La personne refuse de s'alimenter  et le soignant tient des propos menacants ou intimidants...devant les autres résidents de surcroît ? NON ce n'est pas NORMAL ! NON ce n'est pas stimuler ! NON ce n'est pas écouter ! NON ce n'est pas aider ! OUI c'est de la maltraitance verbo-Psychologique...humilliante qui plus est ! REFUS ? La personne nous DIT quelque chose ! Pourquoi refusons nous de l'écouter ou d'ignorer ce qu'il nous dit ? Ce comportement-refus n'est pas pour 'embêter' le soignant, NON et NON !

**lisez la suite plus bas dans cet article

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     Me revoilà face à 30 paires d'yeux qui me scrutent tels des lucioles cherchant leur route dans la noirceur d'une nuit sans lune.      

Jeunes, pour la plupart, perdues quelqu’un-es, dévalorisées quasi totalité, féminines toutes !    

Seigneur, donnez moi la force de leur transmettre la foi en leur destinée, en leur choix de voie professionnelle...

    Que croyez vous ?  

Qu'il est simple de s'adresser à des âmes à ¾ en peine ?

De motiver des personnes désabusées par les coups de la vie ?

Motiver, et convaincre que leur choix est le bon, ne serait ce que pour un début, et qu'il ne faudrait , sous aucun prétexte, lâcher l'affaire ?

Non ce n'est pas simple, et surtout s'il faut en parallèle transmettre des Savoirs et, savoir être...en faisant respecter les règles : pas d'envoi d'SMS pendant le cours, par exemple.

En fait, je suis exténuée, je suis en CDI  partiel et en CDD par ailleurs, les 2 combinés se transforment peu à peu en un temps plus- que- trop- plein temps

Les requêtes (remplacements) s’enchaînent. Deux options se présentent à moi : soit je me ressaisis, soit je prends quelques jours de congé pour faire le vide autour de moi.

Le rêve ?                        

Ni l'un ni l'autre n'est possible et même, ma conscience (oui j'en ai une malheureusement sans doute) me l'interdit.  

J'AIME mon boulot, aussi primaire que cela puisse paraître à certains, je prends du plaisir à accompagner les personnes dans les 'mille et un petits riens quotidiens' .

Et non, je ne suis pas encore capable d’abandonner les résidents que j'aide chaque jour avec plaisi, pour mon boulot en tant que formatrice,  fusse t il pour 4 fois le taux horaire d'un AMP.

Folle ?   Peut être puisque je refuse d'augmenter mes heures formateur au détriment de mon emploi au sein d’un Ehapd où je suis simple figurante con-sen-tante.                                   

Combien je m'en fous, tant je ne suis pas ici que pour le salaire mais pour apporter un meilleur être aux personnes qui ont besoin d'aide : physique et psychologique dans un environnement 'presque' familial. Raison pour laquelle je suis dautant plus sidérée parfois, d'entendre des propos...heu, comment dire ?        Qui offensent mes actuels représentants hiérarchiques !                  

Ayant eu des directions acariâtres, je peux, à présent faire la différence, et, sincerement, je trouve la Direction actuelle humaine et perspicace.   Pour ma part, je n'ai jamais eu à me plaindre de leur comportement vis à vis de moi. Directeur ou cadre...au contraire ! Toujours souriant, agréable, empathique...à mon Image, quoi !                                    Sincèrement, si les collègues appliquaient les mêmes méthodes, les pratiques en sein de cette petite structure, y seraient...au plus proches du savoir être/savoir faire.

 Ce que, justement, je m'acharne, en tant que formatrice, de transmettre aux 'apprenants' (e)

Bien entendu, jamais, je ne parle de ma deuxième profession !                  Pas envie d’apparaître comme 'imbue' ...           Bref, aujourd'hui, au lieu de bosser sur mon prochain cours, j'avais plutôt envie de revoir l'organisation 'humanitude' au sein de l' établissement où j'exerce                                    

TOPO: La secrétaire (adorable et souriante) m'annonce qu'il y a un 'pot' pour la fin d'année !

OK noté, je m'y rendrai dés que je 'prends' le pouls à l'étage où j’exerce...         

Merci ...oui merci, car, sans elle, je n'aurais jamais été au courant.    

Seulement voilà, entre Mme X qui à déchiqueté sa protection, Mr T qui doit être levé de sa sieste, Mme Y qui s'acharne sur la sonnette et Mme YX qui est saturée de chez saturée...ajoutez à cela que la énième intérimaire prend sa pose... je me retrouve seule dans le service...Pas le temps pour le pot et et et ...Priorité au direct, c'est à dire  à ma mission : Assister les personnes, accueillir les familles et gérer les urgences ! J'avoue, je préfère me sentir utile parmi les habitants de cet étage que je 'gère' , lorsque je suis de service, depuis que ma dernière collègue a décidé de déserter en donnant sa démission.

Par respect aussi : Les familles sont habituées à ma présence et je les reconnais à coup sur. Mais surtout je connais les habitudes des personnes et çà, c'est le cœur de mon métier.                    Je ne me revendique jamais AS, mais toujours AMP, je préfère être reconnue pour des qualités humaines indéniables et non pour des compétences para- médicales dont je n'ai jamais vraiment apprécié appliquer.  

