Module 9

9- Soins en psychiatrie

9-1-LA PSYCHOLOGIE

DEFINITION = La psychologie se définit en tant que science humaine issue à la fois de la philosophie et de la médecine. Développement de l'intelligence. Développement de l'affectivité. Relation entre le corps et l'esprit. Comportement humain seul ou en groupe.

Plusieurs types de psychologie : Expérimentale.

Cognitive : Intelligence et mémorisation.

Sociale.

Clinique : Raisons de la maladie, fonctionnement… La psychologie clinique étudie la personnalité, le fonctionnement psychique d'un individu en le considérant dans un groupe. Chaque individu est un être unique. Le développement psycho-affectif étudie une base identique d'individus entre les uns et les autres , même notions de langage, de mécanismes psychologiques

DIFFERENTES PERIODES (petit mémo...A vous d'approfondir)

Orale : 0 à 12 mois : maîtrise de la bouche

Anale : 1 à 3 ans : maîtrise du corps

Génitale : 3 à 5 ans : propre plaisir

Complexe d'OEdipe : à partir de 4 - 5 ans : plaisir des autres sans lui

Période de latence : 5 à 12 ans : vie en collectivité et intérêt pour les autres

L'HOSPITALISME = C'est la régression mentale des malades hospitalisés pour de longues périodes. Le terme 'hospitalisme' recouvre l'ensemble des troubles physiques dus à une carence affective par privation de la mère survenant chez les jeunes enfants placés en institution dans les dix-huit premiers mois de la vie. C'est un état d'altération physique grave qui s'installe progressivement. Si la carence affective est totale et prolongée, les troubles iront jusqu'au marasme voire la mort.

DIFFERENCES EN TERMES DE PSYCHOLOGIE

Le psychisme est important et ne peut être résolu sans communication. Le soin doit toujours s'accompagner de dialogue.

L'hystérie est une maladie avec des signes apparents de pathologie mais non réels.

Qu'est-ce qu'une psychose ? C'est une affection mentale altérant profondément la personnalité dans son ensemble et qui se définit par les caractères suivants : Perte du contact avec le réel. Altération foncière des relations avec le monde environnant. Existence de désirs, de croyances, de comportements étranges, incompréhensibles, irrationnels qui s'expriment à travers des idées délirantes et traduisant un mode de pensée irréelle. Le psychotique n'est pas conscient de sa maladie.

Qu'est-ce que la névrose ? C'est l'affection neuropsychique qui ne s'accompagne d'aucune lésion décelable dans le système nerveux. La névrose n'altère jamais la personnalité et le sens de la réalité est conservé.

QUELLES SONT LES CAUSES DE DEFICIENCE MENTALE ?

Biologique.

Système : environnement familial, professionnel….

Antécédent majeur.

La société est toujours vecteur des symptômes d'une maladie psychiatrique et des moyens de traiter ces symptômes.

La maladie psychiatrique est reconnue en tant que syndrome comportemental ou psychologique cliniquement significatif associé à une détresse, à un handicap ou à un risque élevé de décès, de souffrance, d'handicap ou de perte importante de liberté.

9-2- EN MATIERE DE LEGISLATION… La loi du 19 juillet 1993 a profondément modifié le code pénal et, notamment, l’ancien article 64.2 qui permettait d’exonérer les malades mentaux de leur responsabilité pénale. L’ambiguïté de la notion de 'démence' pouvait permettre toutes les interprétations.

Les victimes, ou les familles des victimes, s’estimaient 'privées' d’un procès et les prévenus bénéficiant de cette irresponsabilité pouvaient se retrouver, au bout de quelques mois, à nouveau libres de leurs actes.

Un consensus s’est naturellement dégagé sur la nécessité de réformer l’article 64. L’article 122-1 du nouveau code pénal distingue les personnes dont le trouble psychique ou neuropsychique a aboli le discernement, qui ne sont pas pénalement responsables, et celles dont le trouble a altéré le discernement. Cette rédaction permet, contrairement à celle de 1810, de distinguer les 'Fous' des 'Demifous'.

Cet article disposait qu’il n’y a ni crime ni délit, lorsque le prévenu était en état de démence au temps de l’action ou lorsqu’il a été contraint par une force à laquelle il n’a pu résister.

