L’accompagnement est un joli mot pour un beau métier, certes, mais ce n’est pas à vous que je cacherai le « côté noir » de l’accompagnement.

Autrement dit, tout n’est pas ‘rose’, et je fais ici abstraction des conditions en matière d’horaires ou de salaire.

 

Via ce post, je souhaite parler des conditions psychologiques de l’accompagnement.

La journée se déroule toujours à l’identique : la Répétition est le Cœur du métier mais aussi source d’ennui ou d’anxiété…parfois !

 

Pourtant, pourtant....J’ose dire ici que, malgré le fait que tous les jours travaillés se ressemblent, aucune journée n’est jamais IDENTIQUE.

 

Il se passe TOUJOURS des choses différentes en une journée de travail.

Oui, mais voilà, il se passe le meilleur comme le pire !

Par exemple, la colère, voire la violence, la vôtre mais aussi celle de la personne que vous accompagnez.

On en parle peu, mais, dans l’intimité du domicile, face à la souffrance et à la solitude, ce n’est pas si simple.

 

En ce qui concerne la colère de la personne accompagnée, ce qu’il faut savoir, c’est que s’il y a colère c’est qu’il y a une raison !

L’accompagnement et la relation n’est pas facile, l’équilibre est instable.

Attention à ne pas faire propriété des personnes…du lieu…des choses, desquelles on est supposé prendre soin.

 

L’essentiel ?  La communication, les mots, la confiance.

En ce qui concerne la violence, verbale par exemple, ce qu’il faut garder à l’esprit en toute circonstance : c’est interdit et puni par la loi.

 

Les règles doivent être respectées par les deux parties (employeur-employé).

Accompagner c’est humaniser, c’est aussi faire et le dire ! Dire et faire  (On peut différer, mais ne pas mentir)

 

Le rôle de l’AMP ou AS en institution (mais aussi de l’Aide à domicile) est de rester en EVEIL.

L’accompagnement en fin de vie, est un moment difficile psychologiquement parlant.

Il est important de pouvoir libérer la parole : pour le sujet en fin de vie, mais aussi pour l’aidant qui doit sortir le trop plein, partager le vécu…

 

La mort ne doit pas être sujet tabou

La mort se nome

Le décès, en on parle

Il est essentiel de laisser la personne dans la réalité, ne pas mentir, ne pas lui faire croire qu’elle est capable de ….

Il y a des choses qui sont possibles, d’autres pas, et cela fait partie de la vie…

L’important ? Le respect, la présence, l’évaluation juste et la proposition adaptée.

L’accompagnement c’est accueillir et écouter, aider au discernement, cheminer en compagnie de…

Prendre du recul lorsqu’on accompagne une personne en fin de vie (ex. *soins palliatifs), suppose l’auto évaluation. Pour avancer il faut se confronter : confrontation des idées !

On ne peut pas tout….tout seul !

*soins palliatifs = accompagnement qui vise à répondre aux besoins spécifiques des personnes parvenues au terme de leur existence

L’accompagnement doit être cohérant en institution (cohésion d’équipe et coopération) mais doit il l’être moins à domicile ?

Il existe des équipes mobiles qui se déplacent afin de prodiguer les soins d’accompagnement et qui sont complémentaires à l’accompagnement des AVS.

Je souhaite souligner ici la souffrance des accompagnants auprès des personnes en fin de vie ;

Combien il me semble important sinon impératif de former des personnes-ressource qui puissent les ‘aider’ psychiquement parlant. Les aider à passer ce ‘cap’ délicat...

Le respect et la dignité ne peuvent pas rester à sens unique, sous peine de dévaloriser, voire de détourner le travailleur....

Sincèrement, je pense que beaucoup reste à faire en ce domaine : Prendre soin des soignants, n’est pas une idée saugrenue de la Cathy, non, pas du tout.

 

La Cathy pense fermement que ce sujet sensible est l’avenir du devenir du prendre soin.

Je termine ce post par cette citation, désolée, je ne me souviens plus du nom de l’auteur : Accompagner une personne en fin de vie, c’est considérer de la même façon et avec la même attention, l’être qui va quitter cette vie et celui qui va naitre, car, c’est le même !

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