**AMP-AS= Savoir être ! Jamais, je ne menace un résident de pose  sonde gastrique s'il refuse de s'alimenter!

Ce n'est pas ma définition de la 'stimulation' positive humanisée. Y compris si c'est le médecin qui le suggère, comme me soutiennent mes collègues!

Celui ci n'a qu'a le faire dans ce cas ! Doc ou pas Doc, j'ai a agir avec discernement et analyse et non comme un disciple aveugle.  D'ailleurs, cette méthode ne s'est pas avérée efficace dans le cas précis auquel je fais référence ici,  anonymement, cela va s'en dire. Comment serais je par ailleurs crédible auprès des 'apprenants' à qui je transmets les 'clés' de la bientraitance et le sens du savoir être, si j'agissais autrement?   Savoir faire et savoir dire ? :

Jamais je ne refuse de servir du 'roquefort' lorsqu'un résident me le demande, sous prétexte que du 'brie' fera bien l'affaire, car, de toutes façons, 'ils' ne se souviendront de rien 3 minutes plus tard.

Vous constaterez, vous qui lisez mes écrits depuis longtemps, que ses comportements, me révoltent toujours autant !    Je n'en veux pas à mes collègues, elles (hé oui, que des femmes) sont jeunes, parfois inexpérimentées, souvent dans l'instinct et l'affect..L'affect dans le sens négatif du terme, hé oui, çà existe est souvent la règle !

La différence entre les deux ? La conscience ! Le sens que l'on donne à nos actes, aux mots que l'on prononce! OUI nos actions sans con-science humaine sont  des demie actions et des non-sens... INUTILES,  dans le meilleur des cas DESTRUCTRICES dans le pire des cas.                  

L'autre jour je demande à une ASH qu'elle formation elle à suivie en bio nettoyage...elle me répond : Aucune ! Je m'occupais d'animaux !     Riez si le cœur vous en dit, mais moi, cela ne m'a pas fait rire  du tout sur l'instant, car je constatais le désastre chaque jour de cet état de fait...Ce jour ci  j'ai juste mis mon index sur mes lèvres pour lui intimer l'ordre de ne pas approfondir devant les patients. ET patients, OUI, ils sont  !                 

Seigneur, est il donc si difficile de trouver des êtres réellement motivés, humainement parlant  pour exercer en ces lieu?  Pourquoi est il si difficile de trouver des êtres dignes et humains, pour travailler en cet endroit ? La formation, OUI, je ne vois que cette issue, et c'est sans doute, pour cette raison, qu'elle vient à moi, contre vents et marées, tel un aimant qui ne veut pas me lâcher !

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 A l'heure de la collation de 16h, j'échange avec mes collègues ASH :    "Alors, ce pot, il paraît qu'il y avait des KDO, domage je n'ai pas eu le temps de m'y rendre."

Une dit : Ouais, on nous a offert une bouteille de champagne.

L'autre ajoute : Oui, mais tu sais, c'est pour les 'vrais' employés...

Moi : Si un CDI ce n'est pas un 'vrai employé', alors, qui suis je ?

Sentant la gaffe, l'ASH se dépatouille comme elle peut ;

"Non mais de toute façon, il n'y avait plus de cadeau, je n'en ai vu plus vu aucun..."

Sous entendu, tous distribués aux 'vrais' employés. Vous savez, Ceux qui s'absentent pour un mal de ventre, un enfant souffrant, une déprime d'une journée, un bobo amoureux...j'en passe et des meilleurs …

        Qu'on le veuille ou non, une génération d'écart, cela ne se comble pas avec de bons sentiments : Cela se discute dans un long cheminement, mais ce soir, je suis fatiguée,  si vous saviez !   J'abondonne ! Je me tais ! Je sais pourquoi je suis là !     

La 'direction', contrairement à ce que l'on croit souvent, a des yeux derrière la tête et souvent la juste appréciation :   " Mon Kdo de la Nöel, je l'ai eu, à l'image de tous les autres employés en CDI ou non   ! Morale de l'histoire: Nul ne peut contrer la bêtise et les médisances, mais chacun peut éviter que celles ci ne se propagent. Mieux ! Qu'elles ne deviennent us et coutumes !  Se battre...encore un peu, contree soi même souvent!               


**RAPPEL :

Face à un refus de s’alimenter, il est important :    D’évaluer tout changement de comportement, En informant et en expliquant aux proches ce refus . Redonner un sens à la notion de s'alimenter : Moment convivial, de plaisir et surtout pas une obligation ni une contrainte                  

**Rechercher les causes du refus et Traiter les conséquences si possibles

 **Dialogue d’équipe, savoir remonter les infos, déculpabilisation des soignants face à un refus et à l'incapacité à aider la personne à se nourir .

**Rappel à LOI et aux droits des usagers.                 

** Respecter le principe d’autonomie du résident et le respect de son refus .

 

 

 

**Une personne qui refuse de se nourrir, a besoin d'aide   et cette aide ne peut provenir, ni par la menace, ni par la contrainte...même l'empathie, n'est pas  un reméde à long terme en pareille circonstance.

**Seul un médecin spécialiste et/ou un psychiatre, pour ma part, je pense les 2, pourront poser un diagnostic...

 

 

Le diagnostic est le raisonnement menant à l'identification de la cause (l'origine)

 

 

 

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