Article 122-1 du nouveau code pénal / N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes La personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle de ses actes demeure punissable…

Toutefois, la juridiction tient compte de cette circonstance lorsqu’elle détermine la peine et en fixe le régime. La dernière phrase du second alinéa de cet article pourrait laisser entendre que le juge est incité à diminuer la peine, en accordant des circonstances atténuantes. En fait, certaines juridictions y ont vu l’opportunité d’appliquer une peine plus lourde. La commission tient à rappeler que le Sénat, lors de la discussion du code pénal, avait proposé une solution différente, selon laquelle la juridiction pourrait décider que la peine serait exécutée dans un établissement pénitentiaire spécialisé doté de services médico-psychologiques et psychiatriques appropriés.

Les psychiatres, s’appuyant sur le deuxième alinéa de l’article 122-1 du nouveau code pénal, ont interprété la loi dans un sens univoque. A leur sens, peu de troubles psychiques ou neuropsychiques abolissent le discernement de la personne ou entravent le contrôle de leurs actes.

En conséquence, le nombre d’accusés jugés irresponsables au moment des faits est passé de 17 % au début des années 80 à 0,17 % pour l’année 1997. Lorsque l’irresponsabilité est prononcée, le juge d’instruction est amené à se dessaisir en rendant une ordonnance de non lieu, le tribunal correctionnel prend une décision de relaxe et la cour d’assises doit prononcer un acquittement. L’infraction commise doit donc être oubliée ; elle n’a été qu’un révélateur de la maladie de son auteur. Mais ses troubles psychiques graves subsistent. Il convient cependant de rappeler qu’une procédure quasi systématique d’information du préfet par les autorités judiciaires compétentes permet, au titre de l’article L. 348 de la santé publique (loi du 27 juin 1990 relative aux droits et à la protection des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux), de placer l’auteur de l’infraction en hôpital psychiatrique.

Certains psychiatres souhaitent que l’on déclare le plus tard possible l’irresponsabilité dans le cours de la procédure judiciaire, cette dernière ayant une valeur thérapeutique. Un certain consensus existe semble-t-il sur le fait qu’il ne faille pas déclarer l’irresponsabilité : la responsabilisation du malade dans la démarche de soins est difficilement compatible avec une irresponsabilité totale sur le plan pénal.

Les experts psychiatres sont ainsi tentés de ne pas déclarer irresponsables des personnes qui seront difficiles à gérer en hôpitaux psychiatriques : dernier maillon de la chaîne, les prisons sont là pour accueillir les malades mentaux !

9-3-Quelques dates

1785 Instructions en matière de gouverner les insensés et de travailler à leur guérison dans des asiles qui leur seront destinés (Colombier).

1872 Création de la première école d'infirmier en psychiatrie à l'hôpital de la Salpetrière.

1937 Invention de l'électrochoc (envoi de fréquences électriques) par Cerletti et Bini

1939 1er patient choqué : Fréquence d'électrochoc 1 fois par jour ou tous les 2 jours pendant 10 jours

1938 Tout département doit avoir un asile d'aliénés. Il existe deux types de placement :Hospitalisation d'office. hospitalisation à la demande d'un tiers.

1952 Prescription du 1er neuroleptique

1957 Prescription du 1er anti-dépresseur

1960 Electronarcose (anesthésie et injection de curare)

1971 Centre de Traitement et de Réadaptation Sociale (C.T.R.S.)

1973 Sectorisation des unités en psychiatrie Calme Semi-calme (travailleur) Somatique Défectologie (grabataire)

1980 Electro Stimulo Convulsivo Thérapie (E.S.C.T.) Envoi d'impulsions électriques avec moins d'ampérage et sur une durée plus longue.

2003 Stimulation Magnétique Transcrânienne (S.M.T.) Utilisation d'ondes magnétiques pour stimuler les cellules nerveuses.

9-4-DIFFERENTES APPROCHES DE LA PSYCHIATRIE

Psychologique

Nous avons tous le même potentiel énergétique. C'est son utilisation qui nous diffère. Certains extériorisent face au stress et renforcent leur personnalité, d'autres intériorisent et favorisent les blocages.

Psychanalytique

Les racines pathogènes de nos problèmes seraient liées à un blocage dans une période antérieure. Systématique ou familiale C'est une technique de psychothérapie basée sur la prise en considération du groupe.

Thérapie institutionnelle

Un cadre thérapeutique centré sur l'établissement, son équipement, son personnel et les relations dynamiques entre soignants et soignés. L'institution soignant est conçue comme une personne morale.

