La mort !

  

J’ose en parler.

Navrée, mais ceci fait aussi partie de mon travail....

Pourtant, Dieu sait combien cela est difficile, pour tout soignant je suppose.

OK OK qu’à Dieu à faire dans cette affaire, me direz-vous ?

Bah, savez quoi ?

 J’aime croire qu’il existe celui là....Et nom de nom, le jour où je me trouverai devant lui, j’aurai une demi-douzaine de tonnes de reproches à lui faire....

 

🎂ET puis, la période de Noël....J’ADORE,  pour mille et une raisons et la millième c'est parce ce que je suis née en décembre.🎁

Autremnt dit, Dieu a plus a voir dans cette derniere ligne droite qu'il n'y paraît !

 

Un décès, dans ma profession, arrive plus souvent que l’on ne le souhaiterait.  

Quelque soit l’âge du patient, ceci n’est jamais un moment facile ; Même si, dans l’action, le professionnalisme prend le dessus sur les émotions, heureusement. Comme on dit, on s’habitue à tout, malheureusement. 

En ce qui me concerne, j'ai du mal...mais il faut bien que je reponde présente !

C'est mon job de repondre présente quelque soit la difficulté rencontrée.                             

👪👫👬👭Les membres de la famille qu’il faut accompagner sinon consoler avec empathie et humanité.  Epauler les collègues, qui pour des raisons diverses sont plus ou moins affectés. ..

 

Enfin, et c’est le but de ce post, le défunt !

Certains, ne savent pas que nous pratiquons la toilette d’une personne qui décède dans l’établissement où nous exerçons (pas tous, je vous rassure et de moins en moins, excepté dans nos campagnes).

 

A mes débuts, j’assistais l’infirmière à la ‘préparation du corps’ avant de le disposer à la morgue.

Hé oui, cet établissement de campagne en possédait une.

 Il fallait alors pousser la civière aussi discrètement que possible à travers les couloirs, où, les vivants vaquaient à leurs occupations quotidiennes.

Aujourd'hui, l'image me semble cocasse....

Allez donc, faire 'discret' avec pareil 'engin' et pareille 'charge'.

🎬 Une vraie scène de cinéma, quand j'y repense.  

Il n'était pas rare non plus qu'un bras 's' echappe' de la civière et, sous l'effet de surprise, nous poussions un 'cri' avant d'éclater d'un rire nerveux.

Ah là là,  je me revois comme si c'était hier 👀

 

Croyez moi, la première fois, ‘je n’en menais pas large’, surtout lorsque, par mégarde, un 'membre en voie de décompositon'  sort du cadre alors que je m'acharne à passer inaperçue au regard des autres pensionnaires assis dans la salle à manger, par exemple.

Remarquez, je n’ai pas vraiment changé, même si, pour être honnête, on finit par s'habituer.

😐Bon faut dire que ceci est rare et qu’en principe, ce travail  relève des compétences de professionnels spécialisés : pompes funèbres. Surtout dans les grandes villes.    

 

N’empêche, après chaque décès, il me faut suivre des protocoles, dont celui de pratiquer une toilette mortuaire et habiller le défunt avec les vêtements choisis au préalable par lui de son vivant, ou par ses proches, le plus souvent.

👐La Rapidité des gestes est de rigueur...avant que le corps ne se raidisse, ce qui compliquerait la tâche.   

Quand même, si, déjà de leur vivant, la plupart des personnes que j’accompagne, souhaitent qu’on les dénude le moins possible et qu’on les touche le strict minimum ; Il est à parier, qu’une fois décédé, leur volonté reste la même : qu’on leur fiche la paix !

 

Pourquoi  est ce que habiller, coiffer et veiller le défunt avec respect, ne suffit  il  pas ?

Pourquoi faut il le laver pour le dernièr voyage ?

Le defunt est-il sale ?

Surtout s'il se trouve en établissement ?

Etrange !    

