COURS n° 7 / Fin

7-26-SOINS EN CARDIOLOGIE

LES OBJECTIFS

-Connaître les principaux moyens de prévention pour lutter contre les maladies cardiovasculaires. -Connaître les principales pathologies avec les signes observables pour un aide soignant (respiration, douleurs thoraciques, rythmologie….

-Connaître le vocabulaire spécifique à la cardiologie ainsi que certains examens (Doppler).

-Connaître les principaux soins dispensés par l'aide soignant en cardiologie :

--------fréquence respiratoire, pouls------surveillance si apparition d'œdème plus particulièrement aux jambes---------surveillance du régime alimentaire--------surveillance de la diurèse

-participation avec l'infirmier dans la surveillance des traitements : oxygénothérapie, anticoagulants, diurétiques..

-Savoir faire l'éducation du patient sans le juger, ni lui faire la morale en rapport avec le tabac, l'alimentation, son hygiène de vie…

-Donner la définition de l'artérite, sa principale cause et un signe qui peut diagnostiquer cette maladie (douleurs aux mollets).

-Donner les moyens de surveillance et de prévention de l'artérite.

7-27-EPIDEMIOLOGIE et FACTEURS DE RISQUE DES MALADIES CARDIO-VASCULAIRES

Les maladies cardio-vasculaires sont responsables de 200 000 décès par an et constituent le principal problème de santé publique.

D'importants facteurs de risques sont recensés :

-Hérédité.

-Sexe (genre).

- Obésité.

- Age.

- Tabagisme.

- Hypertension artérielle.

-Stress.

-Augmentation du cholestérol.

PREVENTION et HYGIENE DE VIE CONTRE LES MALADIES CARDIO-VASCULAIRES

Il est important de ne pas culpabiliser le patient qui doit pouvoir contrôler certaines habitudes de vie. L'équipe médicale va lui apporter les connaissances et les explications sur sa façon de se comporter au niveau de :

♡L'alimentation qu'il faudra harmoniser. Il est important de ne pas prendre de repas trop copieux et de savoir équilibrer les féculents, les graisses, les sucres qui peuvent augmenter le cholestérol et diminuer les repas trop épicés.

♡!!! L'alcool qui produit un durcissement de la paroi des artères et entraîne un affaiblissement du cœur. !!!

♡Le tabac qui provoque des troubles du rythme cardiaque, des bronchites (qui peuvent devenir chroniques) et une fatigue du ventricule droit (arrivée en oxygène). Le tabac provoque aussi l'anémie des fumeurs ce qui peut entraîner l'angor ou infarctus du myocarde (angine de poitrine).

♡Le patient devra également favoriser la pratique d'exercices physiques qui activent la circulation sanguine et augmentent la force du coeur.!!!

LES PRINCIPAUX SIGNES OBSERVABLES chez un malade cardiaque

Les troubles du rythme} Ils sont très fréquents en cardiologie et contrôlés systématiquement par le pouls, le scope (monitoring) ou l'électrocardiogramme. Le patient peut avoir un contrôle continu au niveau du rythme cardiaque }Holter (boîtier relié à un fil sur le patient qui va enregistrer le rythme cardiaque et ses horaires), en rapport avec ses activités personnelles.} Le patient pourra avoir un traitement pour augmenter son rythme cardiaque ou le diminuer.}Si le traitement ne suffit pas, il pourra être posé un pace maker (boîtier posé sous le pectoral gauche) qui fonctionne à pile et à une durée de vie de cinq ans.

La respiration} Le patient a souvent une dyspnée provoquée par l'effort (montée d'un escalier trop rapide). Il peut éprouver aussi une dyspnée de décubitus dorsal. }Les douleurs précordiales (près du coeur) Elles sont généralement déclenchées à l'effort, elles sont thoraciques et constrictives (impression d'être serré dans un étau). }Le patient est très angoissé et craint de mourir. Il doit stopper toute activité.} Ces douleurs peuvent irradier jusqu'au bras et à la main gauche et durer quelques minutes.

7-28-LES PRINCIPALES PATHOLOGIES DU COEUR

L'ANGOR ou Angine de Poitrine est le résultat de l'apport insuffisant d'oxygène sur le myocarde. Il se manifeste à l'effort.

■Le rôle de l'aide soignant

Dans le cas d'une surcharge pondérale : régime hypocalorique et pesée régulière du malade. -Surveillance du plateau repas.

-Education du patient et de la famille.

Dans le cas d'un patient fumeur : arrêt du tabac. Le malade sera mis au repos strict au lit (selon prescription médicale).

-Ne jamais lever seul le patient à son premier lever.

-Le patient aura un traitement médicamenteux qui va dilater les artères et favoriser le passage du sang et l'aide soignant devra surveiller son pouls.

-Il pourra être mis sous anti-coagulant par injection intra-veineuse ou sous-cutanée (dans l'abdomen ou la cuisse).

L'aide soignant devra surveiller tout saignement.

-Le patient pourra être mis sous oxygène.

Son activité sera surveillée (éviter les efforts physiques, les émotions…) et il pourra bénéficier par la suite de séances de réadaptation à l'effort sous contrôle cardiologique.

L'INFARCTUS DU MYOCARDE est une nécrose d'une partie du muscle cardiaque à la suite d'une thrombose des artères coronaires. Les signes : douleurs thoraciques atroces qui entraînent une tachycardie et aussi un collapsus (état de choc) accompagnés d'une augmentation du pouls et d'une diminution de la tension artérielle. Le malade sera complètement prostré, pâle et angoissé. Il peut avoir des nausées et des vomissements. La fièvre apparaîtra 48 h à 72 h après la réaction inflammatoire.

