Il y a des jours, où mon optimise légendaire, est en berne, mon esprit assaillit de questionnements insolubles, car surpassent largemeeeeeeeeeeent mes compétences.

Pour vivre mieux, faudrait peut être que j’ignore ma liberté de pensée...à défaut de pouvoir l'interdire.

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A ceux qui ne me connaissent pas, veuillez excuser mon humour et humeur pas toujours compatibles avec l'obligation de réserve professionnelle. Pardon aussi, à tous ceux qui se sentent agressés par ma présence virtuelle. Je peux comprendre. Le sentiment d'agression est variable d'un humain à l'autre; Et dans tous les cas hautement Respectable.

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AMP ; Nous accueillons, favorisons et protégeons l’expression de la volonté et des désirs des patients et / ou Résidanats, au quotidien.

Nous favorisons les bonnes relations entre les Résidanats, avec les familles et avec les personnes extérieures.

Créer du lien et la continuité d'une vie digne est notre priorité.

Au quotidien, nous protégeons et favorisons les repères, le désir de vie et les liens. Nous veillons à les entourer de douceur et de chaleur humaine en nous adaptant à leur rythme de vie.

Nous sommes attentifs au bien du corps, au confort, et à la sécurité des personnes que nous accompagnons dans le respect et la dignité de la naissance à la fin de vie.

 

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 Parfois, sérieusement l'idée de former un syndicat spécifique pour AMP, et défendre les spécificités de la profession, ainsi que travailler sérieusement à la réécriture de la fiche de poste...trotte dans mon petit, tout petit cerveau.

La motivation est là.

Je dirai même qu'elle est plus forte qu'hier !

Bémol ?

Suis pas certaine quant au pouvoir des syndicats.

Un peu comme si, au fond, je pressentais que le syndicat tel que l'on connaît, fait partie d'un passé révolu.

Mon métier est noble et je l'aime...

Bah ouais, mais y apas que moi qui le Aaime...

Les 'investisseurs' alléchés par le magot, font de nos aînés, un marché commercial porteur...

En ce bas monde, tout ce monnaie et la souffrance de ceux qui n'ont plus grand chose est cotée en bourse.

Les moutons, n'avons d'autre choix que de travailler pour nous nourrir, sommes les prisonniers de leur étau en acier, même si les murs sont ornés de jolies couleurs.

Précarisés, Culpabilisés, tyrannisés entre notre conscience professionnelle, notre besoin viscéral d'aider notre prochain, et la course infernale contre la montre à laquelle nous soumettent les supérieurs hiérarchiques...Je dit 'les' car entre les chefs, sous chefs, départemental, régional, national etc etc....

Obligés de gagner à la sueur, pas uniquement de notre front , mais du sommet de la tête, au bout de nos ongles...obéissons tout doux, jusqu'à ne plus nous poser la moindre question. Quelle tristesse !

Et pourquoi déjà ?

Pour dépenser ensuite nos 3 sous dans les magasins des mêmes propriétaires

Si si, ils se diversifient...mais sont les mêmes : 2 poignées de groupes et leurs actionnaires se partagent le pactole de l’inti chambre de nos vieux.

Ce qui les intéresse ? Les dividendes !

Nous ? On avale les couleuvres....

Sont très forts au petit jeu de la communication ciblée sur nos carences et la manipulation de notre cerveau en compote.

Les patients ? guère mieux, ils sont le bas de laine à qui il faut extirper le maxi et le plus longtemps possible : compte gouttes préconisé !

Quitte à les garder recroquevillés en position fœtus, paralyses au possible, à 90 ans et plus, bcq plus pour certains, sans espoir de remarcher, parler, ou voir...parfois ne demandant qu'une chose :

"FICHEZ MOI LA PAIX "

supplient deux yeux agonisants qui n'aspirent qu'à dormir...pour toujours !

Mais, vu que c'est une chambre occupée, et que la famille continue à payer, l'alimentation superficielle peut bien se continuer...

Où est la dignité humaine ?

Le respect de la personne ?

Comment évoluera notre monde ?

Comment puis je envisager les règles de bonne pratique ?

Oui, 'ils' coûtent cher à la société, nous le savons, mais eux, ce sont nous demain.

Et alors, que faire ? S'en détourner tel un fardeau que l'on refile à des corporations qui n'ont pas grand chose d'humanisant ?

Mon métier est social, donc, à quand le grand débat de société  sur les métiers qui accompagnent la fin de vie ?

 

    

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