Entre la supposée suprématie du soignant,

et de la certaine dépendance du patient,

 

il existe à présent l’ingérant voyeurisme et la supériorité narcissique de la famille !

A fleur de peau  le grandiose amour familial, est il !

  

En mal de reconnaissance, la famille tout comme les soignants, se regardent en chiens de faïence pendant que se meurent un des leurs.

  

Ah qu’est belle la vie de famille sous le ciel du midi

Ah qu’est beau le job du soignant sous les palmiers

 

Il me semble avoir été une des premières AMP à le dire, le crier et finalement écrire, sur le  sujet brûlant des droits du patient,

et l’importance sur la présence de la famille :

PRESENCE ne veut pas dire INQUISITION !

Des années en arrière, je dénonçais les carences d’un système.

Le besoin de rénover les lieux d’accueil et de soins.

Mon souhait était alors, que l’on donne un coup de balai sur les mauvaises habitudes,

des pratiques révolues et qui, selon moi, devaient être définitivement humaines.

 Changement de siècle !

Bienvenue à plus grand mal être que celui des malades :

LE mal être de tous ces êtres qui essaient de prodiguer des soins et du confort ! 

Ce mal d'être est à l'origine de bien des dérives et nous ferions bien de nous en préocuper! 

Après ma pause dans le soin à proprement dit ;

Mon retour est des plus instructif sur les avancées des droits et devoirs des uns et des autres.

Force est de constater que les humains n’arrivent pas à vivre dans l’équilibre et le respect, mais s’acharnent à survivre dans des rapports de force stériles et forcément épuisants.

Main dans la main pour le bien de tous ?

Ne connaissent pas !

    Des 'maltraitants', il en existe des deux côtés

      Consciemment ou inconsciemment

Pathétique !  

  

    Donc, après la Suprématie des soignants sur les patients-familles ;

 

Voici venu le temps des excès en tout genre de la part des famille/patients, contre le monde soignant en général et des soignants du quotidien en particulier.

 

Il y a de quoi être écoeuré à vie et souhaiter changer de métier, je vous l'accorde.

Certains jours, comme je comprends les collègues y compris ceux qui frôlent la limite des maltraitances ordinaires.

Presque, je me fais peur ! Et Dieu sait qu’il m’en faut !

 

Heureusement, mon ‘pire défaut’ étant l’empathie, je comprends tout aussi bien le stress et la culpabilité des familles,

et m’acharne à les écouter chaque jour me chanter le même refrain, comme pour s'en convaincre eux mêmes :

"Vous comprenez, ce n’est pas que je ne voulais pas le garder avec moi, mais...blablabla !"

Non, ils ne me parlent pas, ni se confient, non, je crois bien qu'ils s'écoutent parler ...euh radoter!

Compatissons !

Compatit Cathy, que cela te coûte il ?

 

-3/4 d'heure de retard sur les couchers,

-heures supplémentaires non rémunérées,

-du bénévolat contraint quoi, avec en prime, une tête en compote…

Bref, RIEN D'IMPORTANT, un soignant est là AUSSI pour çà !

Bah voyons!

         

Voici venu le temps des cerises !

Heu, des prunes :

claque par ci, pincement par là, insultes qu’en veux tu PAS, qu’en voilà quand même,

un coup de poing sur la tête pas plus tard qu’hier (pas la mienne mais celle d’une collègue),  ce qui est presque du pareil au même,  

Dégoûtée car cette collègue est une AS au top sur la bientraitance (non c’est pas la brune, c’est la châtain... Hé oui, ici on en voit de toutes les couleurs)

 

Comme quoi le respect ne fait plus la différence entre le mal et le bien.

 

Voici venu le temps des mains baladeuses que l’on doit repousser encore et encore…et les subir dans les moments de mobilisation les plus délicats

Que Diable, même à près de 100 ans, lorsque plus rien ne fonctionne,

CA,  çà fonctionne encore   ?

On a même droit aux femmes jalouses !

J'te jure, des fois, le ridicule ne tue pas...malheureusement

     

Je ne parle même pas des insultes à me rendre crème caramel et autres hurlements d’oiseaux hystériques !

 

Bah voyons, suis soignante, les troubles du comportement sont inhérents à la maladie et blablabla…

I Know

Et alors, suis de chair et d’os jusqu’à preuve du contraire,

J’ai des droits aussi, et le premier est celui de ressentir…pouvoir rire, pleurer, et en ces cas précis contester et rappeler la loi,  qu’ils comprennent ou pas, m’en fiche !  

Alzheimer ou pas sont pas des enfants, donc, hors de question de les enfantiliser  

 

L’autre volet est celui de la présence de la famille pendant les soins,

enfin, à ce jour, le problème se pose surtout en ce qui concerne les épouses ou les filles Ah là là, toujours les mêmes

ET vu que ce département semble être l'orphélinat de la veuve et de l'orpheline...le berceau qui recueille toutes les femmes du monde, avec  leurs enfants...Y EN A !

