EDILIVRE 

Quel moment plus convivial et apprécié par la personne isolée ou malade que celui des repas ?

Ce moment privilégié permet de recharger les batteries pas vrai ?

On n’y pense pas toujours mais être bien installé pour prendre son repas est essentiel :hauteur de la chaise, dossier, accoudoirs si nécessaire, bref, être confortablement assis….

Quel que soit le lieu où la personne prend son repas : au lit (pour des raisons médicales), salle à manger (à domicile)  ou en collectivité (Ehpad),  l’AIDE doit veiller au meilleur être de la personne en vérifiant que celle-ci est confortablement installée.

Cet instant de détente : le repas, est propice aux échanges, et soyez en certain, est aussi facteur de rétablissement moral et physique !

Autrement dit, quoi de plus triste que de manger seul ?

Ce n’est pas un hasard si, autant de personnes âgées à domicile, se sous-alimentent, oublient, s’ennuient, abandonnent…

+Contacter le CCAS pour bénéficier du service repas à domicile+

Accepter de s’alimenter c’est aussi dire OUI à la vie !

L’AIDE à domicile, en ce sens a un rôle primordial à jouer.

D’abord sa présence ! Irremplaçable présence humaine au domicile de tous ceux qui sont fragilisés pour quelque raison qui soit.

Ensuite le fait que, souvent ‘artiste’ de la composition des repas, l’AIDE propose des mets personnalisés, correspondant parfaitement aux goûts de la personne.

J’ai souvenir en établissement d’avoir eu des prises de tête pour faire respecter les préférences culinaires des personnes avec la maladie d’Alzheimer (voir Projet personnalisé) :

A la première cuillérée, les personnes grimaçaient et  repoussaient l’aliment….mais  à la deuxième cuillère, elles oubliaient qu’elles n’aimaient plus ce dit aliment….

----Donc, pourquoi s’en soucier ?  

NON non ET non. Je sais être  flexible mais pas en ce qui concerne le respect !

S’alimenter est un besoin fondamental (revoir les14 besoins/Virginia Henderson), mais c’est aussi source de plaisir si l’on mange ce que l’on aime !

Je ne vais pas m’étendre sur les règles d’hygiène, qui en collectivité en principe, sont irréprochables (si liaison froide=interdiction de réchauffer plusieurs fois les plats, ou de laisser les plats à température ambiante).

A domicile,  faisons confiance à toutes ces petites mains qui se démènent pour améliorer le quotidien de ceux qui n’ont plus grand-chose….

Pour ma part, je suis assez nulle en cuisine et l’hygiène des locaux n’est pas une compétence de l’AMP (module AS/AVS).

Après, j’ai un minimum d’expérience personnelle et professionnelle et un peu de bon sens qui font que je suis devenue pointue en matière d’hygiène des locaux.

Pourtant, constater et vérifier (je suis très forte en ce domaine) que ce n’est pas propre et utiliser les produits adéquats et correctement ce n’est pas la même chose (hé oui, je deviens de plus en plus théoricienne…).

C’est un métier !

Donc, l’aide au repas est capitale et il faut respecter non seulement les goûts et les habitudes de la personne en matière culinaire mais également :

-Ses envies qui peuvent changer selon les saisons

 (Soupe en hiver, salade en été….)

-Sa culture et/ou religion

 (Facteur de plus en plus actuel….)

-Régime alimentaire

 (Diabétique /allergie éventuelle/texture et eau gélifiée si risque de fausse route…)

-Prendre en compte l’état de la personne

(Fatigue, douleur, manque d’appétit, qui peut être du simplement à une élimination défaillante…ne pas hésiter à questionner avec douceur, dans ce cas là…)

-Vérifier la température (ni trop chaud ni trop froid)

Un repas se doit être équilibré et agréable à l’œil…

La disposition du plat devant la personne vaut son pesant d’or. Autrement dit, ‘jeter’ l’assiette en lançant « mangez çà va être froid », et déjà parti chercher la suite = interdit !

Ne jamais oublier l’eau non plus, pour l’hydratation…l’eau c’est la vie !

Il incombe à l’AIDE de vérifier que la dentition de la personne permet de mâcher les aliments correctement.

L’AIDE doit toujours s’assurer de la satisfaction de la personne pendant le repas. Soyez donc présente, dans l’ici et le maintenant.

Enfin, ne pas sous estimer l’importance de transmettre tout trouble du comportement alimentaire, et noter (fiche alimentaire par exemple) les quantités absorbées par la personne, ainsi que la date et l’heure : matin, midi, soir....

Ceci est important pour un suivi efficace en établissement et ne l’est pas moins à domicile.

L’AIDE le sait, certes, mais comment fournir la preuve irréfutable si nécessaire ?

Comme on dit les mots s’envolent, les écrits restent.

Je termine en rappelant que l’appétit évolue selon les âges.

Et que pour nous tous, le principe suivant est assez juste :

- Le matin il faut manger comme un ROI

- Le midi comme un prince

- Et le soir comme un mendiant

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