Anti-psychiatrique

Ce mouvement, apparu au début des années 60, consiste dans l'interrogation critique remettant en cause la psychiatrie et la notion de maladie mentale

9-5-DIFFERENTES CARACTERISTIQUES et MECANISMES EN PSYCHIATRIE

Endogène ce que nous sommes (facteurs d'hérédité) Exogène ce que nous vivons Iatrogène ce que nous absorbons Les mécanismes de défense ou barrière de refoulement souvent mal utilisés peuvent générer de l'anxiété à la base de toute pathologie mentale. Refoulement action d'empêcher une réaction affective de s'extérioriser Transposition déplacement Rationalisation sens logique face à une situation absurde Compensation Sublimation pulsion sexuelle ou agressive déplacée Régression comportement qui fait référence à un âge antérieur Projection attribution à autrui d'un sentiment éprouvé par soimême Identification assimilation d'un modèle

9-6-LES NEVROSES : P.A.T.H.O. !

Qu'est-ce que la névrose ? C'est l'affection neuropsychique qui ne s'accompagne d'aucune lésion décelable dans le système nerveux. La névrose n'altère jamais la personnalité.

Une personne atteinte de névrose a la capacité de se rendre compte de l'existence d'un trouble. Elle garde la notion du réel, même si parfois elle en maîtrise mal l'interprétation.

La névrose Phobique C'est la répulsion par rapport à une situation, un objet ou un sentiment.

La névrose Angoisse C'est une émotion complexe mélangée de craintes et de doutes se traduisant par un malaise intense. Elle est toujours liée à un sujet ponctuel.

La névrose Traumatique En fonction d'un fait d'actualité.

La névrose Hystérique C'est l'exagération dans l'expression avec manifestation et troubles physiques. …le corps s'exprime à la place de la bouche…

La névrose Obsessionnelle C'est l'intrusion d'une idée, d'un désir ou d'un sentiment qui s'impose de façon tenace.

!!!!!!!!!! On a tous une dominante en rapport avec ces névroses appelée structures de personnalité / mode de construction psychique et inconsciente d'un sujet - se manifestant par la prédominance d'une névrose type.

!!!!Toute opposition à l'une de ces névroses engendrerait une dépression nerveuse.

LEGISLATION EN PSYCHIATRIE

9-7-LEGISLATION EN PSYCHIATRIE LA SECTORISATION

1838 Loi Esquirol Création d'hôpitaux psychiatriques C'est un territoire défini et limité dans lequel une seule et même équipe médicale dispose d'un éventail d'institutions, qui se voit confier l'ensemble des taches de prévention, de soins et de réadaptation relevant de la psychiatrie publique  environ 800 secteurs sur le territoire national. La composition d'une équipe Un médecin chef de secteur exerçant son autorité sur le service hospitalier. Médecins assistants. Internes. Psychologues. Kinésithérapeutes, ergothérapeutes. Assistantes sociales. Infirmiers, aides-soignants. Objectifs de la sectorisation Travail en réseau. Prise en charge de tous les problèmes de santé psychiatrique sur une population donnée. Proximité du patient avec son environnement familial et de son lieu de vie habituelle.

9-8- LES DIFFERENTES STRUCTURES

Unité d'Hospitalisation Temps plein = 24 h/24 h Hôpital de semaine = du lundi au vendredi Hôpital de jour = uniquement en journée Hôpital de nuit = uniquement la nuit

--Centre Médico-Psychologique : C.M.P. qui a pour objectif la prévention lors de consultations psychiatriques gratuites ou de soins ambulatoires (à domicile) afin d'évaluer un diagnostic, ce qui pourra limiter les hospitalisations à temps plein.

--Centre d'Accueil Thérapeutique à Temps Partiel : C.A.T.T.P. qui a pour objectif de maintenir et favoriser l'autonomie pour des actions de soutien et de thérapie de groupe (essentiellement dans les gestes usuels) privilégiant le dialogue et les échanges spontanés avec les patients. --Atelier thérapeutique qui a pour principal objectif la resocialisation du patient.

--Foyer ou centre de post-cure sur le type d'hébergement de "moyen séjour" pour assurer la continuité des soins avec une activité professionnelle dans la journée.

--Appartement thérapeutique où le patient vit seul à domicile sous surveillance médicale et psychologique.