🙏Une des raisons pour lesquelles je n’ai jamais aimé exercer à l' hôpital vous l’avez sans doute dans ces lignes.  Pourtant, comme le poste en soins palliatifs est humainement enrechissant. Comme l'AMP est indispensable. J' ai quelques regrets de ne pas avoir accepté le Cdi que l'on me proposait dans ce service au sein d'une clinique, lorsque j'ai changé de région. Au lieu de cela je me suis embarquée en unité protégée. ..

👎Malheureusement, de nos jours, dans les Ehpad, le poste d’AMP dérive allègrement et me suis retrouvée sur un poste d’AS dans les faits.

👕Raison supplémentaire pour ne pas m’éterniser sur cette réalité qui me demotive car me dépasse. 

   👉Depuis la premiere mise en ligne de cet article,  je suis devenue Formatrice contractuelle, mais je continue le metier, pour ‘compléter’ avec des vacations...

Actuellement, de plus en plus d'AS font une validation des acquis ou entament un cursus patiel pour devenir AMP et le contraire n'est point rare non plus....c'est un constat...

👉Depuis l'ecriture de ce post, c'est aussi ce que j'ai fait, mais pour d'autres raisons et non pour exercer sur poste AS...et non, toujours pas. A une epoque, il fut important pour moi, de clouer le bec à certains. Depuis, l'évolution a opéré...derisoiresement inutile ! Mais faisable et aisé,  sachez le.

Ce post vous paraîtra un tantinet morose, sans doute le suis je aujourd’hui, mais il parle de ce qui existe derrière les murs des établissements.

😭 La mort fait partie de la vie, mais elle fait partie doublement de la vie des Soignants.  

Gardez-le à l’esprit, lorsque, motivés, vous vous  lancez dans les métiers de l’accompagnement médico-social.

Être Soignant est tout, excepté un métier facile ! Ceci en reponse aux futures élèves qui me questionnent sur le sujet.

**** Voici le deroulement :  Des soins d'hygiène mortuaire

Suivre un protocole précis permet de ne pas oublier des gestes importants :
fermer les yeux en abaissant les paupières et si besoin en les maintenant temporairement (jusqu'à l'installation de la raideur cadavérique) par un adhésif adéquat. C'est le premier geste à faire. Ayant une connotation symbolique, il est parfois réalisé par un membre de la famille présent aux derniers instants ;
retirer le matériel de soin éventuellement en place : sondes, drains, lames, cathéter, canule de trachéotomie, etc. ; et obturer les orifices correspondants par des pansements pour pallier les écoulements possibles ;
aspirer, au besoin, les sécrétions bronchiques, gastriques, vider le globe vésical (les sphincters se relâchent dans les 6 heures qui suivent le décès) ;
nettoyer in situ et remettre une poche propre s'il y a présence d'une stomie (technique la plus adaptée et efficace contre fuites et odeurs) ;
obturer avec du coton cardé les orifices naturels (anus, vagin) en prévention du relâchement des sphincters. Parfois il est nécessaire d'avoir recours à des protections ;
renouveler les pansements (plaies, escarres, etc.) ;
effectuer une toilette complète du corps à l'eau tiède et savonneuse, sans oublier le soin des mains (ongles propres et coupés), des cheveux, la remise en place des prothèses dentaires (éventuellement), le rasage (éventuellement), avec le souci de la netteté et du respect de l'apparence habituelle de la personne ;
maintenir la bouche en position fermée à l'aide d'un linge roulé mis sous le menton suffisamment longtemps pour que la rigidité puisse s'installer.

Ces soins d'hygiène nécessitent la présence de deux personnes. Une fois les soins terminés, le corps doit reposer sur une literie propre, et tout le matériel de soin doit être emporté. Les rites spécifiques à certaines croyances, qui complètent cette toilette standard par des ablutions supplémentaires, parfumées et purificatrices, relèvent des familles ou des autorités religieuses.    

SOURCE : ©La revue Prescrire 


Ah LA LA MEME LA MORT si simple, devient COMPLIQUEE en ce lieu !

    

 

 

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