ne doit pas toucher au système d'oxygénation.

▪Surveiller la fréquence respiratoire.

▪Surveiller que l'aile du nez ne soit pas irritée par la sonde, le sparadrap… !!!

¤¤Prévenir l'infirmier EN URGENCE si le patient présente une dyspnée, une cyanose des extrémités ou s'il est en état de somnolence, d'agitation, d'angoisse et a des céphalées¤¤.

NETTOYAGE ET ENTRETIEN DU MATERIEL

Il faut nettoyer, désinfecter et remplir tous les jours le barboteur. Les sondes, les lunettes, le masque sont à usage unique. Ils sont changés si nécessaire et jetés à la fin de la prescription. La prise murale et le manomètre seront également nettoyés et désinfectés tous les jours. Tout le matériel doit toujours être disposé à la même place et en bon état de fonctionnement. PRECAUTIONS PARTICULIERES

ATTENTION !!! L'oxygène est un gaz sous pression qui explose au contact d'une source de chaleur, d'une flamme ou d'une étincelle. Prévenir le patient et les membres de sa famille de ne pas fumer à proximité. Ne pas mettre de corps inflammable (solvant, alcool, corps gras, éther…) en contact avec l'oxygène. Ne pas placer l'obus à oxygéner près d'un radiateur.

L'AEROSOL

7-24 / bis--L'AEROSOL

LES OBJECTIFS

Connaître la définition. Citer les indications sur l'oxygénothérapie. Décrire la pose d'un aérosol. Expliquer la surveillance d'un patient sous aérosol.

DEFINITION

C'est la projection dans les voies respiratoires d'un micro-brouillard médicamenteux ou non. INDICATIONS

Désinfection des voies respiratoires (généralement médicamenteuse). Fluidification des sécrétions en cas d'encombrement bronchique. Humidification des voies respiratoires. Les aérosols médicamenteux sont prescrits sur ordonnance médicale. Leur préparation et leur surveillance relèvent des compétences de l'infirmier. L'aide soignant ne peut préparer et poser qu'un aérosol NON MEDICAMENTEUX.

DEROULEMENT DU SOIN

》Préparation du matériel Nébuliseur en plastique possédant un réservoir dans lequel le produit sera introduit. Masque bucco-nasal.

》Prise murale avec branchement sur "AIR".

》Mouchoirs, crachoir ou haricot.

》Préparation du patient

》Lavage des mains.

》Bassin ou urinal, toilettes pour le patient avant le soin.

》Installation confortable et en position demi-assise (si possible) du patient.

》Faire moucher et cracher le patient.

》Préparation de l'eau stérile dans le réservoir et enclenchement dans le nébuliseur.

》Placer le masque sur le patient et le fixer à l'aide des élastiques.

》Mise en route du débitmètre entre 4 et 6 litres par minute avec vérification de la présence d'un brouillard.

》Rester avec le patient lors de la première séance et pendant 15 minutes.

》Mettre à disposition du patient : crachoir, mouchoirs… et sonnette d'alarme.

Le soin devra être réalisé loin des repas.

Surveillance du système : S'assurer que le masque soit bien placé. Vérifier que le réservoir soit bien vissé. S'assurer de la présence du micro-brouillard pendant la séance.

》Noter les heures de début et de fin du soin. Surveillance du patient Toux. Crachats (quantité, couleur, aspect…). Réactions générales (sueurs, respiration…). Transmissions orales et écrites auprès de l'infirmier.

ENTRETIEN DU MATERIEL

Après chaque séance, le masque et le nébuliseur sont nettoyés et désinfectés. A la fin de la prescription (maximum de 5 jours), tout le matériel sera jeté.