■Le rôle de l'aide soignant : Le patient pourra avoir de la morphine en perfusion pour soulager ses douleurs. Il peut aller jusqu'à deux mois d'hospitalisation. Il sera toujours en position assise ou semi-assise pour faciliter la respiration et lui éviter toute fatigue.

Le lever sera interdit pendant un certain temps. Il faudra lui expliquer l'intérêt de tous ces protocoles. Il pourra être mis au régime avec des fibres et prendra, si besoin, des laxatifs pour éviter toute constipation et efforts.

La toilette sera faite au lit sans débrancher les électrodes du scope. Des massages seront effectués sur tous les points d'appui pour éviter les escarres et il faudra surveiller les mollets / risque de phlébite (douleurs, rougeur, chaleur et léger gonflement).

■Le rôle de l'aide soignant : Le patient sera sous anticoagulant et pourra être mis sous oxygénothérapie. Il sera pesé régulièrement avec l'aide d'un lève-malade (araignée). Une diurèse sera faite tous les jours.

LA PHLEBITE est l'oblitération d'une veine d'un membre inférieur par un caillot de sang qui va entraîner une inflammation de la veine et des tissus et ralentir la circulation veineuse. Le caillot peut migrer et devenir dangereux pour le patient

Les signes : Pouls très élevé par rapport à la température (presque normale). Douleurs de type "crampes". Accentuation de la douleur. Mollet chaud, rouge et gonflé avec une peau luisante et tendue. Le malade a du mal à replier le pied. Les causes : Tabac. Cholestérol. Alitement prolongé au-delà de 48 h (la position allongée favorise la stase sanguine). Antécédents de varices (hommes et femmes).

■Le rôle de l'aide soignant !!! Le lever du patient est interdit car il y a risque de migration du caillot !!! : Le patient sera sous anticoagulant. La toilette sera effectuée au lit / participation du patient selon son autonomie !!!Il est interdit de masser le mollet car le caillot risque de se déplacer. Surveiller l'état du mollet/ mesure / tous les jours.

L'EMBOLIE PULMONAIRE est l'oblitération brutale, par un corps étranger, bulle d'air, plaque d'athérome (amas de cholestérol), caillot, des artères pulmonaires. Les signes Douleurs thoraciques avec point de côté très important. Tachycardie et polypnée. Hémoptysie de sang noirâtre. Le patient sera traité en fonction de la cause de l'embolie mais sera, par mesure de protection, sous anticoagulant. Le patient pourra être aussi sous oxygénothérapie et aura des antalgiques (morphine…). Il faudra surveiller tout signe de phlébite et rassurer le patient. LA GREFFE CARDIAQUE

Quelques indications

Le coût financier d'une greffe cardiaque est évalué à 100 000 €. Le patient devra subir une biopsie en vue d'éviter toute incompatibilité avec la greffe et sera suivi en hôpital de jour avec des contrôles cardiaques réguliers. 84 % d'hommes et 16 % de femmes âgés de 15 à 64 ans sont concernés par une greffe d'organes. Les causes Insuffisance cardiaque très importante. Mucoviscidose. Bronchopathie (maladie des bronches).

Origines géographiques des patients : Français. Italie. Maroc. Bulgarie. Israël. Portugal. Anglais. La préparation et le suivi du patient Accord financier engagé avec la D.R.A.S.S.

Patient en réanimation pendant 10 jours. Un infirmier et un aide soignant pour chaque patient. Réglementation des visites.

Le patient est intubé, perfusé et aura une sonde urinaire.

Hygiène et application rigoureuses des protocoles après la greffe cardiaque / risque infectieux et de rejet du greffon

- le patient suivra un traitement anti-rejet 'la cyclosporine'.

Afin d'obtenir une prise en charge psychologique optimale, le patient sera encadré par toute l'équipe dans la mesure où il y a rupture avec ce qu'il était et ce qu'il va devenir.

Le patient peut avoir une dépersonnalisation.

Il sera également suivi par le psychologue qui pourra prendre en charge sa famille si besoin.

Il ne faut jamais culpabiliser le patient.

Le greffé bénéficiera d'une réadaptation cardiaque accompagnée d'une éducation alimentaire (hyposodée pauvre en lipides et en sucre).

L'exercice physique lui sera conseillé. Le patient sera toujours porteur d'une carte où figureront tous les traitements en cours. Il pourra faire partie d'une association et aura un sentiment de renaissance.

LES PRINCIPALES PATHOLOGIES DU COEUR

L'ARTERITE est l'inflammation de la paroi des artères. Les causes L'artérite est souvent due à des plaques d'athérome. Ce processus physiologique et chimique provoque une inflammation, un ralentissement et un arrêt de la circulation pouvant aller jusqu'à l'ischémie. Ce sont les membres inférieurs qui sont le plus souvent touchés.

On distingue quatre phases dans l'évolution de la maladie :

Pas de souffrance.

Douleur à la marche.

Douleur au repos.

Gangrène.

Examen et diagnostic

L'examen clinique / jambe froide - pas de circulation, une perception difficile du pouls et un examen (Doppler) échographique confirmeront le diagnostic.

Traitements / surveillance et rôle de l'aide soignant

Le patient sera sous anticoagulant. Il aura des antalgiques et des médicaments qui vont dilater les vaisseaux / vasodilatateurs. Le malade devra marcher régulièrement pour dilater ses artères et ses jambes seront surélevées pour favoriser la circulation. Un contrôle sera effectué au niveau du cerveau et du cœur.