--Unité pour Malades Difficiles = U.M.D. indépendante au secteur et qui accueille des patients provenant d'Unité d'Hospitalisation à Temps Plein.

LES STRUCTURES D'URGENCE

Centre Psychiatrique d'Orientation et d'Accueil : C.P.O.A. qui permet l'orientation d'un patient vers une structure plus en adéquation avec ses symptômes.

Infirmerie Psychiatrique de la Préfecture de Police : I.P.P.P. pour les patients qui troublent l'ordre public et qui représentent un danger pour eux et les autres, généralement mis en garde à vue : Hospitalisation d'Office (H.O.).

LES MODES D'HOSPITALISATION

Hospitalisation Libre : H.L. Aucune contrainte d'entrée et de sortie pour le patient.

Hospitalisation à la Demande d'un Tiers : H.D.T. qui prévoit des modalités administratives et médicales

OBLIGATOIRES Avant son admission demande manuscrite d'un tiers, 1er certificat médical indépendant de la structure d'accueil et de l'environnement familial, 2ème certificat médical indépendant de la structure d'accueil ou sur dérogation, A compter de son admission 3ème certificat médical des 24 heures qui confirme la présence de troubles psychologiques et justifie l'admission d'un patient...Après 15 jours d'admission 4ème certificat de quinzaine justifiant l'hospitalisation, certificat mensuel à compter du 4ème certificat

La sortie du patient pourra être envisagée si le demandeur annule sa demande d'hospitalisation, par le médecin.

Hospitalisation d'Office : H.O. certificat médical établi par le médecin de l'Infirmerie Psychiatrique de la Préfecture de Police, arrêté de placement préfectoral, certificat des 24 heures justifiant l'Hospitalisation d'Office, certificat de quinzaine, certificat mensuels

La sortie du patient ne pourra être envisagée qu'après accord du médecin et suspension de l'Hospitalisation d'Office par la Préfecture de Police.

LES MALADIES PSYCHIATRIQUES

9-9-LES MALADIES PSYCHIATRIQUES

Psychiatrie / DEFINITION: Psyché = âme ou pensée

Iatros - médecin

La psychiatrie est une spécialité médicale consacrée à l'étude, au diagnostic et au traitement des maladies mentales qui touchent le psychisme.

Les maladies mentales se différencient des maladies somatiques ou organiques. Elle peuvent concerner les affects (sentiment, émotion) ou l'intellect (pensée, jugement, raisonnement).

Les causes et les approches thérapeutiques

Neurologique : il existe une anomalie biologique au niveau cérébral.

Psychanalyse : basée sur l'expression de traumatismes antérieurs (enfance…) qui provoqueraient des maladies mentales.

Autres… théories comportementales, antipsychiatrie.

CLASSIFICATION

Névrose : prise de conscience des troubles.

Psychose : pas de conscience de ses troubles.

Troubles de conduite alimentaire/ anorexie mentale.

Perversions : psychopathes.

Conduites addictives = dépendance à une substance quelle qu'elle soit drogue - alcool…

DIFFERENCES ENTRE -NEVROSE ET *PSYCHOSE

-Le névrotique ne change pas de personnalité.

*Le psychotique a une déformation de sa personnalité.

-Le névrotique n'a aucune déformation de la réalité.

*Le psychotique perd tout contact avec la réalité hallucinations - délires… et se crée son propre monde.

Co -Le névrotique conserve la capacité du langage pas de désordre.

*Le psychotique a des modifications du langage pouvant entraîner la création de mots nouveaux néologisme.

-Le névrotique ne perd pas ses facultés intellectuelles ; elles ne sont pas gravement atteintes… seulement ralenties.

*Le psychotique a un dysfonctionnement de ses facultés intellectuelles.

- Le névrotique garde un intérêt pour le monde extérieur.

*Le psychotique perd tout intérêt pour la société.

LA NEVROSE D'ANGOISSE =C'est un état névrotique caractérisé par un état permanent d'anxiété et des crises d'angoisse aiguë panique attaque. Il y a des perturbations organiques associées… Tachycardie. Sensation d'étouffement. Perte d'équilibre. Pâleur, céphalées. Gène respiratoire, dyspnée. Sueur, tremblements. Sensation de danger immédiat - de mort. Sentiment d'infériorité. Troubles du sommeil, sexuels

LA NEVROSE PHOBIQUE = C'est une peur irraisonnée vers un objet ou une situation. L'agoraphobie =peur du vide ou de la foule. Les phobies sociales = peur de l'autre, de s'exprimer en public… Les phobies simples ou isolées = peur des animaux - peur d'être enfermé, de prendre l'avion, peur du noir claustrophobie. La phobie des microbes.