7-25- VOCABULAIRE DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE / LOGUE - LOGIE

Phtisiologie science qui traite de la tuberculose

Phtisiologue médecin qui s’occupe de la tuberculose

Pneumologie science qui s’occupe des maladies de l’appareil respiratoire

Pneumologue médecin qui s’occupe des maladies de l’appareil respiratoire

ANATOMIE

Alvéole cavité bosselée où s’effectue l’échange gazeux

Amygdales glandes en amande de chaque côté de la gorge Bronche conduit qui relie la trachée à chacun des poumons

Bronchiole ramification des bronches

Fosses nasales voies aériennes supérieures

Glotte orifice du larynx limité par les cordes vocales

Larynx partie supérieure de la trachée artère, organe de la voix

Lobe partie du poumon

Luette appendice charnu qui pend à l’entrée de la gorge

Narines orifices des fosses nasales

Pharynx carrefour aéro-digestif entre la bouche et l’œsophage

Plèvre séreuse du poumon

Poumon organe principal de la respiration

Sinus cavité dans certains os de la tête

Trachée canal qui porte l’air aux poumons

PHYSIOLOGIE

Expiration action de chasser l’air des poumons

Hématose transformation du sang veineux en sang artériel Inspiration aspiration pulmonaire

TROUBLES PHYSIOLOGIQUES - PATHOLOGIQUES

Anoxemie diminution de la quantité d’oxygène dans le sang

Anoxie diminution d’oxygène au niveau des tissus

Aphonie extinction de la voix

Apnée arrêt momentané de la respiration

Asphyxie arrêt ou ralentissement de la respiration (causes multiples)

Asthme maladie caractérisée par un accès de dyspnée respiratoire

Bradypnée ralentissement du rythme respiratoire

Bronchopneumonie inflammation aiguë des poumons et des bronches due à un microbe Bronchopneumathie maladie des bronches et des poumons

Bronchorrhée hyper sécrétion du mucus bronchique

Cornage sifflement laryngo trachéal accompagnant souvent le tirage

Cyanose coloration bleutée de la peau ; on la dépiste au niveau des extrémités, ongles, lobes de l’oreille et lèvres

Dyspnée difficulté à respirer

Emphysème dilation excessive et permanente des alvéoles pulmonaires

Epistaxis saignement de nez

Expectoration crachats

Hémoptysie expectoration de sang provenant des voies respiratoires

Hémothorax épanchement de sang dans les poumons

O.A.P. Oedème Aigu des Poumons

Pleurésie épanchement d’un liquide dans la plèvre avec inflammation

Pneumonie inflammation aiguë du poumon due à un microbe (pneumocoque)

Pneumopathie maladie des poumons

Pneumothorax épanchement d’air dans les poumons

Polypnée accélération du rythme respiratoire

Primo-infection envahissement de l’organisme par un microbe pour la 1ère fois

Quinte accès de toux

Tachypnée accélération du rythme respiratoire

Tirage dépression au moment de l’inspiration des parties molles du thorax (due à l’obstruction de l’un des conduits aériens)

Toux expiration brusque et bruyante

Tuberculose pulmonaire maladie des poumons due au Bacille de Koch Vomique rejet massif de pus provenant des voies respiratoires

CHIRURGIE

Amygdalectomie ablation des amygdales

Pneumectomie ablation totale ou partielle d’un poumon

Trachéotomie incision de la trachée

INFLAMMATION - INE-ITE

Amygdalite inflammation des amygdales

Angine inflammation de la gorge

Bronchite inflammation des bronches

Laryngite inflammation du larynx

Pharyngite inflammation du pharynx

Pleurite inflammation de la plèvre

Rhinite inflammation du nez

Rhinopharyngite inflammation du nez et de la gorge

Trachéite inflammation de la trachée

Sinusite inflammation des sinus

EXAMENS

Bronchographie examen radiologique des bronches après injection d’un produit opaque Bronchoscopie examen direct des bronches

Gaz du sang recherche du taux d’oxygène et de gaz carbonique dans le sang artériel

SOINS

Aérosol projection dans les voies respiratoires d’un micro-brouillard médicamenteux ou non Aérosolthérapie traitement par aérosol

Drainage de posture c’est une position qui facilite l’évacuation des sécrétions bronchiques Gargarisme médicament liquide destiné à être introduit sans être avalé dans la bouche et arrière bouche

Inhalation absorption médicamenteuse par les voies respiratoires

Oxygénothérapie traitement par oxygène

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Fin 2ème partie du COURS n° 7

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3ème et dernière partie la semaine prochaine : Techniques de SOINS = AS

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