Si le traitement n'est pas efficace : Remplacement des artères abîmées lors d'une intervention chirurgicale / pontage. Utilisation d'autres veines du patient ou mise en place d'une veine artificielle (prothèse).

Endoartérioectomie : extraction de l'intérieur de l'artère abîmée. Dernier recours : amputation et possibilité de prothèse et séances de réadaptation fonctionnelle.

Education du malade Arrêt du tabac. Marche et/ou exercice physique.

Alimentation équilibrée.

Hygiène de pieds très rigoureuse. Chaussons - chaussures confortables.

7-29- LE DIABETE / DEFINITIONS

-On différence plusieurs types de diabète :

Le diabète gestationnel / femme enceinte.

Le diabète sucré / insulino-dépendant et non insulino-dépendant.

Le diabète rénal / sucre dans les urines.

Le diabète stéroïde / hormonal provoqué essentiellement par un taux de sucre dans le sang (> 1g par litre) qui, initialement régulé par l'insuline = hormone hypoglycémiante fabriquée par le pancréas, ne doit pas excéder 0,8 g à 1 g par litre (5,5 mmol par litre).

-Le diabète sucré est une maladie qui se caractérise par :

-Une polyurie.

-Une polydipsie (augmentation de la sensation de soif).

-Une glycosurie.

-Une hyperglycémie.

》On distingue 2 diabètes sucrés :

-Le diabète insulino-dépendant (D.I.D.) ou "maigre" qui ne nécessite pas d'injection d'insuline mais un régime pauvre en sucre accompagné d'un traitement pour le réguler.

-Le diabète non insulino-dépendant. (D.N.I.D.) ou "gras" qui nécessite l'injection d'insuline accompagné d'un traitement.

COMPLICATIONS AIGUES

L'hypoglycémie se caractérise par :

-Une diminution d'apport en sucre.

-Une augmentation de l'insuline.

-Suite à un effort violent.

Les signes de l'hypoglycémie…

-céphalées -sueurs, transpiration -pâleur - fatigue -sensation de froid ou de chaleur -perte de concentration - irritabilité -fourmillement à la bouche - sensation de faim - troubles de la vision.

La conduite à tenir

-prévenir l'infirmier et/ou le médecin -préparer le matériel pour une Dextro (hémoglucotest) réalisée par l'infirmier -donner du sucre au patient / glucose de 5 % à 30 %) et/ou jus d'orange… et (féculents…) associés

L'acidocétose (acide et acétone) se caractérise par

-L'acidification et la destruction des cellules. -Un coma pouvant conduire au décès.

Les signes de l'acidocétose -asthénie

-polydipsie, - nausées, vomissements, -respiration rapide, -haleine caractérisée (pomme verte), -tachycardie -hypotension, sécheresse de la langue -apparition du pli cutané -glycosurie importante - acétonurie.

La conduite à tenir

-effectuer un contrôle par bandelette urinaire (recherche d'acétonurie)

-si perte de connaissance

- prévenir l'infirmier et/ou le médecin : Urgence Vitale !!

COMPLICATIONS A LONG TERME

Infectieuses -diminution des défenses de l'organisme

-cicatrisation longue et difficile.

Rénales -insuffisance rénale / dialyse

- hypertension artérielle (régulation du rein impossible).

Artérielles - obstruction de vaisseaux sanguins phlébite

-artérite des membres inférieurs.

Oculaires -hémorragie -décollement de la rétine -cécité.

Nerveuses -altération de la sensibilité -névralgies (douleurs des nerfs) -névrites (inflammation des nerfs) -troubles moteurs -paralysie -névropathie (maladie des neurones) - perte des facultés intellectuelles.

Cutanées furoncle, anthrax, -mal perforant plantaire (plaie qui se creuse) - gangrène et amputation. Génito-urinaires -prurit -dysménorrhée (règles irrégulières) -impuissance.

■ROLE DE L'AIDE SOIGNANT

Recherche de glycosurie et d'acétonurie. Diurèse toutes les 24 h. Surveillance de l'équilibre alimentaire

- respect du nombre de repas : 3 à 5 repas par jour et quantité absorbée lors du repas. Apports nutritionnels extérieurs à proscrire (éducation de la famille).

!!! Vérification du résultat de la Dextro effectuée par l'infirmier!!! pour compatibilité avec le régime alimentaire. Inciter à l'arrêt du tabac. Encourager à une visite chez le dentiste tous les six mois. Noter toute modification du comportement du patient. Inciter à la pratique d'un exercice physique quotidien adapté au patient (progressif dans la durée et l'intensité).

L'HYGIENE DU DIABETIQUE

Hygiène générale : Les patients atteints de diabète doivent avoir une hygiène parfaite (séchage rigoureux des plis). Surveillance de l'état cutané (apparition de boutons…) et/ou de tout signe d'infection. Changement de tenue vestimentaire tous les jours et principalement des sous-vêtements. Visite chez le dentiste tous les six mois.

Hygiène des pieds : Les pieds sont les parties les plus exposées au risque d'infection et certaines précautions doivent être respectées : Pédiluve tous les jours et/ou lors de la toilette : température de l'eau n'excédant pas 36° C - 37° C.

Utiliser un savon au PH neutre et un gant d'un textile délicat. Ne pas utiliser de brosse ou de lime en métal. Ne pas prolonger le pédiluve. Rincer soigneusement entre chaque orteil. Vérification de la voûte plantaire. Hydrater la peau avec une crème. Soins des ongles très importants : ne pas couper les ongles = faire appel à un pédicure.

