Marseille, port, canebiere...
Marseille, port, canebiere...
Marseille, port, canebiere...

Marseille, port, canebiere...

Rencontre Déjeuner  Editeur Auteurs 

   Edilivre tient à soigner, me semble t il, son image...

Invitation à Marseille, il y aura à boire à volonté et vous  ne payez que ce que vous mangez.

J'arrive...Quartier saint Charles, next to de train station, voyez ce que je vous décrit ?

Commençons par le début.

Depuis que j'ai décidé de travailler moins pour nourrir davantage ma fibre artistique,

(combien de fois vous ai je dit que j'étais à contre courant?),

je DOIS dépenser moins aussi, logique,

de fait, je me suis mise au covoiturage!

Sympa, pas cher, parfait pour une cigale fauchée déZailes.

Inscription sur un site et BLABLA,

prise en charge dans une BMW, la classe pour une cigale handicapée des ailes !

Gîte et couvert offerts par mon fils...j'adore les voyages improvisés...par moi!

Le monde à l'envers ?

La honte ?

Mais non, le bonheur de constater qu'une cigale ratée a enfanté des êtres parfaits,

et quelle fierté bien placée (au fait bibinounne, j'attends encore la photo prise dans le resto).

Ma belle progéniture, et plus riche que moi, me dépose quartier Saint Charles avant de se rendre à son travail qui se trouve complètement à l'opposé.

Tandis qu'il imite 'ELVIS' à la perfection, je ziote le compteur (à mon âge on est en sursis, alors...).

Nous arrivons à Marseille sans encombre tandis que mon bébé d'1,80 me confirme que ce n'est pas le meilleur quartier.

Manière déguisée de me dire de faire attention à moi (amour de fils quand même, merci encore bibinounne).

En avance, seule au sein d'un Univers...disons, différent, j'arpente les rues plus glauques les unes que les autres, désespérément à la recherche d'un café où je pourrais reposer mes petons.

 YA qu'çà des bistrots, YA qu'çà des terrasses blindées de monde, mais aucune femme à l'horizon.

Des hommes, des hommes, et encore des hommes qui sirotent du thé à la menthe...Beaucoup d'hommes aussi sur les trottoirs... noirs d'hommes...Peu de femmes...visibles !

 Où sont les femmes...Où sont les femmes femmes femmes...dit la chanson ...

Soit elles bossent afin que leurs hommes puissent payer leur thé ou bien elles sont interdites de séjour dans ce pays.

ZUT alors !

Vu comment je me sens observée, abordée, quai-mendée (beaucoup de ROM qui mendient dans cette citée)

HORREUR, je n'ose pas m’asseoir en terrasse. Moi, femme libre et presque libérée ?

Que je coyais. Ah misère,  la pression de la rue, quand même !

Puis, d'un coup, je me rends compte que je me suis perdue et je vois peu de touristes sur cette avenue...Et je l'aperçois, la Mairie, telle une bouée de sauvetage face à mon esprit apeuré par un danger irrationnel, je m'y engouffre, mais, aussi incroyable que cela puisse me paraitre, on me repousse. Une femme, enfin, visage visible, merci Seigneur, suis sauvée. 

Non madame, on est fermé.

J'insiste : " mais la porte est ouverte"

Oui mais non, on ferme.

Une con-soeur, et elle me re-jette...Marseille, je te déteste !

Je supplie : " SVP puis je avoir un plan de la ville, je ne connais pas Marseille et me suis perdue."

L'agente me regarde d'un œil noirci par une pénombre de secondes supplémentaires non payées,

 s'arrête, semble réfléchir, hésite, puis me jette un plan par dessus le comptoir.

Je l'attrappe au vol...

Merci, Merci,

Je m'incline, me courbe, me plie en deux à reculons, penaude et respectueuse, comme si je me trouvais sur un sol étranger dont je ne connaissais pas les us et les coutumes !

OUF, j'arrive à destination car en fait, j'avais tourné en rond et ne me trouvais pas si loin de cela du point de rdv avec David Stup

Edilivre, est une maison d'édition aussi atypique que moi, de fait, je crois que l'on s'entend bien.

Bref, on est pas sortis d'affaire.

MAIS on essaye !

On essaye 'so hard'  et on va continuer à essayer avec hardiesse !