 

Parole, une seule fois un HOMME, un fils en l’occurrence, venait tous les soirs accompagner sa mere au coucher ;

Remarquez, il  faisait le change tout seul, par conséquent, il était d'une aide précieuse ;

Puis, il était le tuteur, alors, les choses étaient claires

 

Rien à voir avec les FEMMES (fille ou épouse) qui s’imposent sans vergogne !

Aucun respect pour personne (que souhaite-t-elle?)

Non seulement elles ne mettent pas la main à la patte,

je devrais dire plutôt leurs griffes, tant par ici les faux ongles sont de rigueur…

J’en rougis de honte en voyant les miens qui peinent à pousser plus d’1 mm.

ELLES/filles ou épouses,

ouais,

je les mets dans le même sac, car j’écris MON EXPERIENCE, n’en déplaise,  considèrent qu’un Ehpad est un hôtel 5 étoiles

et qu’elles ont tous les droits,

comme bénéficier d'une présence à demande et pour une durée illimitée.

Sommes plus des AMP, sommes es-claves que chacune attrape, tient et frappe à tour de rôle.

Sinon du respect où a immigré la Politesse ?

 

Famille, je vous aimais…Si Si...

A présent je vous reproche de plus en plus…Hé SI

Attention, entre nous la séparation est proche 

Ouais, nous 2 c'est un couple en fin de vie, je vous l'aurai dit !   

Demander notre avis, quant à leur présence pendant le soin ?

Connaissent même pas le savoir vivre…ensemble !

Le consentement du patient ?

Ne connaissent pas le respect !

Leur ancêtre est, avouons le, mis à nu, au propre comme au figuré !

 

Ces personnes parlent à la place de la personne et se permettent de juger nos pratiques…

Autant dire qu’elles sont un véritable poison pour tous, et à commencer par le patient qui ne peut plus exprimer sa volonté.

 

Hier j'ai même eu droit à un HURLEMENT :

"mais pourquoi vous fermez la fenêtre ?"

lorsque je tirais le rideau !                               

Je réponds calmement 

                               "Afin de préserver l'intimité de vôtre époux pendant le change"

      

"Oh mais, avec la chaleur qu'il fait"

 

Naturellement elle parle pour elle . Fait partie des ménauposées à problèmes me suis-je dit pour disculper son hurlement. De suite, cette mé...  

heu DAME tire sur le rideau pour faire calmer ses vapeurs

Cà me révolte !

 

Sans doute un peu schizo, je possède la capacité de rester super calme et ZEN même si je bous interieureument.

 

 Imaginez, il y a quelques années, si je ne tirais pas le rideau pendant le soin, et que la famille rentrait...aie aie aie...C'est à ne plus rien y comprendre des fois. Serait ce la culture de ce département du sud ? Tous nus !

 

Les incivilités venant de la famille se multiplient

Tel un virus, se répand à la vitesse grand V/  Sur 27 familles, 20 sont contaminées !  

La chartre des droits de la personne accueillie, concernant la Présence et rôle des proches,   indique, je cite :

    "Le maintien des relations familiales, des réseaux amicaux et sociaux est indispensable à la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance." 

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Ok, mais rien n’oblige le soignant à accepter la présence d’un membre de la famille pendant les soins.

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Lisez le règlement de l'établissement que signe la famille aussi!

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Loin de moi l’idée de ne pas accepter un membre de la famille dans la chambre ou la salle de bains (voir mes autres posts)

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MAIS A CONDITION que cela ne me soit pas imposé comme un devoir inaliénable devant la loi ( ?)-(faux)

 ENCORE MOINS lorsque le dit membre de famille NON SEULEMENT

N’AIDE EN RIEN mais INTERVIENT à tout bout de champ TANT IL N’ ARRIVE

Ni à assumer ses choix

NI A MAITRISER SES EMOTIONS

NI A ACCEPTER LA SITUATION (déni)

 

Résultat : Il n’est point aisé d’auto analyser ses carences, et si facile de s’en prendre aux autres,  de surcroît sur les soignants de service !

 

Je fus, avant la 'mode' des textes,

un défenseur des familles,

mais là,

je constate que d’un extrême, avant

on arrive à l’autre extrême, aujourd'hui

 et là, je me dois de le dénoncer aussi !

Avant tout, je pense que la reconnaissance de chaque compétence, le respect mutuel et la communication positive sont la seule issue, avant la mort de tous...un jour ou l'autre!

 

Hé oui, les familles et les soignants sont, sinon de gré, au moins de force, amenés à se parler, échanger, s'épauler, et, je le souhaite, se comprendre;

Mais surtout, à collaborer intélligemment, oeuvrer à la même tâche, regarder le même objectif;

Et ne jamais oublier pour qui et pourquoi ils agissent ainsi. 

     

A bon entendeur, salut

 Aide M Devenir Aide Médico Psychologique ERGO-PRATIQUE

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