CONSEILS : Le patient ne doit jamais marcher pieds nus. Vérifier qu'aucun corps étranger ne se trouve à l'intérieur des chaussures - chaussons ou sous les semelles. Chaussures ou/et chaussons confortables : le pied ne doit jamais être compressé. Utiliser des chaussettes en fibres naturelles (lin, laine, coton…).

Ne jamais réchauffer les pieds devant un radiateur ou avec une bouillotte (perte de sensibilité). Respecter scrupuleusement les prescriptions médicales (quantité, horaires…).

!!! Important !!! Le malade doit toujours avoir sur soi :

-de l'insuline et le matériel d'injection,

des sucres lents (féculents) et rapides (biscuits, sucre…)

-Nécessaire à Dextro.

-Sa carte de diabétique et l'ordonnance du traitement en cours.

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7-30- L'ISOLEMENT

OBJECTIFS

Donner la définition de l'isolement. Expliquer la différence l'isolement "septique" (sale) et l'isolement "protecteur" et citer deux exemples pour chacun d'eux. Savoir citer les 4 modes de transmission dans les infections. Savoir expliquer le rôle de l'aide soignant dans le cadre d'un isolement septique et protecteur. Ne pas oublier d'indiquer l'isolement dans les besoins fondamentaux "éviter les dangers" ou "maintenir la température corporelle" de la démarche de soins.

INTRODUCTION

L'isolement fait partie des mesures universelles que chaque pays doit appliquer selon les protocoles exigés par l'O.M.S. et les moyens qui lui sont propres.

En France, il faut attendre le Moyen Age et les grandes épidémies de peste et de lèpre pour commencer l'isolement des malades et c'est en 1383 que fût construite la première léproserie à Toulon. L'isolement fût pendant très longtemps signe d'exclusion contrairement à nos jours où il est reconnu comme un moyen de protection et de prévention.

DEFINITION

C'est un protocole mis en place dans un service ou à domicile dans le but d'éviter la propagation de l'infection d'un patient septique à l'autre et la contamination du personnel soignant et des visiteurs. Ce protocole est appliqué pour les patients immuno-déprimés qui sont fragilisés et ne possèdent plus aucune défense immunitaire. Toute personne qui approche ces malades est soumise aux protocoles instaurés dans le service et donnés par le C.L.I.N.

QUI SONT LES PATIENTS ISOLES ?

Les malades porteurs d'une maladie hautement contagieuses (tuberculose, méningite, tétanos, diphtérie)  le micro-organisme ne doit pas sortir de la chambre. Les patients immuno-déprimés (les malades greffés dans la mesure où leur système immunitaire a été détruit pour éviter le rejet de l'organe greffé, brûlés, patients atteints du S.I.D.A ou sous chimiothérapie)  le micro-organisme ne doit pas rentrer dans la chambre.

LUTTER CONTRE LES CONTAGIONS et PRECAUTIONS D'ISOLEMENT

Les précautions à prendre dans les mesures d'isolement du malade seront différentes en fonction du mode de transmission de la maladie

Type Isolement :

-Absolu = à éviter = isolement absolu

- A éviter

- Obligatoire : Isolement respiratoire (tuberculose= masque et blouse)

-Souhaitable

Isolement entérique (diarrhée…) = Obligatoire (en pédiatrie) et Souhaitable (chez les adultes) / prévention des risques

Isolement cutané Souhaitable pour certains soins ou Obligatoire Prévenir si risque cutané Isolement du sang (avec lunettes) lors de prélèvements = Obligatoire

Il existe 4 modes de transmission dans les contagions :

-Le mode aérien (respiratoire).

- Le mode sanguin ou humoral (sécrétions).

-Le mode cutanéo-muqueux.

-Le mode entérite (selles et urines).

!!! Dans certaines contagions, il peut y avoir plusieurs modes de transmission!!!

PRISE EN CHARGE ET ROLE DE L'AIDE SOIGNANT

Au niveau du matériel: Chambre seule avec éventuellement un sas où le matériel sera distribué et les soins préparés

- la porte sera toujours fermée. A l'entrée de la chambre, on pourra retrouver un support où sont entreposés blouses propres jetables, boîte de gants à usage unique, des masques, des surchaussures, des charlottes et du Stérillium ®. On utilisera un matériel à usage unique. Le thermomètre, le tensionmètre, le stéthoscope ne sortiront pas de la chambre. Ils seront décontaminés, nettoyés, désinfectés régulièrement et stérilisés au départ du patient.

Un lavage des mains avec un savon antiseptique sera fait systématiquement avant de mettre les gants, le masque et la surblouse.

On peut retrouver des sacs spéciaux pour le linge et les déchets avec parfois double emballage et couleur spécifique (crachoirs, haricots à usage unique, bassin ou urinal).

Les produits d'entretien seront donc à proximité et des protocoles stricts de désinfection de l'environnement seront appliqués selon la maladie.

Le dossier médical et la feuille de température ne seront pas dans la chambre.

Au niveau du patient :

Tous les soins seront regroupés pour éviter les allées et venues.

Les repas seront aussi distribués en dernier.

La vaisselle pourra être faite dans la chambre.

Désinfection des selles et des urines avec un produit désinfectant avant de les jeter dans les sanitaires.

Le linge souillé sera mis dans des sacs hermétiquement fermés.

PRISE EN CHARGE et ISOLEMENT DU PATIENT IMMUNODEPRIME

Les patients immuno-déprimés, qui ne peuvent plus se défendre contre les microbes (atteints du S.I.D.A., grands brûlés, greffés) = il sera procédé à la mise en place de protocoles pour les protéger. Dans certains services, les soignants se douchent OBLIGATOIREMENT avant d'entrer. Le lavage des mains sera rigoureux et répétés.