LA NEVROSE HYSTERIQUE= C'est une somatisation de la névrose sur son corps. Exagération démesurée, égocentrisme, sexualité inhibée. Théâtralisme Séduction érotisée. Inauthenticité. Richesse de l'imaginaire. Manipulation. Dans les cas graves de névroses hystériques… Conversions hystériques qui se traduisent par des répercutions somatiques spectaculaires par des pseudo-crises de spasmophilie ou tétanie avec perte de connaissance, pouvant entraîner la paralysie d'un membre, perte de la vue et/ou du langage, accompagnées de douleurs hypochondriaques.

Hystérie : afin d'attirer l'attention sur soi pour obtenir le statut de malade.

LES NEVROSES OBSESSIONNELLES = Elles associent des obsessions et des compulsions. T.O.C. (Troubles Obsessionnels Compulsifs) = goût excessif pour la propreté, l'ordre, le rangement.

Obsessions idéatives = attitudes, propos, gestes à répétition.

LES PSYCHOSES = Obsessions impulsives et phobiques.

Compulsions de lavage = successions d'actes qui n'ont pas de sens en soi.

PSYCHOSE AIGUE : BOUFFEE DELIRANTE AIGUE Généralement décelée chez de jeunes sujets sans aucun antécédent psychiatrique / coup de tonnerre dans un ciel serein

Les "thèmes" : persécution, grandeur, influence, hallucinations visuelles et auditives qui entraînent des réactions exagérées du patient (cris, agitation, excitation, pleurs…) et la perte de son intégrité physique et psychique. L'évolution dépendra de son intensité : plus c'est fort… plus de bons résultats sur le "pronostic". Sur 50 % des cas… 25 % ont un risque de rechute dans les mois ou années qui suivent. 25 % sont atteints de schizophrénie : rupture de l'esprit.

DELIRES CHRONIQUES

-La paranoïa se représente sous différentes formes… et a pour caractères communs… La méfiance. L'orgueil. L'hypertrophie du "Moi". La fausseté du jugement.

La paranoïa s'observe d'après certains signes :

-L'érotomanie = c'est la conviction d'être aimé généralement par une personnalité possédant un rang, une notoriété importante ou l'espoir d'être aimé en retour… s'ensuit le découragement, la rancune.

-La jalousie… ce sentiment repose sur la conviction que l'autre est infidèle autodestruction ou homicide.

-Interprétatif = le patient délire sur un mode de persécution.

-Sensitif = développement tardif chez des sujets de 50 ans, ayant connu des échecs successifs  dépressifs pouvant aller jusqu'à l'autolyse.

Autres délires chroniques

-La schizophrénie / rupture de l'esprit C'est une des maladies mentales les plus graves et les plus fréquemment rencontrées (1 %), elle est essentiellement décelée chez de jeunes sujets (entre 16 et 35 ans). Elle se présente sous différentes formes et syndromes communs…

-Délire "non systématisé" ou/et dépersonnalisation = sensation de transformation corporelle, accompagnée d'hallucinations auditives et visuelles.

-Dissociation = modifications du langage (incompréhensible, idées parasites…).

-Ambivalence = coexistence de deux sentiments opposés.

-Discordance = différence entre les actes et les mots.

-Déficitaire = intellectuel et affectif (discours basique et appauvri, froideur dans le contact…). -Autistique = hors réalité, repli sur soi.

DELIRES CHRONIQUES

-La psychose hallucinatoire chronique. Sujets atteints : hommes et femmes confondus (40 ans environ). Développement progressif d'hallucinations auditives et cénesthésiques  sensations corporelles (picotements…). Maladie difficilement repérable à son commencement.

-Hallucinations auditives injures

-Détériorations mentales avec altération de la lucidité.

-La psychose maniaco dépressive ou cyclothymie : changement d'humeur, Changements d'humeur extrêmes. Troubles de la sexualité. Logorrhée importante.

!!! Antécédents familiaux !!!Dépressions délirantes : tentative de suicide.

9-10-LE ROLE DE L'AIDE SOIGNANT : Inutile de vouloir convaincre un délirant qu'il délire. Ne pas prendre parti au délire.