Les Auteurs présents ?

Entre les retraités qui se font plaisir,

une minorité qui croit dur comme fer être des futurs académiciens

et ceux qui, comme moi, s'entêtent à ne pas se prendre au sérieux,

çà fait du monde...

beaucoup de monde...

trop de monde...

bref, la personnalisation n'est pas à l'ordre du jour.

Par contre, les bonnes intentions, sincèrement, c'est OK

 Fin de la rencontre, mon fils est loin et je me sens abandonnée, pourtant, en principe, je suis  proche de la gare...

Je m'y rends presque en courant, pressée de quitter cette ville.

30 minutes de queue pour prendre le billet, ici, c'est le royaume des pantalons et, dans la file d'attente, je nous aient comptées, nous étions 4 femmes :

Moi,2 jeunes touristes, et une femme avec un superbe foulard noir et blanc avec qui j'ai discuté.

Enfin, je la voyais impatiente et lui offre ma place.

Passez, passez devant moi.

Surprise, presque agressée,  elle décline mon offre et me voilà embarquée dans une con-ver-sa-tion sans fin...Telles des anciennes copines de fac.

FAC où ni l'une ni l'autre n'y avons jamais mis les pieds, bien entendu.

OUF, délivrée je le suis lorsque, au guichet, la jeune femme m'indique clairement le quai où je dois me rendre : N° 5 ! Oui, une femme...et elle bosse !

J'y vais :

C'est tout au fond m'a répété la brave femme, tant, sur ma face de cigale, devait se lire ma désespérance Marseillaise.

Je marche, et me retrouve devant le Quai 5

 Problème : pas de train mais un bus (pour ceux qui connaissent cette gare-bouillabaisse  )

Le chauffeur me dit qu'il ne sait pas et me renvoie à son confrère.

Sa con-soeur, (quand je disais qu'elles sont toutes au travail par ici),

me dit que je ne suis pas au bon endroit, mon billet est un billet de train, pas de bus...

bah oui...et ?

Faut retourner dans la gare SNCF et vous rendre à l'accueil...

entre temps mon train est parti...

A l'accueil la dame m'informe que la voie n°5  est au fond du quai A...

Bon, j'obéis en remerciant pour la énième fois me semble t il

J'arrive à la voie n° 5 pile au moment où le train quitte la gare,

j'interpelle le chef de quai, qui me dit que je dois me rendre en urgence sur le quai C car un train va partir dans 3 minutes,

dépêchez vous sinon vous allez le rater...

Bingo, j'arrive sur le quai C au moment où le train s'en raille au loin.

 

😈Suis au bord de la crise de nerfs car sur mon billet un horaire exécutoire est inscrit : 16h05 dernier train,

OR,

cela fait presque 2 heures que je coure de droite à gauche dans une gare de DINGOS

😠C'est pas bientôt fini cette mascarade ?

Naturellement, je le pense mais ne le dis pas

incroyable comme la Cathy n'en mène pas large sur un sol inconnu.

 😭Au secours !

Suis-je encore en France ?

Quelle est cette dimension où je me sens étouffer ?

Avec mon plus beau sourire (rictus indéchiffrable)

j'aborde une dame orange au guichet accueil d'un quai au hasard et lui explique mon problème...

Quai B départ 16h05.

AH super, merci beaucoup, je ne connais pas Marseille et suis perdue depuis plus d'une heure (rigolez rigolez, c'est ma triste réalité)

Elle me regarde en biais, style, m'en fiche, c'est pas mon problème votre vie...

Un train arrive sur le quai B, je pousse un ouf quand, derrière moi, la fille orange me crie...

QUAI B mais PAS ce train, il va à BORDEAUX celui ci,

VOUS n'y montez pas, compris ? Laissez le partir, le vôtre c'est le prochain.

Cette brave agente de quai me parlait comme à une demeurée, que je me sentais...au pays des sourd-doués

OK , j'attends !

Les passagers descendent, d'autres montent, le quai se désertifie peu à peu et le train  s'éloigne...10 longues minutes passent,

suis toujours seule sur le quai et le moniteur n'affiche aucun train ni présent ni à venir.

Il est 16h-5minutes et je panique.