Au niveau du matériel Chambre seule - porte fermée - parfois stérile (avec des flux laminaires). Tout le matériel sera stérile (urinal, bassin, cuvette, lingerie, gants, surblouse, charlotte

Un infirmier et un aide soignant s'occuperont toujours du même patient.

Au niveau du patient Soins faits en premier et regroupés. Le patient n'aura jamais de sonde urinaire (risque infectieux trop important).

Le brossage des dents et le rasage manuel sont INTERDITS.

La température sera contrôlée toutes les 2 heures.

Des prélèvements seront effectués régulièrement pour détecter tout germe et prévenir de toute infection. Les effets personnels (matériel, lingerie…) seront stérilisés.

Les aliments seront cuits à une certaine température.

La chambre est désinfectée régulièrement.

Des prélèvements seront effectués sur les murs, adaptable, table de nuit…

CONCLUSION

La relation avec le patient en isolement demande une attention particulière

- il se sent rejeté

– il ne faut pas le laisser seul trop longtemps

- ne pas oublier de lui laisser la sonnette à proximité.

Il faut le laisser exprimer ses angoisses et tenir compte de sa douleur psychologique car le pronostic est parfois négatif.

Il faut bien lui expliquer l'utilité de tous ces protocoles et les précautions qu'il doit lui aussi prendre tout autant que ses visiteurs.

7-31- LE SOMMEIL : BESOIN DE DORMIR et DE SE REPOSER

OBJECTIFS

Connaître la durée de sommeil d'un individu, en fonction de son âge.

Savoir citer les deux phases du sommeil.

Savoir citer les signes de perturbation du sommeil.

Savoir recueillir les habitudes de vie d'un patient pour les transmettre dans le dossier de soins et une meilleure prise en charge.

Donner le rôle de l'aide soignant par rapport au besoin 'Besoin de dormir et se reposer'.

INTRODUCTION

Le sommeil est une nécessité physiologique. L'être humain a besoin de dormir chaque jour un certain nombre d'heures. Le sommeil a un effet réparateur et le nombre d'heures varie selon l'âge et les individus. Pendant le sommeil, la conscience est absente mais accompagnée de rêves. La suppression du sommeil entraînera la mort. Le manque de sommeil ralentira les activités de l'individu, il aura des troubles de la concentration et une diminution du tonus musculaire.

En France, 1 français sur 5 ne dort pas, plus particulièrement les femmes. L'insomnie varie aussi avec l'augmentation de l'âge.

PHYSIOLOGIE

-Le nouveau-né = 18 à 20 heures de sommeil.

-Le jeune enfant (3 à 11 ans) = 12 à 15 heures de sommeil.

-Le sommeil pour ces enfants a un rôle important pour l'apprentissage. Il consolide la mémoire. -L'adolescent = entre 8 et 10 heures de sommeil.

-L'adulte = 6 à 8 heures de sommeil.

- La personne âgée = 5 à 6 heures de sommeil.

-On passe 1/3 de notre vie à dormir.

Le sommeil pourra être étudié lors de différents examens :

-ElectroEncéphaloGramme =: E.E.G.

-ElectroMyoGramme = E.M.G.

-ElectroCuloGramme = E.C.G. ETUDE DU SOMMEIL

!!!cycles du sommeil à connaître !!!

Le sommeil lent : Cette phase du sommeil permet la récupération de la fatigue physique. Elle comprend 4 phases :

Phase d'endormissement. Confirmation du sommeil.

Phase de transition vers le sommeil profond.

Sommeil profond l'organisme est au repos complet.

Le sommeil paradoxal ce sommeil est proche du rythme d'éveil. Il permet la récupération de la fatigue psychique. Cette étape permet d'améliorer la mémorisation, le défoulement (rêves ou cauchemars). Il y aura une hyperactivité végétative avec augmentation du pouls, de la tension artérielle et de la température du cerveau.

DONNEES A RECUEILLIR

L'aide soignant s'informera :

Habitudes de vie Pratique de la sieste.

Nombre d'heures de sommeil.

Prise de somnifère.

Signes de fatigue dans la journée : cernes, assoupissement, bâillements, irritabilité

Existence de douleurs et raison(s) de leur apparition : intervention chirurgicale, mauvaise position dans le lit, douleur aiguë due à la pathologie.

Signes de perturbation de sommeil

Difficulté à l'endormissement : plus de 30 minutes. Réveils fréquents et/ou au milieu de la nuit. Cauchemars à répétition.

Causes du manque de sommeil

L'insomnie peut être transitoire ou chronique.

Problèmes cardiaques ou respiratoires. La maladie peut perturber le sommeil.

La dépression, le stress, l'éthylisme.

L'usage de psychotropes.

Les ronflements : 30 % des ronfleurs ont l'apnée du sommeil, souvent liée à l'obésité et à l'hypertension.

Le somnambulisme détecté le plus souvent pendant l'enfance : aucun souvenir. Le bruit, la lumière, les changements d'habitude, les horaires, la literie…

CONSEQUENCES DE L'INSUFFISANCE DE SOMMEIL

La privation de sommeil est mal supportée sur le plan somatique et sur le plan psychologique  troubles de la mémoire, asthénie, vertiges

Chaque individu peut avoir besoin de 4 à 10 heures de sommeil par nuit. Le manque de sommeil peut entraîner une hypersomnie, rencontrée essentiellement en psychiatrie. L'allongement du sommeil passe à plus de 16 heures par jour ce qui diminue toute activité.

