RESPECT  et Reconnaissance RESPECT  et Reconnaissance

RESPECT et Reconnaissance

 

Aujourd'hui, je me suis rendue dans une gendarmerie dont je tairais le nom de la ville par  mesure de confidentialité.

Dés mon entrée, je constate un partie de mur qui se désagrège littéralement devant les yeux indifférents du public. Ah le public, impatient, revanchard, revendicart au possible...De véritables têtes à claques, pour certains. Pourtant, un mot d'ordre devrait suffire : RESPECT !

Mon œil fixe ici et là, des chaises, ordis et autre mobilier, désuet au possible. Tiers monde au sein d'une gendarmerie au sein d'une ville de renom.

C'est à peine croyable, et pourtant, ce n'est pas une fiction. Les flics de France travaillent dans des conditions déplorables.  Maltraités et dévalorisés voilà comment ils se sentent.Faut être aveugle et / ou insensible pour ne pas s'en apercevoir.

Je comprends mieux les mines désabusées des Uniformes présents dans le bâtiment. Faut faire le job, certes, et ils le font...mais combien grande me semble la désespérance au fond de leur regard...vide...de sens ; Comme je me sens proche de leur âme, en ce jour aussi grisâtre que leur informe lieu de travail. Ô combien, je souffre pour eux.

Quel courage que de continuer leur mission dans un endroit aussi sinistre, avec des tâches administratives cumulardes qui se superposent éhontement sur les étagères qui débordent, le long des murs, sous les sièges. ..Et pour couronner ce tableau, sont entourés par des citoyens de plus en plus hostiles ...malheureusement....trop souvent.

La police de notre pays ne va pas bien, les représentants des syndicats relaient ce message depuis belle lurette. Qui les entend ?

Dans les étages, guère mieux, outre la glau-que-rie des lieux, tous les murs sont usés par le temps et les locaux ont urgemment besoin d'une rénovation totale, sous peine de s'écrouler incessamment sous peu, voire provoquer un désastre. Pour sûr, qu'ils apprécient des pauses cigarette au pied de l'immeuble, histoire de sortir...un peu... de leur prison...grisée...qui part en fumée. 

Les gendarmes sont fatigués. L'effectif réduit n'a que trop duré. Epuisés sont ils, autant que le local abritant leur misère professionnelle. Psychologiquement à bout, la police, l'est.

Je me dis qu'il en faut de la 'motivation' pour venir travailler chaque matin dans ces bureaux tristes à mourir. Faut il que nos agents de la force publique possèdent la foi, pour continuer à œuvrer pour la justice, continuer à défendre leurs con-citoyens au péril de leur vie, alors que bien peu de ces personnes se soucient de leur bien être à eux, les flics des sans dents et des sans lois. Con-citoyens qui se permettent  de les insulter, les caillasser...Pire, beaucoup les haïssent...Immorale est la frustration de cette population contre la police.

Quand même, je suis reçue par un sourire. Les flics sourient encore, mais leur sourire s'apparente davantage à un rictus de douleur. Ils ont mal...Et j'ai mal avec eux, pour eux. Les Uniformes abritent des êtres humains, comme vous et moi. Ne l'oublions pas. Ne l'oubliez jamais.

Dernièrement, sans doute à juste titre, il a été question de rénover les prisons afin que la dignité des prisonniers soit respectée, et qu'un minimum de confort soit offert aux détenus. Des bonnes consciences, associations, et autres 'ténors' médiatiques se sont fait l'écho de cette chaste parole. Soit ! Je peux comprendre. Tout être humain mérite le respect. Puisque l'on enferme des hommes et des femmes, faisons le humainement. Les détenus sont des êtres humains dignes de respect, alors quoi, les gendarmes eux ? non ?

Pourquoi, qui se fait l'écho pour les premiers, ne le fait il pas également pour les seconds ? Où sont les bonnes consciences, les associations de défense des droits...?

Que fait on pour  les commissariats, les gendarmeries ? Que fait on pour le respect des représentants de l'ordre public ? Qui donc leur rend visite ? Qui se rassemble pour eux ? Qui souhaite les aider ? Les écouter ?  Qui se soucie de leur confort ?

Osons dire, crier, réclamer, ce que leur fonction les empêche de faire. Respectons notre gendarmerie, nos policiers, grâce auxquels nous pouvons marcher dans nos rues en toute égalité, liberté, fraternité...

Nos flics, moi, je les respecte, je les aime, même après avoir pris un PV de 135€, et je n'ai point honte de le dire...de l'écrire ! Sans devoir de réserve 👍💙

 

 

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