Ecouter les propos du patient même s'ils semblent incohérents et tenter de lui en faire préciser le sens.

Fixer un cadre précis limites - et s'y tenir.

Ecarter tout danger et mettre hors de portée (médicaments, ceintures, ustensiles de cuisine, fermeture des fenêtres…).

Noter tout changement de comportement : repli sur soi, agressivité, troubles alimentaires… Apporter tout soin nécessaire (nursing…) en rapport avec sa pathologie.

9-11-LA DEPRESSION

DEFINITIONS : La dépression est un trouble de l'humeur ou trouble thymique dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du ralentissement psychomoteur. La dépression s'accompagne généralement d'anxiété et entretient chez la personne dépressive une impression douloureuse, d'impuissance, de fatalité désespérante, de ruminations à thèmes de culpabilité, d'indignité, d'autopréciation. Tout cela peut conduire à envisager le suicide et parfois à le réaliser. Elle se caractérise par différents signes et pour que le diagnostic soit posé, il faut une persistance au delà de 15 jours. L'humeur est une disposition affective de base qui donne à chacun des états d'âme, une tonalité agréable ou désagréable oscillant entre deux pôles extrêmes du plaisir à la douleur, de la tristesse à la gaieté. Ce fléchissement d'humeurs est de plus en plus fréquent en raison de nombreux stress liés aux nécessités de la vie quotidienne  retraite, chômage, adolescence…

ETIOLOGIE / LES CAUSES Les causes psychogènes / psychologiques= généralement liées à une situation psychologique explicable.

Dépression réactionnelle.

Dépression chronique : état dépressif de base sur une longue durée.

Dépression d'épuisement : asthénie importante, hyperémotivité, impulsions, insomnies… Dépression névrotique : hystérie.

Les causes somatogènes (somatiques)

Affections organiques : sclérose en plaque,

Pathologies : cancer

Cure de désintoxication (alcoolémie, drogue…) - d'amaigrissement, traitements…

Les causes endogènes (liées à une psychose) telle que la Psychose Maniaco Dépressive qui se traduit par des crises de mélancolie.

Les causes symptomatiques telle que la psychose : schizophrénie.

SEMIOLOGIE (LES SIGNES) : L'apparence généralement sombre, austère, pleine de tristesse, profil bas, incurie : qui se néglige. Le langage et la communication : ralentissement de la pensée (monoïdéisme) et du débit de paroles (ton monocorde) - idées et propos négatifs

La psychomotricité : déplacement ralenti, grande asthénie, isolement et repli sur soi. Le comportement : manifestations psychosomatiques (imaginaires) - céphalées, dyspnée, douleurs abdominales, palpitations, anorexie, boulimie

Troubles du sommeil : insomnie et hypersomnie. Conduite addictive : consommation d'alcool, drogue, médicaments, tabac...

9-12-PRISE EN CHARGE / SOIGNANT Une personne en souffrance et désemparée peut être rassurée… "Un mot sur les maux"…

Surveiller l'hygiène du patient et, tenter de le stimuler sur ses centres d'intérêt.

Prise des constantes qui jouent un rôle de médiateur - et informations auprès du patient.

Rester à l'écoute - discret - calme - attentif… avoir une attitude posée et rassurante.

Utilisation du S.T.E.P. Tenter de revaloriser le patient.

Repérer tout trouble du sommeil, de l'appétit, relationnel.

Surveiller l'apparition d'effets secondaires liés au traitement en cours.

Surveiller les risques suicidaires - ne jamais prendre à la légère des propos suicidaires.

Entretenir la relation « patient – soignant » en continu et sur du long terme.

LES 14 BESONS FONDAMENTAUX

Respirer = sensation d'étouffement avec dyspnée. Boire et manger = anorexie, boulimie, amaigrissement… Eliminer = constipation liée à la prise d'antidépresseurs et au traitement. Se mouvoir, tenir une bonne posture : asthénie, isolement, repli sur soi, clinophilie (Couché en permanence). Dormir et se reposer = hypersomnie, insomnie, réveils nocturnes, asthénie. Maintenir sa température corporelle. Etre propre et soigné, protéger ses téguments = incurie. Eviter les dangers = idées suicidaires. Communiquer = repli sur soi, ralentissement du langage et de la pensée. Se récréer = manque d'intérêt. S'occuper en vue de se réaliser = sentiment d'impuissance. Agir selon ses croyances, ses valeurs = culpabilité, dévalorisation. Apprendre = sentiment d'incompréhension.