On rencontre deux formes de sommeil maladif : La narcolepsie : maladie reconnue le plus souvent d'origine génétique et parfois psychiatrique. Le patient a des attaques brutales de sommeil ce qui peut entraîner des accidents. La personne peut dormir en discutant.

La cataplexie : perte du tonus musculaire et la personne se retrouve au sol. Ces problèmes entraînent des difficultés scolaires importantes et sociales qui rendent difficile l'intégration dans un groupe.

■ROLE DE L'AIDE SOIGNANT

S'informer auprès de l'équipe et des informations recueillies dans le dossier de soins (prise de somnifère, utilité du médicament…).

S'informer des habitudes de vie du patient.

Proposition du bassin ou accompagnement aux toilettes ou changement de la protection "NUIT". Massage. Installation confortable pour la nuit. Ridelles au lit, sonnette à proximité et boisson si aucune contre-indication : bloc opératoire, restriction hydrique.

Appareil dentaire à nettoyer et à ranger. Bas à varices à retirer. Créer un climat de sécurité  fermeture des volets, tisane, extinction du poste de télévision, éviter le bruit

Regrouper les soins. Expliquer les raisons du réveil au patient et surveiller le bon fonctionnement des appareils (oxygénothérapie

- Seringue AutoPousseuse (S.A.P.) - perfusion - scope…).

CONCLUSION

Ecouter le patient, qui exprimera, plus particulièrement le soir, ses angoisses, ses craintes… et le rassurer

Ne pas oublier de transmettre les informations recueillies ainsi que tout autre signe de son comportement auprès de l'équipe médicale et dans le dossier de soins.

7-31 -LES PRINCIPAUX REGIMES

-LES PRINCIPALES QUESTIONS

Décision d'alimenter le patient ? Comment l'alimenter ? sonde, voie parentérale, voie per os, accompagnée ou sous surveillance, autonome Texture : liquide, solide… Qualité de l'alimentation ? Régime ? Rythme des repas et quantité ?

LES PRINCIPAUX TROUBLES NUTRITIONNELS ET REGIMES ASSOCIES

La dénutrition 70 % des cas chez les personnes âgées et ses causes

Un patient hospitalisé  une dénutrition potentielle Maladies : anorexie (réactive au traitement et/ou la maladie) - agueusie (perte du goût). Traitements : chimiothérapie Troubles de la déglutition : dysphagie. Stress chirurgical : consommation d'énergie plus importante.

Fatigabilité : accrue en fin de journée, dépression

Un régime hyperprotidique et hypercalorique sera prescrit dans le cas d'un patient dénutri, fatigué

Principes du régime hyperprotidique et/ou hypercalorique

Evaluation précoce : contrôle du poids, appétit, ingestats

Texture adaptée et fractionnement alimentaire Goût et aversion. Privilégier les protéines de qualité végétales et/ou animales, vitamines telles que l'orexygène qui favorise l'appétit, la vitamine C… Favoriser les produits enrichis (potages, purées…) et les aliments naturels. Aide aux repas. Contrôle des ingestats. Suivi du poids, de l'appétit et de ses troubles.

L'obésité se définit par l'excès du tissu adipeux (graisse).

Surcharge pondérale > 20 %. Indice de la Masse Corporelle (I.M.C.) est égal à P/T2

- ne doit pas être supérieur à 24 chez la femme

-ne doit pas être supérieur à 25 chez l'homme

L'obésité causes /L'alimentation / Les dépenses énergétiques /L'incidence génétique / Psychologique. Un régime hypocalorique sera prescrit

Principes du régime hypocalorique= Moins manger et manger mieux. Restriction calorique adaptée selon l'importance de la surcharge pondérale, complications liées au diabète gras, de l'hypertension artérielle ou osthéoarticulaire

Principes qualitatifs et choix des aliments : Augmentation des protéines maigres = apport en laitage nature (favoriser les fromages dont la teneur en matières grasses est inférieure à de 45 %), en poisson, viande blanche, oeufs, volaille…

Les viandes de boeuf, veau, porc sont à limiter. Diminution des graisses (lipides, acides gras saturés…) et plus particulièrement les graisses cuites, proscrire les viandes grasses, les graisses d'assaisonnement = favoriser l'huile d'olive ou le beurre frais (15 grammes par jour).

Diminution des sucres rapides ou de tout produit sucré, suppression de céréales peu raffinées, arrêt de la consommation d'alcools. Augmentation des fibres (légumes, fruits, céréales complets…).

Application du régime hypocalorique : Expliquer le régime au patient et sa mise en application avec son consentement. Adapter selon les habitudes de vie, ses besoins, sa santé… Suppression de consommation d'alcools, sucres, graisses. Limiter les féculents, viandes, fromages.

Rythme et repas : petit-déjeuner, déjeuner, dîner

La diététique du diabète: Le diabète gras ou Diabète Non Insulino Dépendant (D.N.I.D.), généralement associé à une surcharge pondérale, sera traité en premier lieu par un régime amaigrissant dans le cas d'une surcharge pondérale ou d'un traitement antidiabétique qui sera fractionné pour lutter contre l'hypoglycémie.

Dans le cas contraire, un régime alimentaire équilibré sera favorisé. Il sera fractionné - pauvre en graisses animales et riche en fibres.

