Court Extrait d'un de mes bouquins...des fois que j'eusse 1 talent �

Court Extrait d'un de mes bouquins...des fois que j'eusse 1 talent �

📚 "L’encre parcourt les pages blanches, qui s’empilent en un tas instable et confirme son périple de vie. Les mots malhabiles anticipent les évènements qui se bousculent au portillon de son esprit. 

La pensée déborde sur la réalité et son contraire ;

Lorsque sa tête frise l'explosion, la femme ne peut qu'éxécuter la sentence : écrire ! Délivrance des mots !

Troublantes écritures...Héritage de l'Âme.

Fascinant abandon sur papier d'une identité retrouvée.

L'image change et son analyse se transforme.

Évolution banale.

A présent il lui suffit de se remémorer la maison du maçon pour avancer tranquillement. L'ouvrier façonne la pierre sans jamais baisser les bras. La labeur ne peut qu'être citée en exemple. La construction millénaire ne souffre le dementelement.

Oui, la femme va mieux !

Après le psychisme, elle doit songer maintenant à soigner l'organe !

L'instinct de survie est au-dessus de toute volonté démoniaque .

Il faut chasser les peurs handicapantes et se laisser bercer par l'apaisante promesse de futur.

Parfois, le désir de fuite ressurgit, et sa pensée vagabonde se retrouve enterrée dans une allée impersonnelle au fond d'un cimetière.

Perdue au milieu d’âmes vivantes.  

Que de Vies anéanties par le besoin absolu de traitements inefficaces.

Volontées Broyées sur la terreur d’avancer.

Fauchées dans la panique sourde que procure la route du non-amour.

Fantômes sans nom s'engouffrent dans la brêche de l'immortalité, et pourchassent sans répis l'anima affaiblie de la femme.

La solitude blanche est lot d'amours contagieux. La femme s’est fait une raison et souhaite que la réalité subie soit salutaire à d'autres.

Paix pour ses systèmes. Réconciliation avec son corps.

Que son royaume anonyme puisse vénérer l'amour meurtrier !

Love enseveli sous un tas de poudre noirâtre au bout d'une allée entourée de cèdres. 

Son heure n’est pas annoncée !

L’esprit rejoindra la force, c’est certain, mais pas aujourd'hui, pas encore, pas demain, beaucoup plus tard, lorsque l'oeuvre sera achevée !

 

Levant les bras au ciel, ses pieds ancrés sur le sol d’une terre nouvelle, la femme parle aux nuages de leur absence, et invoque le vent, maître desintégrateur des retombées éphémères du non-amour.

Observance dérisoire à la lueur d'une bougie qui rallume inlassablement  la flamme d'éternité terrestre, imaginaire. 

 " Sur ta tombe j’irai poser des fleurs tant que mes jambes supporteront mon poids. Mon amour, mon âme sœur, mon inconditionnel parcours. ”

Les cendres du murmure incantatoire s'envolent au firmament ...jusqu'à fusion nuageuse au centre d'un ciel azur.

La femme avance, elle se retrouve sous le soleil du midi,  encore et toujours entre ciel et terre, comme si son destin n’avait pas terminé ce qu’il avait entrepris il y  fort  longtemps.

Le village est là, différent et similaire à la fois, à l’abri des terreurs des cités, protégé de la fureur des chasseurs.

Le paysage ressemble étrangement à celui qui a vu naître l’enfant qu’elle est restée,  sans plus l'être vraiment...

Mémoires fragmentées d'Univers parallèles.

Désespérante existance humaine, témoin actif de toutes les décadences. Divinité engluée dans la mare des amalgames.

Inutiles.

La femme est fascinée par ses gens qui naissent, vivent et éteignent leur flamme initiatrice sur un seul lieu géographique. 

Sans jamais dépasser l'horizon, une vie durant en un seul endroit.

Quelle constance !

L’idée de partir ne les effleure même pas. Jamais !

Ils n'ont rien à fuir.

N'attendent aucun changement.

Ces gens vivent au présent, simplement 

La femme  éprouve l'envie d'en faire autant, en arpentant les ruelles du village façonné aux pieds d'une montagne.

Elle veut comprendre les villageois sédentaires.

Elle les comprend déjà, car la femme sait combien de risques comporte l’évasion au delà de nos frontières...morales. 

Combien vite l'on sombre dans le désoeuvrement de soi.

Envie de découvrir ce qui la pousse, elle, à ne jamais se fixer dans un endroit. 

Envie viscérale de s’enraciner, et à l'image de l'arbre apprendre des racines le mystère de sa vie !

La femme s’est évadée d’une existence imposée par la modernité, sans regrets.

Elle a réussi à rayer de sa route tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas en faire autant.

La boucle de ses désespérences est bouclée !

Ici le soleil brille au firmament durant la journée, et la lune éclaire la nuit étoilée de cette contrée sans civilisation .

Magie d'un lieu hors de l'espace temps, non comptabilisé par les horloges performantes de la ville. Rendement zéro. 

A l'ombre de sa résilience, la femme savoure pleinement ces instants.

En accord avec son corps, en symbiose avec son esprit.

Les deux réconciliés, la paix se tranforme en sentiment.

La plénitude est atteinte !  

 

Au rythme paysan, l’enfant en elle, apprend le chemin de sa guérison ..."

 

    EDILIVRE

Retour à l'accueil