L'AUTOLYSE

9-13- LE SUICIDE / AUTO-DESTRUCTION = C'est l'acte de se donner la mort.

On recense… 160 000 tentatives de suicide par an.

120 000 décès par an et plus particulièrement chez les adolescents - jeunes adultes  25 ans.

Les facteurs de risque suicidaire

Troubles de l'humeur : dépression.

Contexte psychosocial : rupture amoureuse, divorce, chômage…

Infections psychosomatiques chroniques : S.I.D.A., cancer…

Les signes de risque suicidaire…

Cet acte n'est pas nécessairement un signe de maladie mentale. C'est souvent un acte volontaire de la personne à mettre fin à ses jours par désespoir comme dernier acte de communication quand elle ne sait plus quoi faire ou/et quoi dire.

Une menace de suicide est l'ultime tentative de communication.

Le langage : messages directs ou indirects.

Actions et comportement : isolement, négligence de soi, intérêt pour produits médicamenteux, armes…

Biologiques : perte d'appétit, de poids, insomnie ou/et hypersomnie…

Le rôle de l'aide soignant = Considérer toujours toute menace et/ou tentative de suicide

- Ne jamais banaliser ou sous estimer l'acte. Après une tentative de suicide : surveillance accrue de la personne. Les risques suicidaires sont plus importants à la tombée de la nuit ou au lever du jour.

Surveillance du début du traitement : antidépresseur, anxiolytique… à 10/15 jours 

Attention !!! à la lever de l'inhibition.

Installation à proximité du poste de soins. Enlever tout objet dangereux à portée de la personne à risque suicidaire.

Communiquer et tenter d'identifier tout signe suicidaire.

Eviter l'isolement.

Soutien auprès de la famille et informations sur les réseaux de soutien face à ce type de situation.

Revaloriser le patient et le stimuler par les soins apportés entretenir avec lui un climat de confiance.

9-14 -L'ANOREXIE MENTALE et LA BOULIMIE

L'ANOREXIE MENTALE = C'est une maladie qui touche essentiellement les jeunes et plus particulièrement les adolescentes 99 %.

Les symptômes :

Conflit entre l'adolescente et sa mère : état fusionnel.

Méconnaissance de son corps : image déformée. L'adolescente anorexique refuse également sa féminité.

Niveau intellectuel très développé

Aucun investissement affectif.

La prise en charge d'une personne anorexique

Connaître le contrat établi entre le médecin traitant et la patiente.

Fouiller intégralement les affaires personnelles (vestimentaire, matériel divers…) / découverte de laxatifs…

Ne laisser aucun effet personnel non prévu dans le contrat : téléphone, transistors, crayons… Accès aux toilettes et douche toujours accompagné.

Pesée régulière, en fonction de la prescription médicale : pas d'eau à disposition avant la pesée qui devra toujours se dérouler dans les mêmes conditions (tenue…).

Les repas seront donnés en fonction des goûts de la patiente et du contrat défini avec le médecin - un soin particulier sera apporté à la présentation du plat.

La présence de l'aide soignant ou d'un membre de l'équipe médicale est indispensable pendant tout le repas.

Il faudra retirer tous les aliments restant sur le plateau et noter les aliments et quantité absorbée.

L'aide soignant tentera de stimuler l'adolescente sans agressivité ni complaisance pour qu'elle s'alimente.

Surveillance des visites et de l'apport en nourriture : inspection de la chambre après les visites. Activités occupationnelles.

Surveillance du comportement et de tout changement.

9-15-LA BOULIMIE = C'est la consommation rapide et répétée de quantité importante de nourriture. La personne boulimique a conscience de son comportement alimentaire. Ses excès de boulimie finissent généralement par des vomissements.

La boulimie est souvent associée à une dépression associée parfois à l'alcoolisme.

Une personne boulimique est rarement hospitalisée pour boulimie mais pour syndrome dépressif.

Sa prise en charge est identique à une personne dépressive.

👍Pour les 'habitués', merci et navrée pour le retard des modules restants. Super débordée en ce moment.

👎Pour les 'nouveaux' qui laissent des commentaires, puis changent d'avis, puis m'envoient des mails 'privés douteux / puériles',

PasseZ vôtre chemin. Allez 'Psychoter' ailleurs. Pas de temps à perdre avec l'inutile.

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