Le diabète maigre ou Diabète Insulino Dépendant (D.I.D.), lié à l'injection d'insuline, impliquera de limiter les hyperglycémies et hypoglycémies par l'apport d'une alimentation parfaitement équilibrée. Son principe de base sera de fractionner, sur prescription médicale, les repas : 3 à 5 repas par jour qui suivront de 15 minutes l'injection d'insuline. En pratique, il faudra définir le nombre et les horaires des repas et prévoir une collation (sucre lent) … dans le cas d'une hypoglycémie = association de sucre rapide et de sucre lent.

Autres régimes

Régimes liés aux troubles digestifs

-diarrhée aiguë prescription d'un régime sans résidu

-diarrhée chronique prescription d'un régime pauvre en fibres

-constipation prescription d'un régime riche en fibres et hydrique.

Régime hyposodé ,diminution de l'apport en sel.

Régime hypolipidique , diminution des graisses.

DE LA PRESCRIPTION A L'ALIMENTATION

Alimentation sur prescription médicale. Bilan nutritionnel. Encadrement soignant

-évaluation des difficultés

-suivi des résultats

-écoute

-encouragement et accompagnement

-surveillance dans le comportement alimentaire (ingestats, poids…)

-apport de compléments nutritionnels.

7-33 - Maladie de Parkinson

DEFINITION et GENERALITES

C'est une maladie dégénérative du système nerveux central, caractérisée par des tremblements, une akinésie et une hypertonie. La cause de cette maladie est actuellement inconnue. Elle est liée à une diminution d'une substance -la dopamine. Elle atteint généralement les personnes qui ont entre 50 et 60 ans et touche 0,5 % de la population âgée de plus de 40 ans, plus particulièrement les hommes.

SIGNES CLINIQUES

Le tremblement au repos : le patient est inactif. Il est surtout fréquent au niveau des mains et des doigts mais peut également toucher les pieds ou la bouche. Ce tremblement disparaît pendant le sommeil mais accentué lors d'efforts intellectuels.

L'hypertonie Les muscles sont contractés et le patient va conserver une rigidité constante. Il y a une résistance au mouvement avec la difficulté évidente pour plier le coude : signe de la roue dentée. Cette hypertonie se remarque aussi lorsque le patient est couché par une rigidité musculaire du cou  signe de l'oreiller.

L'akinésie : absence de mouvements involontaires (clignement des paupières, balancement des bras quasi-nul pendant la marche, expression du visage…).

AUTRES SIGNES

L'attitude est figée avec une flexion du tronc et de la nuque, les membres supérieurs en avant pouvant aller jusqu'à la flexion des genoux. Le patient est immobile et aucun mouvement n'est perceptible.

La marche : Difficulté au démarrage de la marche. Marche à petits pas. Aucun mouvement des bras.

La voix : Dysarthrie avec une voix monotone aucune modulation dans la voix. Voix assourdie et un langage difficilement compréhensible.

L'écriture / Le patient a une micrographie : réduction des mots au fur et à mesure - illisible. Hypersialorrhée = augmentation de la salivation (langue qui sort de la bouche).

Hypersudation : Hypersécrétion des glandes sébacées.

Troubles sphinctériens : vessie hyperactive qui aboutit à l'incontinence.

Troubles du transit intestinal : constipation.

Troubles neuro-psychologiques avec un ralentissement psychique.

EVOLUTION AVEC LE TRAITEMENT

Le traitement : dopamine sera essentiellement efficace au début de la maladie et corrigera les signes d'akinésie et d'hypertonie. Au fur et à mesure de l'évolution de la maladie, des fluctuations d'efficacité apparaîtront : augmentation de dyskinésie des mouvements volontaires, torsion des membres de la face et des yeux. Ce traitement sera associé à des séances de kinésithérapie. PRISE EN CHARGE

La toilette sera rigoureuse et l'aide soignant veillera à laisser un maximum d'autonomie au patient. L'élimination Risque d'infection urinaire.

Hydratation très fréquente.

Adaptation du matériel (verres fermés ou utilisation d'une paille). Pistolet à portée de main. Sonnette à proximité. Surveillance du transit intestinal. L'alimentation Choix d'une alimentation adaptée = viande coupée, pas de petits pois - et au goût du patient. Mise à disposition d'une cuillère plutôt que d'une fourchette. Aide au repas. Dédramatiser en cas de souillures  serviette de table à disposition. Aide pour la prise du traitement en milieu du repas  conseillé. Contrôle du poids régulier. Se mouvoir Mouvements au ralenti  hypotension orthostatique. Surveillance de la fréquence cardiaque. Risque de chutes  soutien à la marche, attention au sol mouillé, chaussures bien adaptées… Psychologie Patient souvent déprimé  écoute et attention particulière.

L'EPILEPSIE

DEFINITION

La crise d'épilepsie généralisée est définie par la décharge électrique simultanée de l'ensemble des neurones.

CARACTERISTIQUES

L'épilepsie se caractérise par : Une perte de connaissance complète et de survenue totale. Le patient pousse un cri et tombe. Elle comporte trois phases successives :

La phase tonique où tous les muscles se contractent ce qui entraîne une apnée arrêt de la respiration et une morsure de la langue.

La phase clonique pendant laquelle des secousses apparaissent dans l'ensemble du corps. Cette phase correspond à l'alternance "contraction - décontraction" des muscles.

La phase de résolution ou stertoreuse où le patient est dans un coma vigil, la respiration est bruyante et souvent il a un relâchement des sphincters.

Stertor respiration bruyante ressemblant à des ronflements. La reprise de conscience est progressive suivi d'un état confusionnel qui peut durer quelques heures. Le patient ne garde aucun souvenir de la crise.