Je reviens en arrière, ce n'est pas normal, çà, je le sais, je retourne à l'accueil, cette fois ci l'agent me dit que mon train est au quai C

La, je craque

J'hurle

ENCORE ! J'en ai MARRE, çà fait 2 heures qu'on me raconte des salades.

Un autre agent semble m'entendre, à croire que c'est une conspiration, il me prend en charge, m'accompagne sur le quai C me confirme que c'est bien mon train...il me parle mais je ne l'entend pas je continue à hurler …

Je hais Marseille, Je hais cette gare, je n'y mettrai plus jamais les pieds !

Je cours, je rentre dans le train telle une démente et je demande à chaque passager qui croise ma chemin si c'est bien le train pour....

et tous me répondent que oui,

mais je doute grave de leur bonne foi...je passe de wagon en wagon, je ne souhaite qu'une chose, m'évader de cette gare-asile

En pleine crise paranoïaque, je n'en crois aucun,

faite à l'idée que je vais partir à la dérive sur un train fantôme...distination l'enfer des Cathy ! 

Assise en tête de train, je ne reconnais même pas la langue parlée par une bande de jeunes hommes : un mot en français pour 1 mot d’origine d'ailleurs et 1 mot mélange des 2 précedents.

Pas besoin d'aller loin pour voyager par ici. 

Surréaliste !

Le train quitte la gare,

Quelle délivrance, 

je suis soulagée et au même temps sur mes gardes,  

je serre mon sac contre moi, prête à me défendre contre mes propres démons;

 Et écoute attentivement la voix dans le haut parleur qui me confirme que le train se rend bien là où je désire me rendre, et, oh merci Seigneur, je comprends tout ce qu'elle raconte, ne suis pas encore folle...

Enfin, une voix claire, audible, amie...

Un ordi, quoi !    

        
💚Espérant que ce post vous fait rire autant que j'ai flippé

 

  

Marseille, port, canebiere...
Marseille, port, canebiere...
Marseille, port, canebiere...

Marseille, port, canebiere...

Depuis 2013, date à laquelle j'écrivais cet article, j'y suis retournée à Marseiiilleeeeeee.

Très récemment, en fait. Courageuse mais pas téméraire, je me suis rendue dans le quartier vieux port / canebiere.

Pour être honnête, autour du port, c'est joli. Propre, vivant, royaume des Artistes et autres saltimbanques. J'ai apprécié les petits restos dans les ruelles, un mélange d'hier- aujourd'hui, très cosmopolite.Un vent de changement prouvé par les travaux indispensables qui perdurent.

La découverte des théâtres 'désuets' ici et là détonne et n'est point pour me déplaire.

Les Arts veulent être à l'honneur, c'est certain. Après, comme partout sur la côte, les 'bourgoises' bronzées aux yeux de 'mouche' polluent le paysage...mais bon.

Fashion victimisation oblige.

Je préfère me concentrer sur l'énergie positive des 'jeunes créateurs ' à la pointe de la 'teuf'.

Ceci suffit il à me re-con-cillier avec cette ville folle ?

Pas tout à fait ! Enfin, pas du tout même.

Convaincue qu'il y a trop de quartiers à éviter et ce, pour long-temps. Mes petons échaudés abandonnent sans regrets le dallage de la gare...Tant leur première expérience a laissé des séquelles dans leurs orteils dè-naturés.

No souci. Qui me connaît, sait que j'adore conduire, mais me rendre à Marseille avec ma voiture me semble pure folie. Du coup, je refuse de me prendre les pieds mais également la tête.

Bonjour 'bla bla' 😉Aussi, me suis prise d'amour pour les voyages en car : Hôtesse, boissons, espace pour les jambes, WC...Confort total.

Depuis le temps que je ne rentrais pas dans un autocar, j'avoue, la modernité a du bon. Alors, pourquoi m'en priverais-je ?

2016, le transport routier est roi.

Au fait, Marseille, pourquoi y aller ?

Le dépaysement !

Autrement dit, avantage français et désavantages typiquement méditerranéens.

Pourquoi m'y rendre ?

Uniquement lorsque je ne peux éviter !

Autrement dit, par obligation 'artistique', bonne 'mer...E !

Sans rancune, ViVe MarseiiillleeeeE...Humour compris !

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