ROLE DE L'AIDE SOIGNANT

Pendant la crise L'objectif est d'éviter que le patient ne se blesse et il ne faut surtout pas tenter d'empêcher la crise. Faire prévenir l'infirmier ou le médecin (sonnette, appel auprès d'un tiers…). Ecarter tout objet ou obstacle qui pourrait le blesser. Placer un oreiller sous sa tête pour éviter toute plaie au cuir chevelu. Les morsures sont souvent fréquentes et douloureuses, on essaiera d'introduire dans la bouche un mouchoir épais ou une canule de Guedel sans oublier d'assurer la libération des voies aériennes. Maintenir le patient afin de lui éviter de tomber du lit (dans le cas d'un patient alité) pas de ridelles.

Observer tous les signes de la crise et sa durée pour transmettre ces informations qui permettront d'orienter le diagnostic.

Après la crise Installer confortablement le patient car il présente un état confusionnel et une grande fatigue. Nettoyer le visage.

En cas de souillure = le changer en douceur et lui faire une toilette. Vérifier s'il s'est mordu la langue et lui faire un soin de bouche. Eviter le refroidissement en le couvrant.

Le laisser se reposer tout en le surveillant. Le sommeil suit souvent une crise.

Rassurer le patient même s'il n'a aucun souvenir de la crise. Il faut être à son écoute de façon à dédramatiser la situation.

Préparation du matériel pour lui prendre les constantes : pouls, température, tension artérielle et glycémie capillaire. Transmissions orales et écrites.

A long terme : Surveiller la prise de son traitement. Veiller à ce que le patient comprenne sa maladie et sache reconnaître les signes précurseurs.

!!!Attention !!! Conduite de véhicule autorisée sous contrôle médical. Aucune contre-indication de grossesse.

COMPLICATIONS

Le risque de la crise est le passage en état de mal épileptique caractérisé par des crises qui se succèdent rapidement risque vital important !!! Risque d'un arrêt cardio-respiratoire, injection de Valium ® et soins d'urgence en réanimation.

7-34- SERVICE D'URGENCESLE DE L'AIDE SOIGNANT AUX URGENCES

OBJECTIFS

Connaître les grandes lignes de la mission des Urgences. Connaître le rôle de l'aide soignant aux Urgences. Connaître les limites des compétences de l'aide soignant.

ORGANISATION DES URGENCES HOSPITALIERES

L'organisation matérielle 》Le Service d'Accueil et d'Urgences (S.A.U.) hôpital qui présente une fréquentation de 10 000 patients par an pour 200 000 habitants, médecine urgentiste ouverte 24 h/24 h, prise en charge d'une majorité de pathologies. 》L'Unité de Proximité d'Accueil et de Traitement des Urgences (U.P.A.T.U.) accueillent les urgences prise en charge et premiers soins avant transfert dans un établissement S.A.U.

Trois zones distinctes :

-Zone d'accueil et d'orientation.

-Zone d'examen et de soins (famille non autorisée sauf exception).

-Zone d'hospitalisation de courte durée / Unité d'Hospitalisation de Courte Durée (U.H.C.T.)

LA MISSION DES URGENCES + de 8 millions de personnes par an et 60 % d'hospitalisation 》 Le service des Urgences a pour rôle de répondre 24 h sur 24 h aux demandes de santé des personnes qui se présentent à l'hôpital sans y avoir rendez-vous, que leur état de santé soit réellement urgent d'un point de vue médical ou qu'il soit ressenti comme tel (Décret de 1991).

CLASSIFICATION DES URGENCES

Une équipe composée d'un binôme "Infirmier d'Accueil et d'Orientation

- Aide Soignant" prendra en charge le patient et pourra effectuer l'observation

Fonctions neurologiques (usage de la parole, compréhension…).

Fonction respiratoire (bonne ventilation…).

Fonction cardiaque (pouls, douleur thoracique…).

Traumatologie.

Douleur et traitera en priorité l'URGENCE ABSOLUE = infarctus du myocarde avant l'URGENCE RELATIVE =fracture.

LE PERSONNEL DES URGENCES sous la responsabilité d'un médecin responsable

- formé à l'urgence et qui a obligatoirement travaillé dans un service des Urgences pendant deux ans Pluridisciplinarité :

Médecins urgentistes, un médecin OBLIGATOIRE.

Infirmiers et aides-soignants.

Brancardiers. Ambulanciers.

Aide sociale.

Psychiatres et infirmiers du secteur psychiatrique (dans certains S.A.U.)

Cadre de santé.

LE ROLE DE L'AIDE SOIGNANT AUX URGENCES en collaboration étroite avec les infirmiers et les médecins L'accueil du patient Collaboration avec l'I.A.O. Déshabillage du patient et recherche dans ses effets personnels fortement conseillée. Surveillance des paramètres. Rassurer le patient et la famille. Observation des nouveaux arrivants priorité des soins à évaluer. La prise en charge du patient admis Installation du patient. Le rassurer. Acheminer les examens et récupérer les résultats. Accompagner les patients en radiologie ou dans d'autres services. Assurer le confort et l'intimité du patient. Donner les repas selon prescription médicale.

Collaboration avec l'infirmier dans certains gestes pose de sonde, lavage gastrique(Carbomix ®) etc etc.

Observer l'état de santé des patients.

Transmissions précises de toutes les informations recueillies.

Entretien du matériel et des "box" Vérification AVANT PRISE DU SERVICE de tous les box et du matériel en place.

Décontamination du matériel utilisé.

Veille au remplissage du matériel. Nettoyer les box.

Participer à la vérification du bon fonctionnement du matériel.

Nettoyer les brancards.

Changer les draps. ..

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Fin Cours 7

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